Salah Hamouri devat être fixé sur son expulsion ... la décision est reportée

samedi 3 octobre 2020

Dernière nouvelle : terrible pour Salah Hamouri : la décision est reportée par Israël...

Nous pensons beaucoup à Salah Hamouri et à sa famille, nous leur souhaitons beaucoup de force et de courage pour surmonter cette nouvelle épreuve


Salah Hamouri doit être fixé sur son expulsion ce samedi
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Salah Hamouri ne sait « pas ce qui l’attend ». PHOTO AFP

Menacé d’expulsion, l’avocat et militant franco-palestinien Salah Hamouri doit être fixé sur son sort samedi.

Dans son bureau de Ramallah, le militant franco-palestinien Salah Hamouri fait les cent pas, parle d’un ton sec, presque nerveux, à quelques heures d’une échéance sur son avenir.

Début septembre, Salah Hamouri, habitué des prisons israéliennes, a été sommé de se présenter à la police de Jérusalem pour se voir remettre une lettre du ministre de l’Intérieur l’informant de son intention de révoquer son statut de résident permanent et lui donnant un mois, jusqu’au 3 octobre, pour faire appel de cette décision.

« Vous avez poursuivi des activités hostiles à l’État d’Israël (...) en utilisant votre statut de résident ce qui correspond à un abus de confiance », souligne la missive accusant Salah Hamouri d’être membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation marxiste dotée d’une branche armée et cataloguée de « terroriste » par l’État hébreu et l’Union européenne. Hamouri soutient, lui, n’être qu’un avocat œuvrant auprès des prisonniers palestiniens pour le compte de l’ONG Addameer.

« Guerre » contre les ONG

Né à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l’État hébreu en 1967, il n’a pas la nationalité israélienne mais un permis de résidence qui lui permet de circuler sur l’ensemble du territoire israélien. Or ces dernières années, le Parlement israélien a adopté des amendements à la « loi sur l’entrée en Israël » dont l’un permet de révoquer le statut de résidence à des Palestiniens de Jérusalem-Est en cas « d’abus de confiance » à l’égard d’Israël, terme employé dans la procédure contre Salah Hamouri.

Le camp Hamouri a demandé à Israël de prolonger d’un autre mois toute mesure sur son statut, mais n’a pas reçu de réponses. Paris a demandé à ce que Salah Hamouri puisse « mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside » et que son épouse – la Française Elsa Lefort, fille de l’ex-député communiste et ancien président de l’Association France-Palestine Solidarité Jean-Claude Lefort et son fils puissent « également obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver ».

« Notre présence sur Jérusalem ne leur plaît pas. Ils sont en train de tout faire pour nous faire sortir de là », déclare Salah Hamouri, ces jours-ci à Ramallah, en Cisjordanie, en évoquant notamment une « guerre » menée par Israël contre des ONG palestiniennes. Car Israël accuse bien d’autres ONG palestiniennes de « liens » avec le FPLP, revenu sur les radars du renseignement israélien en raison de la campagne internationale de boycottage (BDS) de l’État hébreu lancée par des ONG palestiniennes et le meurtre l’an dernier d’une jeune israélienne, Rina Schnerb, imputé au FPLP.

A.S. avec AFP
Source : la Marseillaise



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