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Les pupitres sont finalement bien arrivés à destination !

vendredi 15 septembre 2017

Chères donatrices et chers donateurs,
Les pupitres sont finalement bien arrivés à destination !
Nous avons longtemps attendu leur arrivée en raison des difficultés liées à la situation politique et administrative en Palestine... Nous ne trouvions pas les pupitres voulus ni en Palestine ni en Israël, ce qui impliquait de les faire venir de pays limitrophes. Cela augmentait considérablement le prix unitaire et nous aurions dû réduire leur nombre total. Nous avons donc décidé de les commander aux Etats-Unis et ce sont une vingtaine de musiciens se rendant en Palestine qui les ont amenés. Ils venaient participer à la tournée de Orchestra Ramallah organisée chaque année depuis 2011 par Al Kamandjâti.

Les pupitres ont pu être utilisés dès le 22 juillet pour les répétitions de l’orchestre ainsi que pour la tournée qui a amené les musiciens à Hébron le 27, dans le désert Bédouin le 28, à Bethléem le 30 et à Ramallah le 31.

Leur arrivée fut pour le moins opportune, permettant aux jeunes palestiniens (habitués aux antiques et boiteux pupitres déjà trentenaires...) de valoriser encore un peu plus ce magnifique projet !

La Huitième Symphonie de Beethoven, le Boléro de Ravel, ainsi que divers autres pièces européennes et arabes arrangées pour orchestre, ont pu résonner dans toute la Palestine grâce à votre soutien et votre générosité !

Un grand merci encore à tous et à bientôt pour des nouvelles de nos boursiers,
Céline Dagher, Yasmina Cardoze et Etienne Cardoze.


Notre article du 16 juin 2017
Depuis des années, Ramzi Aburedwan fait entrer la musique et ses instruments dans les camps de réfugiés palestiniens des Territoires occupés et du Liban. Aujourd’hui, son projet al-Kamandjati (le violoniste, en arabe) forme plus de 2.000 petits musiciens.

Ce réfugié palestinien de 38 ans a appris la musique en France, mais même à des milliers de kilomètres de chez lui, il n’a pas oublié al-Amari, le camp où il a grandi à Ramallah, en Cisjordanie occupée depuis 50 ans par Israël.

Il a voulu offrir aux réfugiés et aux classes les plus pauvres l’accès aux onéreux instruments de musique et aux cours de solfège.

En octobre 2002, depuis Angers dans l’ouest de la France, il a lancé al-Kamandjati et récolté des instruments donnés par différentes institutions à travers l’Europe.

Une fois rentré et installé à Ramallah, il a étendu son projet en 2008 aux emblématiques camps de réfugiés palestiniens de Chatila et de Borj al-Barajneh au Liban. Al-Kamandjati compte à présent huit écoles de musique et plus de 2.000 élèves, de 5 à 18 ans.

A leur âge, Ramzi Aburedwan se retrouvait pris dans le tourbillon de la première Intifada, soulèvement palestinien contre l’occupation israélienne des Territoires.
Âme bienveillante

Celui qui a été désigné en mars personnalité culturelle de l’année par les autorités palestiniennes évoque fièrement une photo de lui qui a fait le tour du monde. Sur ce cliché, on le voit, fluet enfant de huit ans, deux pierres à la main qu’il s’apprête à jeter en direction de soldats.

A l’époque, pour les jeunes, "il fallait protéger notre camp des soldats", se rappelle celui qui arbore une petite barbe bouclée taillée de près. C’est plus tard, dit-il, qu’il a pris conscience de l’ampleur du problème : 40 % des Palestiniens des Territoires étaient en réalité des réfugiés poussés à la fuite ou chassés de leurs villages d’origine au moment de la création d’Israël en 1948 puis lors du conflit israélo-arabe de 1967.

En Palestine historique comme dans la diaspora, les réfugiés palestiniens sont aujourd’hui près de 8 millions, majoritairement installés dans des camps du Proche-Orient. Pour beaucoup, l’avenir est bouché, faute de moyens et de cursus scolaire réussi.

C’est le sort auquel était promis Ramzi Aburedwan, mais le hasard en a décidé autrement.

Adolescent, il multipliait les petits boulots pour gagner quelques shekels. Le matin, après avoir vendu des journaux à la criée, il allait faire du jardinage pour des dames de Ramallah.

