32 prisonniers handicapés dans les prisons israéliennes

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Ramallah - Ma’an - Le Centre d’études pour les prisonniers de Palestine a confirmé que les autorités d’occupation détiennent 32 prisonniers palestiniens souffrant de multiples formes de handicaps, que ce soit physique ou psychologique, et qui sont privés d’équipements fonctionnels et de traitements adaptés à leur condition.

Dans un rapport publié à l’occasion de la Journée internationale pour les personnes handicapées, qui est célébrée le 3 décembre à travers le monde, le centre d’études considère que l’arrestation des personnes handicapées est une forme de mépris pour le droit des palestiniens et une violation flagrante de la convention relative aux droits des personnes handicapées qui rappelle les principes proclamés dans la Charte des Nations Unies selon lesquels la reconnaissance de la dignité et de la valeur inhérentes à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Le Centre a indiqué que les autorités d’occupation ne fournissent pas aux prisonniers qui souffrent de handicaps, des outils tels que des fauteuils roulants ou des béquilles pour les aider à se déplacer, les exposant ainsi à une mort lente en prison en raison de la négligence continue de leur handicap.

La torture cause d’invalidité

Le porte-parole du Centre, Riyad Al-Ashqar, a expliqué que la répression et l’utilisation excessive de la violence par l’occupant contre les prisonniers ont contribué à l’augmentation du nombre de personnes handicapées dans les prisons, en particulier la pratique de la torture et des traitements cruels, interdits par la convention de Genève, qui ont conduit à la mort ou à l’invalidité d’un certain nombre de prisonniers dans les geôles israéliennes.

Le prisonnier Loay Sati Al Ashqar, 35 ans, de Tulkarem, frère du martyr du mouvement des prisonniers Mohammad al-Ashqar, a été durement malmené et interrogé dans le centre de détention et d’interrogatoire de Jalama, ce qui a entrainé la paralysie de sa jambe gauche. Libéré après trois ans d’emprisonnement, il sera repris de nouveau malgré son handicap.

Le prisonnier Nader Abdel Kader Masalmeh, d’Hébron, arrêté et torturé pendant des jours, a perdu l’usage de ses jambes, paralysé à vie par des coups violents portés au niveau de sa colonne vertébrale.

L’arrestation des personnes handicapées

Les soldats de l’occupation n’hésitent pas à arrêter des personnes qui souffrent d’un handicap, et à les exposer aux coups et à la torture pour soit disant des raisons de sécurité en omettant avec préméditation de faire suivre leurs fauteuils roulants ou leurs béquilles pour aggraver leur souffrance.

Il a souligné le cas du prisonnier Adnan Yassin Hamarsheh, 48 ans, de Jénine, qui a été arrêté de nouveau en novembre de l’année dernière, et condamné à la détention administrative pour des périodes de six mois, renouvelées plusieurs fois, sans tenir compte de son état de santé, paralysé sur une chaise roulante suite à une attaque cérébrale lors d’une précédente arrestation qui a entraîné la perte de l’équilibre, et l’incapacité de se déplacer.

Aussi Nahed Faraj Al-Aqra, de Gaza, arrêté et condamné à 3 fois la perpétuité, alors qu’il rentrait de Jordanie où il suivait un traitement car il souffrait des suites de l’amputation de sa jambe droite. L’abandon de son traitement et la négligence médicale dont il a été victime pendant de longues années ont conduit aussi à l’amputation de sa jambe gauche.

Yousef Ibrahim Noadjah, d’Hébron, souffrant d’une maladie mentale et d’une hémiplégie, a été arrêté en 2012 malgré son handicap. Le prisonnier Khaled Shawish, de Ramallah, condamné à dix fois la perpétuité souffre de paraplégie. Mansour Mohammad Moqadeh, de Salfit, blessé par plusieurs balles par les soldats israéliens lors de son arrestation, est resté un mois dans le coma et a fini sur un fauteuil roulant, ce qui n’a pas empêché le juge militaire de le condamner à perpétuité.

La négligence médicale

Riyad Al-Ashqar a précisé que la politique israélienne de négligence médicale a parfois conduit à un handicap permanent ou temporaire à des prisonniers, en ajoutant que la politique de procrastination suivie par l’administration pénitentiaire pour opérer des prisonniers malades a conduit à l’amputation des membres de leur corps, comme cela est arrivé avec le prisonnier Nahed Al- Aqra qui a été amputé de sa jambe gauche après des années de souffrances et d’infections graves suite à l’arrêt de sont traitement et à la négligence médicale dont il a fait l’objet.

Le jeune Jalal Sharawneh, âgé de 17 ans et originaire de Hébron, a été amputé de son pied gauche après avoir été blessé par balles par des soldats israéliens et négligé médicalement pendant longtemps.

L’isolement

Le prisonnier Mansour Youssef Shahatit, 32 ans, d’Hébron, a été mis en isolement individuel pour une longue période, il souffre de divers problèmes psychologiques, de perte de mémoire et d’une maladie mentale grave. Il ne reconnaissait plus sa mère lors des visites.

Le PCHR appelle les institutions internationales des droits de l’homme à intervenir et à faire pression sur l’occupation pour libérer les dizaines de prisonniers qui souffrent de divers handicaps, pour qu’ils puissent bénéficier d’un traitement médical adapté à l’étranger.

Traduction : Moncef Chahed AFPS - Groupe de Travail Prisonniers

Le groupe prisonniers de l’AFPS vous épaule pour parrainer un prisonnier palestinien, c’est tellement important pour eux !

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