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A voir sur Arte : HORS CHAMP, AKA LA REVOLUTION JUSQU’A LA VICTOIRE

mardi 24 octobre 2017

HORS CHAMP, AKA LA REVOLUTION JUSQU’A LA VICTOIRE
Un film de Mohanad Yaqubi
Palestine, France, Qatar, Liban, 2016

Version courte, 62 mn*
Diffusion sur arte : mardi 24 octobre à 00h55
En ligne sur arte+7 du 23 octobre au 30 octobre 2017
https://www.arte.tv/fr/videos/074581-000-A/hors-champ-aka-la-revolution-jusqu-a-la-victoire/


À partir de films militants palestiniens réalisés entre 1968 et 1982 sous l’égide de l’OLP d’Arafat, une méditation en images sur les vaincus de l’histoire et leur inextinguible rêve de liberté.


Entre 1968 et 1982, sous l’égide de l’Organisation de libération de la Palestine, des réalisateurs, palestiniens pour la plupart mais aussi sympathisants étrangers, ont entrepris de filmer la lutte du peuple palestinien, mettant en avant le combat de l’OLP, la légitimité de sa lutte et l’unanimité révolutionnaire du peuple derrière ses mots d’ordre. Seuls deux de ces films, produits en 1974, sont passés à la postérité : "Ici et ailleurs" de Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville, à partir d’images tournées quatre ans plus tôt par le cinéaste suisse dans un camp palestinien d’Amman, l’expulsion violente des Palestiniens hors de Jordanie, lors du "Septembre noir" de 1970, ayant interrompu le projet initial ; et le méconnu mais emblématique "They Do Not Exist", de Mustafa Abu Ali, cofondateur du collectif Palestine Film Unit (PFU), dont la plupart des archives ont été détruites ou dispersées en 1982, lors de l’intervention israélienne au Liban.

Voyage dans le temps

Lui-même palestinien, Mohanad Yaqubi, comme la majorité de ses contemporains, ignorait tout du PFU et de ses films, tournés avant sa naissance. Il en a retrouvé bon nombre, puis a entrepris de monter, sans commentaire, ces fragments d’une révolution non advenue. De 1968 à la fin des années 1970, il restitue le moment charnière qui voit l’OLP substituer aux yeux du monde l’image d’un peuple de réfugiés à celle de combattants de la liberté. Mais le jeune réalisateur laisse aussi entrevoir le hors champ de la geste révolutionnaire : le silence, la défaite, l’espoir, la résistance, la mort. Entre fiction et propagande, rêve et réalité, ces séquences arrachées à l’oubli, telle une machine à voyager dans le temps, offrent une méditation cinématographique d’une poignante beauté sur les non-dits de l’histoire.

* Il existe une version longue de 90 mn diffusée dans les festivals.