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Faute de soins, la prisonnière Isra’a Ja’abees vit dans d’atroces souffrances

vendredi 14 juin 2019

Signez la pétition :
IL FAUT SAUVER ISRAA JA’ABIS !
Adresse à Monsieur le Président de la République


Un message de notre amie Denise, qui attire notre attention sur la situation terrible de Isra’a Ja’abees

Elle nous invite à écrire de temps en temps, même en français, si nous ne pouvons le faire ni en anglais ni en arabe à :
Isra’a Ja’abees-Damon Prison-POB 98-30056-Daliat El Carmel- Israël,
pour l’assurer de notre soutien, de notre amitié. (Ne pas lui parler de ce qui se passe en Palestine, sous peine de censure :). Timbrer à 1,30 Euro.
Une pétition à Emmanuel Macron est en cours d’élaboration, nous la mettrons sur notre site dès qu’elle sera en ligne


Le Comité des prisonniers et des affaires des prisonniers a publié un communiqué sur la situation de Isra’a Ja’abees, incarcérée à la prison Damon, dont l’état de santé ne cesse de se détériorer parce que l’administration pénitentiaire du régime d’occupation refuse de lui fournir les soins appropriés à son état.

Isra’a a 35 ans, elle a été arrêtée le 11 octobre 2015 après que les forces d’occupation ont prétendu qu’elle avait tenté de les attaquer en arrivant à un checkpoint. Elle conduisait sa voiture entre Jabal al-Mukaber et Jérusalem et transportait des objets personnels, dont une bouteille de gaz, puisqu’elle déménageait de chez ses parents à un domicile personnel. Les tirs des forces israéliennes lui ont fait perdre le contrôle de sa voiture et ont mis le feu à la bouteille de gaz, qui a explosé.

Les forces d’occupation l’ont condamnée à 11 ans de prison pour tentative d’assassinat d’un officier.

Isra’a a été brûlée au 3ème degré sur tout le corps, elle a perdu ses doigts, les chairs de ses bras se sont fondues dans celles de son torse, et elle ne doit sa survie qu’à la prise en charge de ses compagnes de cellule pour tous les actes de la vie quotidienne.

Les autorités d’occupation ne lui fournissent aucun traitement pour les brûlures et pour les douleurs qu’elles provoquent. Son corps est tellement à vif qu’elle ne supporte pas le contact de certains tissus ou couvertures. Les autorités carcérales refusent de lui fournir une combinaison spéciale qui réduirait ses douleurs.

Il faudrait qu’elle subisse 8 opérations qui permettraient, entre autres, de détacher ses doigts fondus ensemble, de dégager son nez des chairs qui gênent considérablement sa respiration.

La Commission a réitéré que les autorités d’occupation portent l’entière responsabilité de la négligence médicale que subit Isra’a depuis son accident, il y a 4 ans, de la violation de ses droits à être soignée et à être soulagée des douleurs atroces qu’elle endure.

Source : ISM France