La Flottille de la Liberté une fois de plus interceptée par Israël : l’inacceptable blocus de Gaza

Accueillons avec fierté le retour de Pascal Maurieras !
Pascal marin CGT sur le bateau Freedom, participant à la "flottille de la liberté contre le blocus imposé depuis plus de dix ans à toute la population palestinienne de Gaza" à été victime d’un acte de Piraterie maritime dans les eaux internationales fait par l’armée israélienne.

Pascal participait à une mission humanitaire et pacifique.
Soyons nombreux, avec des drapeaux CGT, mercredi 8 août 10 h à Roissy 2A pour l’accueillir, après sa sortie d’une prison israélienne où il a été détenu illégalement, et lui montrer qu’à la CGT, la solidarité ça existe.
Retrouvons nous à ses côtés pour un accueil, coloré, joyeux et fraternel !


Ce dimanche, la marine israélienne a commis l’acte de piraterie dont elle est coutumière depuis maintenant 10 ans : une intervention en eaux internationales pour intercepter la Flottille de la Liberté et s’en prendre à son équipage.

L’Awda, le navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d’Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël.L’Awda apportait une cargaison de médicaments dont la Bande de Gaza manque cruellement, et devait elle-même être remise en cadeau aux pêcheurs palestiniens de Gaza.

Rien, absolument rien, qui puisse porter atteinte à la « sécurité d’Israël » au nom de laquelle tant de crimes sont commis. Mais ses 22 passagers et membres d’équipage, de 16 nationalités différentes dont la militante française Sarah Katz, apportaient un message bien plus dangereux pour la politique israélienne : la solidarité et l’espoir

Un espoir qu’Israël cherche méticuleusement à tuer, jour après jour, en continuant à réprimer dans le sang les Marches du retour, et en étranglant chaque jour un peu plus la Bande de Gaza.Avec la fermeture, puis la réouverture limitée et sporadique du dernier point de passage pour les marchandises, la situation à Gaza, dans la chaleur étouffante de l’été, empire jour après jour. Et après les réductions des salaires payés aux fonctionnaires de Gaza, décrétées par l’Autorité palestinienne, ce sont maintenant les salariés et les services d’éducation et de santé de l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des services aux camps de réfugiés, qui sont menacés par la coupure unilatérale de la part de financement des Etats-Unis.

Gaza est devenue, au fil des années, un laboratoire ignoble : celui des techniques pour tuer une société et lui faire perdre tout espoir en l’avenir.Celles et ceux qui connaissent la population palestinienne de Gaza, sa créativité, son engagement, sa profonde humanité, ne sont pas surpris par sa résistance à ce blocus inhumain. Mais rien ne sera possible sans une intervention concertée des Etats.

Nous demandons constamment et avec insistance au gouvernement français et au président de la République d’agir pour que cesse le scandale que constitue ce blocus. Et pour commencer, d’agir pour que le gouvernement israélien laisse passer la Flottille.

Nous n’avons eu aucune réponse, pas plus que nous n’avons eu d’explication à l’inexcusable attitude de la police fluviale de la préfecture de police, qui a empêché par la force deux petits bateaux de la flottille d’accoster à Paris.La Flottille doit passer, l’Awda doit être restituée pour pouvoir aller à Gaza, et son équipage et ses passagers libérés. Et la « Freedom », le voilier qui va la suivre dans quelques heures, ne doit pas faire l’objet d’un acte de piraterie similaire. Nous demandons au gouvernement français d’agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.Nous renouvelons toute nos félicitations et notre solidarité aux équipages et passager.e.s courageux de la Flottille. Nous adressons toute notre solidarité à nos amis palestiniens de Gaza, et notamment aux animateurs des Marches du Retour, qui ont aussi publié un communiqué de solidarité avec la Flottille, et à toutes les femmes et les hommes de Gaza qui continuent à se battre pour la vie et pour l’espoir. Nous sommes et resterons mobilisés à leurs côtés.

Le Bureau national de l’AFPS
30 juillet 2018

Voici l’adresse de la Secrétaire de l’ambassadrice de France en Israël : marie.dove@diplomatie.gouv.fr
On lui écrit tous pour lui demander la libération du bateau Al Awda et la protection du bateau le Freedom.

On écrit aussi au ministère des affaires étrangères en France, au président de la république etc...

