Palestine 13

Groupe local des Bouches-du-Rhône de l’AFPS

Accueil > Culture > La grande comédienne palestinienne Hiam Abbass au Théâtre des Halles - Avignon (...)

La grande comédienne palestinienne Hiam Abbass au Théâtre des Halles - Avignon Du 5 au 28 juillet 2019

samedi 6 juillet 2019

Après Georges Bernanos, Jean-Baptiste Sastre et Hiam Abbass prêtent leurs voix à une autre grande pensée du XXe siècle, la philosophe Simone Weil.

Comment approcher au plus près de la vérité ? Comment l’atteindre pour mieux accepter notre existence ? Hiam Abbass, dont le parcours depuis son enfance en Palestine jusqu’aux studios hollywoodiens est une histoire cousue de plusieurs vérités, servira cette quête que Simone Weil a poursuivi toute sa vie. Hiam Abbass s’approprie la parole de la philosophe sur le rapport au pouvoir, à l’écrasement et à l’esclavage dans le monde du travail. Il est plus que jamais d’actualité de faire appel à l’humanisme et dénoncer la tyrannie des puissants sur les plus faibles.

Musique Michel Lacombe
Lumière Dominique Borrini
Lumière naturelle (bioluminescence de bactéries) Marcel Koken et Fabien Verfaillie

Production Le Liberté, scène nationale de Toulon
Coproduction (en cours)
Avec le soutien du Théâtre des Halles, scène d’Avignon

Dossier de diffusion

Création
Théâtre des Halles - Avignon
Du 5 au 28 juillet 2019 à 11H (durée 1h25)

Hiam Abbass est née à Nazareth. Ses parents étaient enseignants. Elle parle couramment l’arabe, l’hébreu, le français et l’anglais. Elle a étudié la photographie à Haïfa puis a rejoint la troupe de théâtre palestinien de El-Hakawati avec qui elle fonde et co-dirige ce qui est devenu aujourd’hui le Théâtre National Palestinien de Jérusalem Est. Elle a été de 1982 à 1988 la programmatrice du Théâtre ElHakawati, un lieu équipé de deux salles de spectacles et a également mené un travail photographique sur les spectacles présentés. Lieu non subventionné, elle a été la responsable de la politique de fundraising du Théâtre en voyageant notamment à travers l’Europe à la recherche de fonds pour financer l’activité artistique du théâtre.

Actrice au sein de la troupe El-Hakawati et responsable des projets en lien avec la jeunesse, les universités, elle menait un travail hors les murs pour sensibiliser le public ne pouvant se rendre au théâtre en raison de la situation politique. Parmi cet projets, des pièces telles que Ali le Galiléen, L’Histoire de l’œil et de la dent, La Règle et l’Exception et Kofor Shama ont été présentées au théâtre à Jérusalem Est, ses alentours ainsi qu’en Europe : France, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Suisse, Norvège, Suède, Finlande. En 1988, elle part s’installer à Londres, puis à Paris. Elle a pu mener de front un travail au théâtre, au cinéma et pour la télévision, à la fois au Proche et Moyen-Orient, aux États-Unis, en Angleterre et en France.

Au cinéma, elle interprète de nombreux rôles dans divers films en sillonnant le monde : Satin rouge de Raja Amari, La Fiancée syrienne et Les Citronniers d’Eran Riklis – prix du public au festival de Berlin et plusieurs prix d’interprétation –, Paradise Now de Hany Abu-Assad, nommé aux Oscars, Free Zone et Désengagements d’Amos Gitaï, Munich de Steven Spielberg, Azur et Asmar de Michel Ocelot, Dialogue avec mon jardinier de Jean Becker, The Visitor de Tom McCarthy, ou elle joue face à Richard Jenkins (nommé aux Oscars), Amreeka et May in the Summer de Cherien Dabis, The Limits of Control de Jim Jarmusch, Persécution de Patrice Chéreau, Miral de Julian Schnabel, La Source des femmes de Radu Mihaileanu. Rock the Casbah de Laïla Marrakchi, Exodus : Gods and Kings de Ridley Scott, Dégradé d’Arab et Tarzan Nasser, À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana, Corps étranger de Raja Amari, Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw – plusieurs prix du public et de prix d’interprétation –, Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve...

De plus on a pu la voir à la télévision dans Le Serment et The State de Peter Kosminsky, The OA pour Netflix, Succession pour HBO, Ramy pour Hulu... Elle a écrit et réalisé trois courtsmétrages : Le Pain, La Danse éternelle et Le Donne della Vucciria, ainsi qu’un long-métrage : Héritage.

Au théâtre, son parcours l’a amenée à jouer sous la direction de metteurs en scène tels que Ariane Mnouchkine dans La Nuit miraculeuse d’Hélène Cixous, José Luis Gomez dans Carmen de Georges Bizet à l’Opéra de Paris et Ruud Gielens dans In the eyes of heaven de Rachid Benzine au Kaaiteater de Bruxelles.

Depuis 2012, elle collabore avec Jean-Baptiste Sastre. Ils développent et s’engagent quotidiennement dans un travail autour de la littérature et du théâtre. Leurs créations sont aujourd’hui menées avec les associations qui composent le tissu humain des territoires.

Ainsi, leur collaboration les a amenés notamment à travailler avec les compagnes et compagnons d’Emmaüs en France ainsi qu’à l’étranger avec des enfants des rues et des sansabris : Phèdre les oiseaux de Frédéric Boyer, mise en scène de Jean-Baptiste Sastre et Les Mamelles de Tirésias de Guillaume Apollinaire, mise en scène d’Ellen Hammer et Jean-Baptiste Sastre. Elle a aussi crée avec Jean-Baptiste Sastre le spectacle La France contre le robots et autres textes de Georges Bernanos