Des nouvelles du Karim Dridi

mardi 2 avril 2019
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L’objectif de collecte est atteint !

un message de karim Dridi le 30 mars 2019
1er pallier atteint, merci à vous tous !

Merci à vous tous pour votre soutien. Je suis très touché par vos messages et vos énergies positives ! On lâche rien et on continue de parler du projet !

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Merci à mon ami KEN LOACH pour son soutien ! "Karim Dridi est un excellent cinéaste. Il trouvera une manière originale de décrire le sort des Palestiniens" K. Loach


Notre message du 11 mars
Un message de Karim Dridi,

Après le documentaire « Quatuor Galilée » où était évoqué le sujet des refuzniks (prix Ahmed Attia Medimed 2014), nous sommes en train de produire un nouveau documentaire en Palestine, « Haqawati, les derniers conteurs ».

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C’est un portrait intime sur un couple de vieux marionnettistes palestiniens que nous suivons sur les routes de Palestine. C’est un film qui me tient à cœur et que je porte depuis plus de cinq ans. Comme vous le savez peut-être, il n’est pas facile de produire des documentaires de création et l’entreprise devient presque impossible quand le sujet touche à l’identité palestinienne. J’ai essayé d’intéresser des chaînes nationales, mais aucune n’a voulu nous suivre sur ce projet. Malgré tout je reste convaincu que “Hakawati” peut être un film fort, original et humaniste. C’est pour cela que j’ai décidé de lancer un financement participatif sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank.

Nous pensons que vous serez sensibles à ce sujet, c’est pourquoi nous nous permettons de faire appel à vous : Pourriez-vous relayer cette campagne afin de nous aider à porter la voix de Radi et Mounira au-delà des frontières ? Vous pouvez participer à notre collecte de fond mais surtout partager le lien auprès de vos contacts, connaissances et amis.
Je vous remercie par avance et je m’engage à réaliser un film que vous serez fier d’avoir aidé.
Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bien cordialement,
Karim Dridi

pour soutenir le projet


Notre article de novembre 2016

Tous les deux habitent Israël, l’un est druze (une minorité musulmane), l’autre pas. Ils ont refusé de servir dans l’armée et ont passé de longs mois en prison.

Ce qui les différencie des nombreux Israéliens qui sont exemptés du service militaire, c’est qu’ils disent haut et fort qu’ils refusent de servir dans les territoires palestiniens.

Omar, un jeune Druze des environs de Tibériade, avait 18 ans quand il a dû prendre une décision cruciale : faire son service militaire - obligatoire - dans l’armée israélienne ou refuser. Comme beaucoup d’autres - son père avant lui par exemple - il aurait pu prétexter une maladie mentale. Il ne l’a pas voulu. Et pour cela il a passé 200 jours dans une prison israélienne. C’est que contrairement aux autres Arabes vivant en Israël, depuis 1956, les notables religieux druzes (une minorité musulmane originaire d’Egypte) ont accepté que les hommes de leur communauté fassent le service militaire de 3 ans et deviennent ensuite réservistes.

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Au centre, Omar et Taïr ; de chaque côté, les membres du quatuor Galilée. A.M.

Si l’armée tait souvent ces refus qui ne sont pas motivés officiellement par des raisons politiques, elle est intraitable avec les jeunes comme Omar. « Je me reconnais comme un membre de la nation palestinienne, je ne pouvais pas être amené à tirer sur mes frères », a-t-il expliqué hier lors d’une conférence de presse organisée par l’Association France-Palestine Solidarité. Il ne se voyait pas non plus monter la garde devant le check-point d’un territoire occupé pour « empêcher un Palestinien d’aller à son travail ».

Omar, sa sœur Tibah et ses deux frères Mostrafa et Ghandi forment un quatuor à cordes, le Quartet Galilée, « On fait de la musique, pas la guerre », proclame leur flyer.

Taïr a 20 ans. Cette jeune Israélienne a été envoyée à Sdérot, à la frontière de Gaza, pendant la guerre à l’occasion de son service civique. Issue d’une famille engagée - son grand-père avait refusé de servir dans l’armée en 1982 pendant la guerre du Liban - elle s’est rendue compte des souffrances de la population de cette ville qui recevait les missiles de Gaza, sans toutefois les comparer à celles des Palestiniens. « Je ne pense pas que la violence résolve les problèmes », dit-elle, mais dans d’autres circonstances elle convient qu’elle aurait pu servir. Ce qu’elle a refusé, « ce sont les activités de l’armée israélienne dans les territoires occupés ».

Il est difficile de comprendre d’ici le courage qu’il faut pour refuser de faire ce qui est quasiment sacré dans le pays de Taïr. « Je ne peux blâmer les jeunes qui ont été élevés dans la haine, dit-elle cependant. D’autant plus courageux, explique Omar, que les « refuszniks » israéliens sont considérés comme des « traîtres » et traités comme tels en prison. Taïr a subi 155 jours de prison. Pour que ces jeunes porteurs d’un espoir de paix ne restent pas isolés, ils se sont constitués pour la première fois en réseau.
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Notre article de mars 2016
Dans le cadre des DOCUMENTAIRES DU BABELMED MUSIC 2016, projection de documentaires sélectionnés par l’équipe du festival.

Jeudi 17 mars à 16h (salle de conférence) de l’ALCAZAR 16h : Quatuor Galilee de Karim Dridi, 52 mn, 2014.

La musique rythme le quotidien d’une famille palestinienne d’origine druze.

Quatuor Galilee
JPEG - 33.2 ko La musique rythme le quotidien des quatre enfants de la famille Saad, fratrie palestinienne de confession druze qui vit à Mghar, au cœur de la Galilée. Omar, Mostafa, Ghandi et leur sœur Tibha se rendent trois fois par semaine au conservatoire Beit Al Musica, afin d’y suivre l’enseignement du maître israélien Leonid Cooperman. Un avenir brillant attend ceux que leur père surnomme le Quatuor Galilée. Mais tiraillé entre sa citoyenneté israélienne et son identité palestinienne, entre la prison qui attend les refuzniks et ses rêves de musicien, Omar pourra-t-il encore longtemps tenir son violon plutôt que le fusil qu’on lui tend ?

Karim Dridi
GIF - 17.5 ko Né en 1961, d’un père tunisien et d’une mère française, il passe son enfance entre deux cultures. Il commence à l’adolescence à réaliser des courts métrages de fictions et monte à l’âge de 22 ans sa première structure de production. Il réalise en 1996, ses premiers documentaires pour Arte Impression d’Afrique du Sud et Citizen Ken … Loach. Il tourne ensuite des longs métrages avec une pléiade d’acteur français comme Michel Galabru, Arielle Domsbale, Patrick Bruel ou Clovis Cornillac, Myriam Boyer. En 2007, sa nouvelle structure de production Mirak Films lui permet de produire Khamsa, sélectionné au Festival de Locarno et obtient de nombreux prix dont le grand prix du Festival « Eurasie » en Turquie.