Voici quelques adresses mail de gens de l’Elysée, du ministère des affaires étrangères et du ministère de l’intérieur :
francois-xavier lauch <francois-xavier.lauch@elysee.fr> , ’GHARBI Ahlem’ <ahlem.gharbi@elysee.fr> , olivier decottignies <olivier.decottignies@diplomatie.gouv.fr> , chloe baudreux <chloe.baudreux@diplomatie.gouv.fr> , stephane fratacci <stephane.fratacci@interieur.gouv.fr> , raphael.duizend@diplomatie.gouv.fr ; claire.arenes@diplomatie.gouv.fr

ON ECRIT ON ECRIT... ON ECRIT... On l’a promis à Sarah au départ de Marseille...

Ci-dessous, le courrier du Député Pierre Dharréville à Jean-Yves LE DRIAN - Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères :

Et la lettre de pierre Stambul

Monsieur Emmanuel Macron, Monsieur Edouard Philippe,
Monsieur Jean-Yves Le Drian

Vos discours sont lisses quand vous parlez d’Israël/Palestine. Vous prenez un ton grave pour parler de paix, de sécurité. Mais vos actes disent le contraire.
Alors répondez aux vraies questions :

Al Awda, bateau de la flottille de la liberté en route pour Gaza a été arraisonné en eaux internationales par la marine israélienne à cinquante milles nautiques de Gaza. Il y a eu des blessés et tous les passagers ont été transférés dans la prison de Givon. Cet acte est-il légal, oui ou non ?

L’article 224-6 du code pénal dit que « Le fait de s’emparer ou de prendre le contrôle par violence ou menace de violence d’un aéronef, d’un navire ou de tout autre moyen de transport à bord desquels des personnes ont pris place, ainsi que d’une plate-forme fixe située sur le plateau continental, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Allez-vous poursuivre en justice l’État d’Israël conformément à nos lois que vous avez le devoir de faire appliquer ?

Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, citoyenne française également, qui est en prison en Israël. Pourquoi n’avez-vous pas fait une déclaration publique exigeant sa libération ?

Pourquoi vos services (cellule de crise du Ministère des Affaires Étrangères ou Consulat de France à Tel-Aviv) sont-ils à la limite de l’impolitesse et ne montrent aucune intention d’aide réelle quand on les interroge sur le sort de Sarah Katz ? Vous la jugez coupable de quelque chose ?

Deux millions de Gazaouis vivent depuis de nombreuses années dans une prison à ciel fermé bouclée par terre, par mer et par air. Approuvez-vous ce blocus inhumain ?

Les soldats israéliens ont tiré impunément sur une foule désarmée à plusieurs reprises à Gaza. On en est à 150 mort-e-s et 15 000 blessé-e-s. Les balles explosives sont interdites contre les éléphants mais on les utilise contre les Gazaouis. Vous n’avez rien à dire là-dessus ? Pourquoi ce silence ? Vous approuvez ?

Pourquoi votre police fluviale a-t-elle empêché les deux voiliers de la flottille pour Gaza d’accoster à Paris ? Pourquoi autorisez-vous Israël à exposer et à vendre les armes les plus sophistiquées expérimentées contre les Palestinien-ne-s au salon de l’armement d’Eurosatory ? Pourquoi les produits israéliens, y compris ceux des colonies, arrivent-ils en France librement et sans taxe ?

Pourquoi Monsieur Emmanuel Macron a-t-il accueilli à plusieurs reprises Benyamin Nétanyahou en lui donnant du « cher Bibi » ? Pense-t-il ainsi exprimer sa compassion pour les Juifs ? Ne pense-t-il pas plutôt que l’idéologie et les actes de ce Bibi sont infiniment plus proches de ceux qui ont commis le génocide que de ceux qui l’ont subi ?

L’histoire jugera. Si vous n’êtes pas complices de ce qui est à l’œuvre, répondez-moi, changez de politique et sanctionnez l’occupant !

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix, fils de Dvoira Vainberg seule rescapée d’une famille exterminée et de Yakov Stambul, membre du groupe Manouchian, déporté à Buchenwald,
compagnon de Sarah Katz, passagère de la flottille de la liberté pour briser le blocus de Gaza, emprisonnée à la prison de Givon en Israël, fille de celui qui était le « Docteur Laffitte » dans la Résistance, juif communiste né en Roumanie où une bonne partie de sa famille a disparu.

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