Un jour, l’une d’elles "a entendu parler d’une bourse pour aller apprendre la musique en France" ? raconte-t-il. "Elle a proposé mon nom et j’ai atterri en France où j’ai appris la musique (il est violoniste et compose, NDLR) avant de fonder al-Kamandjati" fin 2002.

Le but premier de ce projet est de créer "une future génération forte et capable de s’exprimer", affirme Ramzi Aburedwan, qui voit dans la musique une forme de résistance à l’occupation.

Récemment, un groupe de musiciens du camp de réfugiés de Qalandiya, au nord de Jérusalem, répétaient avec des professeurs de violon et de violoncelle dans le cadre du programme de Ramzi Aburedwan.

"J’ai commencé à apprendre la musique dans le camp de Qalandiya avec al-Kamandjati quand j’avais 7 ans", explique Taib al-Hamouz, aujourd’hui âgé de 16 ans.

Son professeur Montasser Jibreen, 25 ans, a aussi commencé à étudier la musique avec al-Kamandjati en 2005. "Je jouais de la clarinette. Quand j’ai fini l’école, j’ai obtenu une bourse de musique à l’université d’Angers, où j’ai dirigé l’orchestre", dit-il.

Ramzi Aburedwan a décidé de passer cette année à la vitesse supérieure en invitant des musiciens du monde entier à se produire devant les Palestiniens, dans les camps, les auditoriums ou les ruines de palais antiques en Cisjordanie, dans la bande de Gaza sous blocus israélien, ou encore à Jérusalem où les tensions sont toujours latentes.

Les ruines du palais d’Hicham à Jéricho se sont notamment illuminées sous les reflets des robes pailletées de danseuses tsiganes du Rajasthan - dans le cadre d’un programme de 18 jours incluant diverses performances.

L’esplanade des Mosquées à Jérusalem a accueilli quelques minutes des derviches tourneurs d’Istanbul. Mais la musique et la danse soufies n’ont pas été du goût de tous : Ramzi Aburedwan et les autres artistes ont été sortis du lieu saint par des fidèles offusqués.

Il en faut plus pour abattre Ramzi Aburedwan : quelques heures plus tard, des dizaines de spectateurs applaudissaient les Turcs dansant sur une autre scène montée aux abords de la Vieille ville de Jérusalem...
source le Point/AFP


Un GRAND MERCI à chacun d’avoir contribué au financement de "Pupitres et Orchestres pour la Palestine". ​Grâce à v​ous​, nous​ avons atteint l’objectif souhaité​ ​
de 11000 €​. 2000 € seront ainsi consacrés à l’achat des pupitres dont nous avons besoin pour nos orchestres en Palestine et le reste sera destiné au financement de​ 10​ bourses​pour nos ​élèves en musique.
Sachez que vous agissez ainsi, avec nous, pour​ le​ développement de la vie musicale en Palestine et à rendre l’espoir à ​se​s enfants.

Pari réussi !!!

Très chers contributeurs, les mots manquent pour exprimer toute la joie et la fierté d’avoir mené cette extraordinaire aventure avec vous tous à son but ultime. Il reste
25 heures avant son terme, vous êtes 149 contributeurs et 11030€ ont été collectés : l’objectif fixé !

Les deux dernières contributions ont été particulièrement conséquentes, l’une en provenance des Etats-Unis (so many, many thanks Mr Alami !), l’autre du Comité d’Entreprise de l’Orchestre National d’Île-de-France. Pour une fois, je me permets de les remercier personnellement. Mais dans une telle campagne chaque contribution compte et je veux redire à quel point le moindre don a été important et chargé d’espoir pour la réussite du projet.

Je voudrais prendre congé avec quelques mots plus personnels. Je suis violoncelliste à l’Orchestre de chambre de Paris et coopère avec l’association Al Kamandjâti depuis 2006 en compagnie d’une dizaine de mes collègues de l’OCP. A travers les camps d’été de l’association et Orchestra Ramallah, nous avons eu la chance de faire le voyage en Palestine une dizaine de fois, de voir le pays changer et de mesurer les progrès effectués par les enfants sur place. Ils ont été le moteur de cette campagne et je voudrais les associer à ma gratitude envers vous pour la solidarité que vous avez démontrée. Nous vous tiendrons informés des suites de la campagne : arrivée des pupitres, évolution de l’année scolaire, etc... Merci encore 11000 fois !
Etienne Cardoze,


