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Un prisonnier politique palestinien libéré après 17 ans, mais empêché de retrouver les siens

mercredi 20 février 2019

En matière de sadisme l’occupant israélien se pose là, ce n’est pas un scoop. Mais libérer un prisonnier après 17 ans dans les geôles sionistes, et faire croire à son épouse, à ses 3 fils, et au reste de sa famille qu’ils vont enfin le retrouver... pour l’envoyer là où ils ne pourront jamais le rejoindre... c’est particulièrement révulsant !

Toute la famille d’Ahmed Khris avait préparé son retour en Jordanie, près d’Amman. Originaires du village d’Ajjur près d’Hébron mais expulsés de Palestine en juillet 1948 par l’armée israélienne, ses parents sont réfugiés en Jordanie

Mais les retrouvailles tant attendues, dans le camp de réfugiés de Baqaa, au Nord d’Amman, n’ont pas eu lieu.

Israël a déporté Ahmed Khris, à sa sortie de la prison de Meggido (Israel), directement dans la bande de Gaza.

Ahmed avait été impliqué dans l’affaire du bateau Karine A, transportant des armes pour la résistance, et intercepté par la marine israélienne dans la Mer Rouge en janvier 2002.

Agé de 54 ans, il a passé 17 ans dans les prisons israéliennes et se retrouve depuis janvier dernier à Gaza. Il ne pourra revoir aucun de ses 3 fils, Mohammed, Youssef et Yasser, ni sa femme Fatima.

Et il n’a vu aucun d’entre eux depuis 17 ans, puis qu’Israël a interdit toute visite à sa famille, malgré les grèves de la faim qu’il a engagées pendant son long isolement. Torturé physiquement et psychologiquement pendant les interrogatoires, en confinement solitaire pendant de longues périodes, il subit maintenant la déportation.

Un autre prisonnier politique, Riyad Salah Qasrawi, qui a également effectué 17 ans derrière les barreaux en Israël a été libéré en même temps qu’Ahmed, tandis que le capitaine du bateau, Omar Akawi, 61 ans, condamné à 25 ans de prison est toujours incarcéré.

C’est la famille d’Omar qui a accueilli Ahmad à son arrivée à Gaza, où il n’a pas de parents.

Article de Ola Mousa, écrivain à Gaza.
Publié par Electronic Intifada et traduit par CAPJPO-EuroPalestine