Montpellier : La décision de la Cour de cassation clôture définitivement un procès qui n’aurait jamais dû avoir lieu !

Le 19 décembre 2017, par application de l’article 590-2 et 590-1 du code de la procédure pénale, la Cour de cassation a constaté la déchéance du pourvoi en cassation formé par le Bureau national de la vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

Après la cinglante déroute en Appel de toutes les parties civiles sur réquisitoire du procureur lui-même, la décision de la Cour de cassation met un terme définitif au procès mené contre Saadia et Husein, tous deux porte-parole de la Campagne BDS France Montpellier. Un long procès de quatre ans et deux mois déclenché par la plainte calomnieuse de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), suivie par le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples ( MRAP) rejoints par les organisations pro-israéliennes et sionistes suivantes : La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), L’Association France-Israël (AFI), le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et Avocats sans frontières (ASF).

Saadia et Husein

La Campagne BDS France Montpellier souligne le courage de ses deux porte-parole qui n’ont pas fléchi durant toutes ces années malgré les constantes et multiples attaques personnelles qui ont tenté de salir leur honneur et leur dignité alors même que la lutte contre le racisme est au coeur de leur engagement.

La Campagne BDS France Montpellier a subi de plein fouet les conséquences de ce procès : interdiction de manifester, interdiction de stand sur la place de la Comédie, plaintes pour actions de boycott dans les magasins, plainte pour port du tee shirt BDS France, PV municipaux pour occupation illégale de l’espace public, plus de quinze convocations et auditions par la police judiciaire…

Il est évident que cette opération visait au final la campagne BDS internationale lancée et dirigée par les Palestiniens et considérée par Israël comme « une menace existentielle ». La ruée des organisations sionistes pour se porter parties civiles, les mêmes qui poursuivent systématiquement en France pour antisémitisme toute critique d’Israël, témoigne de la nature du procès et atteste des cibles visées. Il est vrai que les trois revendications de l’Appel BDS : La fin de la colonisation, le retour des Réfugiés dans leurs maisons et leurs terres ainsi que l’égalité absolue pour les Palestiniens d’Israël – revendications toutes conformes au droit international et aux droits Humains – mettraient fin à l’existence du système d’apartheid mis en place et renforcé par cet État depuis sa création en 1947.

La Campagne BDS France espère que celles et ceux qui se sont fourvoyées-és par ignorance, par crainte ou erreur d’analyse aux côtés des parties civiles, mesurent aujourd’hui l’importance et la nécessité de soutenir la Campagne BDS palestinienne pour la Liberté, la Justice et l’Égalité.

Montpellier 7 février 2018
CAMPAGNE BDS France MONTPELLIER


Notre article de novembre 2016
Samedi 5 novembre 2016 de 15h à 17h30 Place de la Comédie à Montpellier

LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS !

SOUTIEN INCONDITIONNEL À L’EXPRESSION DE BDSF34 !

CONFÉRENCE DE PRESSE SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 À 15H30 PLACE DE LA COMÉDIE

Le comité BDSF34 est l’objet d’une offensive sans précédent de la part de la Mairie de Montpellier et de la préfecture. Cette offensive porte gravement atteinte à sa liberté d’expression et d’opinion. La mairie interdit toute possibilité de stand « Solidarité avec la Palestine » place de la Comédie, la préfecture envoie sa police et fait convoquer au commissariat trois militants BDS pour port du T-Shirt en raison de la mention « Boycott Israël apartheid ». Ainsi la France est un des seul pays avec Israël (!) à interdire l’appel au boycott !

Cette offensive est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale (Interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants etc.).

À ce titre l’attaque contre BDSF34 ne concerne pas seulement les associations, partis et syndicats adhérents au plan national de la Campagne BDS France mais l’ensemble des acteurs du mouvement social, écologique, politique, alternatif. Ensemble ils doivent faire bloc et riposter pour imposer, sur tous les terrains la défense de leur liberté d’expression et d’opinion, notamment en revendiquant l’occupation de l’espace publique comme espace d’information, d’expression et de rencontre avec la population.

