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La Nakba de 48, pourquoi "Israël" ferme toujours ses archives ?

mercredi 19 octobre 2016

Dès leur premier jour, "Israël" avance une histoire falsifiée de l’année 1948, sur la scène internationale, dans le but de justifier ses crimes perpétrés à l’encontre du peuple palestinien. Et jusqu’à nos jours, cette entité sioniste refuse de dévoiler en public ce qui s’est passé dans les jours de la Nakba (la catastrophe de 1948). En revanche, les Palestiniens ne sont pas prêts d’oublier les détails des massacres écrits par le sang et les détails de l’exil forcé.

L’écrivain Barak Rabid a écrit, dans le journal hébreu Haaretz, un article sous le titre « La version historique ». L’article traite de l’interdiction de l’entité d’"Israël" de publier les informations emprisonnées dans les archives officielles, les informations concernant ce qui s’est passé en 1948.

Une version falsifiée

L’article ne s’attend pas à voir le gouvernement de l’occupation lever « l’immunité » d’un dossier central de l’armée israélienne. On parle du dossier de l’émergence du problème des réfugiés palestiniens, en 1948, problème appelé « Nakba » par les Palestiniens.

Des fonctionnaires de hauts grades sionistes, réunis pour négocier des affaires de l’archive du gouvernement, sous l’égide du ministère de la justice, ont rapporté que les représentants du ministère des affaires étrangères et du ministère de la défense avaient catégoriquement protesté contre l’ouverture dudit dossier. Ils craignent que cette ouverture fasse tort à la sécurité de l’Etat et ses relations extérieures, aux négociations avec les Palestiniens, aux décisions des Nations Unies quant à la question des réfugiés.

Cette discussion s’est entamée après la demande de l’association israélienne des droits du citoyen de libérer le dossier des réfugiés. Il s’agit du dossier archivé sous le numéro : 1975/922-681. Il s’agit de déclarations de David Ben Gourion faites au début des années soixante. Ces déclarations prétendent qu’environ un million de Palestiniens qui vivaient dans les villes et villages des « terres d’"Israël" » les ont quittés, en 1948, de leur bon gré, que l’armée israélienne ne les avaient pas chassés.

Photo : CPI

Falsifier les données

Selon l’article, le journal hébreu Haaretz avait déjà dévoilé le fait que des orientalistes israéliens avaient écrit, par une commande faite par Ben Gourion, une recherche prétendant que les Palestiniens avaient quitté leur patrie de bon gré et non par la force, dans l’objectif de stopper les Américains qui pratiquaient des pressions pour le retour des réfugiés palestiniens.

Toujours selon l’article, Ben Gourion avait commandé au moins deux recherches. La première a été écrite par Rony Ghabay de l’institut Chaylouh. La deuxième par Moché Moaz, actuellement professeur à l’Université Hébraïque.

Un dossier secret

En 2013, Dr Hazkany, conférencier à l’université américaine de Maryland, a présenté une requête, à plusieurs reprises, pour l’ouverture de ladite archive, en vain.

Et à plusieurs reprises, les responsables de l’entité sioniste en général et des archives de l’Etat se sont réunis pour discuter de l’affaire. Toujours, ils votent contre l’ouverture de ces archives. En 2008 par exemple, ils ont voté pour que restent fermés les dossiers concernant le massacre de Dir Yassine.

Dossiers fermés

L’article confirme que les archives d’"Israël" contiennent pas mal de dossiers et de documents quant à la Nakba (la catastrophe de 1948) qui sont toujours fermés au public. Il y a aussi des dossiers qui avaient été ouverts, mais fermés plus tard.

C’est la direction politique qui encourage la fermeture des archives de l’Etat et celles de l’armée, afin que les chercheurs ne puissent raconter l’histoire vraie et complète de l’année 1948, conclut enfin l’article de Haaretz.
An-Nassira (Nazareth) – CPI
source : http://www.palestine-solidarite.org