Récit d’un voyage artistique à Naplouse

jeudi 25 janvier 2018
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Notre voyage en terres Nablusiennes restera pour longtemps gravé dans nos mémoires tant cette création in situ pour la vieille ville aura été au-delà de nos espérances. Plus précisément, nous avons pu éprouver ici à quel point l’acte de « porter » ou « d’être porté » - dès lors qu’il est conçu dans une démarche artistique - pouvait générer une gamme d’émotions et de rapports humains d’une richesse insoupçonnée. Et plus loin, de se rendre compte que c’est surtout nous qui avons été portés dans cette histoire au sens propre comme au figuré…
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Nous sommes d’autant plus heureux de cette expérience qu’elle s’inscrit dans un projet plus global qui nous lie depuis plus de deux ans avec les écoles de cirque de Naplouse et de Birzeit au travers d’ateliers destinés à leurs élèves et leurs formateurs. Donc tout ne s’arrête pas là et certains d’entre nous serons de retour à Naplouse en mars pour de nouveaux ateliers ainsi qu’à Ramallah en octobre pour la seconde édition de la biennale des arts du cirque où nous devrions présenter le spectacle « Il n’est pas encore minuit… ».
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Le diaporama réalisé par le photographe Samuel Butonqui suit avec nous l’aventure des « Voyages »

Diaporama sonore & notes de Voyages
Naplouse, Palestine

Les colonies israéliennes
poussent le long de la route,
sur les bas-sommets, sur les hauts-côtés,
sur le flanc des collines
c’est l’affaire des funestes jardiniers,
avec leurs immeubles blancs identiques,
leurs grues, leurs lumières rouges
qui trompent la nuit mais pas la lune,
leurs militaires qui occupent les arrêts de bus.
Parmi eux, un homme en short, tongs,
tee-shirt blanc, lunettes de soleil
et fusil mitrailleur en bandoulière.
Et son appareil photo
se demande pourquoi il a été abandonné au grenier
lorsque ce touriste suspect
fait la mise au point pour tirer des portraits.
Trajet en bus pour rejoindre Naplouse.

La route des garages fermés,

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