C’est la raison pour laquelle les signataires appellent à une action de réappropriation de l’espace public en vue de réaffirmer ensemble et en acte, notre liberté d’expression et d’opinion, en marquant notre solidarité avec BDSF34 en participant au RASSEMBLEMENT

Samedi 5 novembre 2016 de 15h à 17h30 Place de la Comédie.

LES SIGNATAIRES : (premiers signataires)

AL (Alternative Libertaire)

APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon)

ADN34 (Arrêt Du Nucléaire 34)

CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)

CIMADE (Région)

CMF (Collectif des Musulmans de France)

Comité BDS France 34

GIA Montpellier (Comité de Soutien à Georges Ibrahim Abdallah)

CGA (Coordination des Groupes Anarchistes)

CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie)

Ensemble ! 34

Les Désobéissants 34

MAN ( Mouvement pour une Alternative Non-violente)

Maison de la Paix, Amis de l’Arche

NPA 34 ( Nouveau Parti Anticapitaliste)

PG ( Parti de gauche)

Podemos (Cercle de Montpellier)

SOLIDAIRES 34

UJFP ( Union Juive Française pour la Paix)

Rappel succinct des faits : Rôle de la LICRA et complicité de la Mairie et de la préfecture pour bâillonner BDSF34.

La LICRA fer de lance de l’offensive contre bdsf34

Le 30 mars 2015, la LICRA (le CRIF en sous-main) largement relayée par les médias annonce qu’elle se porte partie civile aux côtés de la LDH dans le procès contre Saadia et Husein et s’emparant des motifs de la plainte déclare : « L ‘antisionisme radical dont fait preuve cette organisation et qui n’est rien d’autre que de l’antisémitisme (…) » et demande au maire de Montpellier d’interdire désormais toutes les manifestations de rue de cette organisation (…) ».

Le 30 mai 2015 elle organisera à Montpellier une manifestation contre le comité BDSF34. En tête de cette manifestation la LICRA et son président J.L Bonnet, les responsables régionaux et locaux du CRIF, du CCCJM (qui organise tous les ans la journée sioniste dite de Jérusalem) et… H. Bourgi secrétaire fédéral du PS34.

Le lendemain de la manifestation la Mairie annonce par voie de presse que désormais tout stand BDSF34 sans autorisation préalable demandée dans un délai de 2 mois était interdit et ferait l’objet de contravention. La préfecture confirme que sa police interviendra en cas de non respect de ces décisions.

C’est ce qui se produit le 17 octobre 2015 : la police s’attaque au chapiteau, le casse sans pouvoir l’enlever car les militants et les passants scandalisés le protègent. Un PV est dressé pour occupation illégale du domaine public, un second sera dressé le 14 mai 2016 au même motif.

Le 31 octobre, par arrêté préfectoral, la préfecture interdit, le matin pour l’après midi, une manifestation (déclarée dans les formes et les délais) de « Solidarité avec la Résistance Populaire Palestinienne ». Une dizaine de cars bondés de CRS sont prêts à faire exécuter la décision. BDSF34 a annulé l’appel à la manifestation.

Dès lors, la préfecture interdit tout rassemblement statique BDS sur la place de la Comédie et en cas de manifestation BDS elle interdit au cortège BDS de s’arrêter place de la Comédie ( !). Visiblement les ordres viennent du plus haut niveau et ne tolèrent aucune dérogation.

14 novembre 2015 : Etat d’urgence – Changement de préfet.

A partir de Mai 2016 se conformant aux demandes, le comité BDSF34 fait des demandes de stand place de la Comédie via la CCIPPP34 et le MAN. Quatre demandes d’autorisation sont déposée (25 juin , 3 juillet, 30 juillet et 3 septembre). Elles sont toutes refusées pour la Comédie et la Mairie renvoie place Bec (sortie des escalators polygone vers Antigone).

En réaction BDSF34 déclare en préfecture à chaque fois un rassemblement statique et le tient. Dès le premier rassemblement du 25 juin, la préfecture convoque des membres du BDSF34 et son directeur de cabinet rappelle que tout appel au boycott d’Israël est interdit. Deux jours après trois militants sont convoqués par le parquet et auditionnés au commissariat central pour port du T-shirt (Boycott Israël Apartheid).

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