Palestine, territoire en Images au Mucem

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Le programme de "Palestine, Territoire en Images" qui se tiendra au MUCEM du 9 au 12 mars et du 16 au 19 mars 2017, est paru.
Ce programme s’appuie sur des films, des rencontres avec des écrivains et des penseurs, et des discussions avec des artistes pour revisiter l’héritage des représentations militantes, poétiques et subjectives de la Palestine par les Palestiniens.

Tout au long de cette lutte pour la visibilité, les artistes, cinéastes, poètes, écrivains ou architectes palestiniens ont créé des représentations, des images, des symboles et des récits de résistance.

Ils ont été les témoins de cette longue guerre protéiforme qu’ils ont vécue, enregistrée, étudiée : le traumatisme de la violence, la douleur du déracinement, l’aliénation de l’expulsion, l’attente d’être sauvé, la cruauté de la survie, la mélancolie de la perte, la peur et l’humiliation imposées par les forces occupantes.

Ils sont aussi devenus les scribes, les messagers, les gardiens, les archéologues de ce qui a précédé la Nakba et la rupture traumatique qu’elle constitue. Depuis les accords d’Oslo, ils luttent pour se réapproprier l’histoire et le pouvoir, au-delà des rivalités internes qui minent l’Autorité nationale palestinienne. Ils se confrontent à la réalité de cette guerre latente, éclairant les mécanismes et les codes du régime de sécurité, mais aussi les formes de résistance quotidienne qu’il suscite.

Par la subversion, l’ironie, le détournement, ils déjouent la défaillance des élites politiques palestiniennes et israéliennes. Enfin, en ressuscitant les archives oubliées, ils comblent les fossés, recousent les déchirures, réécrivent le passé pour interroger le présent.

La Palestine : une patrie et un territoire, un lieu où se projettent toutes ces représentations, dont l’histoire a été effacée, mais également réaffirmée par la résurgence de la mémoire, par le surgissement de l’intervention artistique. Le programme interroge enfin la Palestine dans sa « liminalité » qui se manifeste par la langue, dans laquelle se forge l’appartenance à la patrie et qui est aussi dépositaire des pertes, et de ce qui disparaît dans la médiation avec la langue de l’occupant.

Rencontres et conférences en entrée libre
Projections (tarif séance) : 6€ / 4€
Tarif 10 séances : 40€

le programme jour par jour :
Jeudi 9 mars
Vendredi 10 mars
Samedi 11 mars
Dimanche 12 mars
jeudi 16 mars
Vendredi 17 mars
Samedi 18 mars
Dimanche 20 mars

Et durant toute la manifestation, des installations vidéo

[Palestine] Bruno Fert - Les Absents
Projection photographique

Aux horaires d’ouverture du Mucem – Forum – Entrée libre

En 1948, la création de l’état hébreu déclenche la première guerre israélo-arabe et l’exode de plus de 700 000 palestiniens vers les pays voisins. Que reste-t-il aujourd’hui de leurs villes et villages vidés de leurs habitants ? C’est pour répondre à cette question que je me suis rendu en Israël : pour y retrouver et photographier les vestiges de ces localités fantômes disparues dans le tourbillon de la guerre de 48. Ce reportage est un voyage dans le temps ; un périple visuel aux origines de la question des réfugiés. Ces images sont un témoignage sur un moment clef de l’histoire de la région dont les conséquences sont aujourd’hui au cœur de notre actualité.

Prix Neuflize 2015
Prix Roger Pic 2013 - Société Civile des Auteurs Multimedia
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques.

le projet sur le site de Palestine13

[Palestine] Anne Marie Filaire - Enfermement

Durée : boucle de 45 min
Aux horaires d’ouverture du Mucem – Forum – Entrée libre

« Mon travail en Israël et en Palestine a débuté en juillet 1999 à Jérusalem, un peu plus d’un an avant la deuxième Intifada. En 2004, au moment de la construction du mur, j’ai commencé à faire des relevés de terrain sur les zones frontières et je suis revenue photographier ces lieux de façon régulière pour enregistrer l’évolution des paysages. Ce travail a nécessité beaucoup de temps et c’est ce temps qui est donné à voir ici. Ces images parlent de l’enfermement, de la façon dont l’espace est investi, transformé, de la façon dont la vision est bouleversée. Le film « Enfermement » est un long travelling qui témoigne de ces années de fermeture des paysages particulièrement autour de Jérusalem. Ce qui y est montré c’est ce temps. Le film est une boucle. »

[Palestine] Home Movies Gaza et O, Persecuted
Installation vidéo en continu de Basma Alsharif

Home Movies Gaza nous mène au plus profond de la bande de Gaza, vue comme l’illustration de l’échec de la civilisation. En décrivant le quotidien d’un lieu qui lutte pour les droits de l’homme les plus élémentaires, cette vidéo propose de découvrir, depuis l’intérieur, un territoire complexe, à l’abandon, absolument inséparable de son identité politique.

Dans O, Persecuted, le film militant palestinien Our Small Houses de Kassem Hawal (1974) devient performance, impliquant la vitesse, les corps, et le mouvement du passé dans un avenir où l’idéologie entre en collision avec l’évasion.

Basma Alsharif est artiste et cinéaste. Elle est née au Koweït de parents palestiniens, et a grandi entre la France et les Etats-Unis. Diplômée de l’Université d’Illinois, elle a développé sa pratique artistique entre Chicago, Le Caire, Beyrouth, Sharjah, Amman, la bande de Gaza et Paris. Elle vit aujourd’hui à Los Angeles. Son travail se partage entre cinéma et installation, et se concentre sur la condition humaine en relation avec les transformations des paysages géopolitiques et des environnements naturels.
Parmi ses principales expositions : la Whitney Biennial (à venir), les Rencontres d’Arles, Modules au Palais de Tokyo, Here and Elsewhere au New Museum, le Jerusalem Show, le Festival du film documentaire de Yamagata, la Berlinale, la Biennale de Sharjah, Videobrasil, et Manifesta 8. Basma Alsharif est représentée par la Galerie Imane Farés à Paris et distribuée par Video Data Bank à Chicago et Arsenal à Berlin.

Basma Alsharif sur le site de Palestine13

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