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Palestine : L’occupant se surpasse pour les fêtes de fin d’année !

vendredi 29 décembre 2017

Bombardements, manifestants blessés, journalistes et soignants palestiniens ciblés, enfants arrêtés, les troupes d’occupation ne font pas relâche à Noël ! Le bilan a dépassé les 700 blessés vendredi lors de manifestations contre la déclaration de Trump, selon le Croissant Rouge palestinien.

Depuis la déclaration de Trump, il y a eu 610 arrestations, dont 170 mineurs, 12 femmes et 3 blessés.

Le ministère de la santé à Gaza indique aussi que des gaz de nature inconnue ont été utilisés, causant des vomissements, des convulsions et une accélération des battements cardiaques.

Un soldat israélien vise des journalistes et des médecins le 22 décembre pendant une manifestation près de al-Bireh, en Palestine occupée. (Oren Ziv ActiveStills)

Dix journalistes ont été blessés vendredi, et une centaine d’entre eux empêchés de faire leur travail depuis le 6 décembre, rapporte le syndicat des journalistes palestiniens.

Plusieurs soignants ont également été la cible des tirs de l’occupant, tandis que les Palestiniens qui s’étaient regroupés à la Porte de Damas à Jérusalem pour se rendre à la mosquée al-Aqsa, ont été bloqués. Des keffiehs ont été arrachés à des jeunes par la police pleine de hargne.

Plus de 500 Palestiniens, dont 170 mineurs —le plus jeune ayant 6 ans—, ont été détenus par Israël depuis l’annonce faite par Trump, a comptabilisé Addameer.

Une quarantaine d’enfants se trouveraient toujours incarcérés dans la prison d’Ofer, humiliés, et frappés lors de leur arrestation.

UN ENFANT DE 6 ANS "RETENU" PAR L’ARMÉE

Accusé d’avoir jeté des pierres, Ashraf, un enfant de 6 ans du camp de réfugiés de Jalazun, a été littéralement enlevé par les forces d’occupation et "retenu" dans un bureau de l’armée à Ramallah, pendant 5 heures le 18 décembre, avant que son père soit appelé et puisse venir le chercher, témoigne Amira Hass dans Haaretz.

La journaliste israélienne, qui a été le voir au domicile familial après cet enlèvement, a pu constaté le désarroi de l’enfant terrorisé et traumatisé, après cet enlèvement accompagné de plusieurs coups assénés par le soldat qui l’a kidnappé et emporté sur son dos "comme un sac de farine".
Ashraf a repris l’école, indique son père, mais il continue à faire des cauchemars et à se réveiller en sueur au milieu de la nuit.

UNE BALLE DANS LA NUQUE POUR UN ADOLESCENT DE 15 ANS : IL AVAIT MIS LA MAIN DANS SA POCHE

On apprend par un article de Gideon Levy dans Haaretz que "l’armée la plus morale du monde" a logé une balle dans la nuque de Hamed al-Masri, lycéen de 15 ans de la ville de Salfit, qui passait à une douzaine de mètres d’un sniper ambusqué parmi les oliviers palestiniens près de la colonie d’Ariel.

Après qu’il soit tombé visage ensanglanté sur les pierres le soldat l’a retourné avec son pied et a constaté après l’avoir fouillé, qu’il n’avait rien dans les poches. Mais voilà, Hamed "avait mis la main dans sa poche de manière suspecte", a expliqué ce soldat.

Une ambulance et un hélicoptère l’ont transporté à l’hôpital pour enfants de Petah Tikva, et il est toujours inconscient après cette attaque et plusieurs interventions chirurgicales à la tête.

Son père et sa mère ont pu aller le voir à l’hôpital mais son frère s’est vu interdire l’entrée en Israel.

Un grand nombre d’écoliers ont été étouffés par des gaz lacrymogènes lors des affrontements qui ont éclaté, mardi matin, après que les forces d’occupation ont provoqué les élèves du lycée Izz al-Din al-Qassam, dans la ville de Ya’bud, au sud de Jénine occupée.

Des sources locales ont déclaré à notre CPI que les soldats israéliens ont pris d’assaut l’entrée de l’école au moment de la sortie des élèves dans une démarche provocatrice qui a conduit aux affrontements.

Elles ont ajouté que les soldats occupants ont tiré des bombes lacrymogènes dans la cour de l’école délibérément et intensément, causant des cas d’asphyxie parmi les élèves, ce qui a conduit à des affrontements et des jets de pierres.

source CapJo Palestine et french.palinfo

Pendant ce temps là, d’autres sont honorés !
il y a quelques mois, un nouveau projet a fait surface à Jérusalem, prolonger le train rapide TA-Jérusalem qui doit entrer en service dans l’année (et qui traverse illégalement la Cisjordanie occupée) depuis la gare centrale de Jérusalem (son terminus actuel) jusqu’au Mur des lamentations par un tunnel qui passerait sous la vieille ville. Le maire vient de décider de donner le nom de Trump à cette station supplémentaire.