Bonsoir à toutes et tous et bienvenue aux nouveaux contributeurs qui peuvent se vanter d’avoir fait sauter la banque ! Plus de mille euros en cinq jours, c’est un joli bond... Nous avons atteint les 50% synonymes de parution dans la newsletter d’Ulule et donc de nouvelles chances de soutiens. Les douze jours qui restent vont être stressants mais porteurs d’espoir ! Voici une vidéo/bilan de l’année scolaire 2015/2016 dans les conservatoires et dans les écoles où Al Kamandjâti intervient en Palestine. Merci et bravo à tous pour ce succès grandissant ! Etienne pour l’équipe d’Orchestres et Pupitres en Palestine


Notre article du 3 octobre
Bonjour à tous, 24% de l’objectif déjà atteints (2 823 € collectés sur un objectif de
11 000 €) : on avance...Nous ne sommes plus maintenant qu’à 227€ euros de notre 2ème objectif : 2900€ ! Bienvenue aux derniers et généreux contributeurs qui nous ont permis de passer cette nouvelle barre symbolique. Merci à vous ! Nous essaierons de vous donner quelques nouvelles de cette nouvelle année scolaire très bientôt. En attendant, voici un aperçu de celle qui s’est achevée en juin dernier. Bon visionnage et à bientôt ! Etienne pour l’équipe de Pupitres pour la Palestine.


notre article
Offrez aux élèves de l’association Al Kamandjati des pupitres Manhasset orchestre et des bourses d’études d’un an. Objectif : 11 000 euros.

Au départ, il y a un enfant : Ramzi Aburedwan. Il vit dans le camp de réfugiés d’Al Amari près de Ramallah où son histoire personnelle, mêlée à celle de son pays le conduit à participer à le première Intifada en 1987.
Il y perd beaucoup - dont des membres de sa famille - mais y gagne des convictions qui l’amènent à fonder l’association Al Kamandjâti ("le violoniste") quelques années plus tard.
La participation à un atelier d’alto dans son camp, les études au conservatoire Edward Saïd de Ramallah puis celles au conservatoire d’Angers changent le cours de sa vie.

La musique remplace désormais les pierres.

En 2002, Al Kamandjâti voit le jour à Angers et commence très vite ses actions de sensibilisation à la musique dans les camps de réfugiés puis dans plusieurs villes de Palestine.
Une importante collecte de partitions, d’accessoires et d’instruments de musique est lancée en Belgique et en France. Elle permet à l’association de fonctionner immédiatement en prêtant des instruments aux enfants et de développer les ateliers de découverte et d’enseignement de la musique.

Aujourd’hui, 500 enfants répartis sur 6 différents sites (camps et villes) bénéficient de l’enseignement régulier de professeurs palestiniens et étrangers. 1000 autres suivent des programmes de sensibilisation dans les écoles de l’UNWRA des camps de réfugiés.
Al Kamandjâti a fondé un orchestre, le Ramallah Orchestra, qui se produit dans toute la Palestine dans le cadre des différents festivals organisés par l’association.
Les pupitres, qui datent de la campagne de dons de 2002, ont sillonné la Palestine en long et en large et sont arrivés en fin de vie : ils doivent être remplacés le plus rapidement possible !

L’association vit de subventions privées et publiques (de la part de l’Union Européenne notamment) mais les fonds manquent régulièrement.

Une année d’études (gratuite pour 80% des enfants) coûte environ 1000$ par enfant à l’association (environ 900€).
Avec ce financement participatif, vous soutenez un projet humain et concret.
Vous permettez aux enfants palestiniens d’apprendre et de diffuser la musique dans leur propre pays dans les meilleures conditions.
Dès 40€, vous achetez un pupitre, si précieux pour les enfants et l’association.

A quoi va servir le financement ?
Avec vos dons, l’association Al Kamandjati pourra acheter 50 pupitres Manhasset orchestre (2 000€) et financer les études musicales de 10 élèves (9000€).
En cas de succès de la collecte et de dépassement de son objectif, elle pourrait atteindre 20 000€, somme correspondant à l’achat de 50 pupitres et au financement de 20 bourses d’études.

A propos du porteur de projet
L’association loi 1901 Al Kamandjati enseigne la musique aux enfants en Palestine.

Arte a réalisé un reportage sur Al Kamandjati, l’Archet de la paix.

Pour en savoir plus sur le festival Musical Journey.

Pour contribuer financièrement à la réussite de ce projet