Voyage en Cisjordanie - octobre 2017

Notre amie Denise est retournée en Palestine à la fin de l’Année 2017, son témoignage est bouleversant, tant cette grande connaisseuse de la Palestine voit la situation se dégrader d’année en année

Nous avons choisi de partager ce récit avec vous, et de la mettre en miroir au voyage effectué par Denise en 2015

Quelques extraits
Au menu :
* la judaïsation de Jérusalem Est

* Les olives et les colons
" Le premier jour, vers 14h30, la menace se fait plus pressante. Les colons font des allées et venues près de nous. Aussitôt, nous descendons cueillir un peu plus bas en emportant avec nous tout le matériel : échelle, bâches, râteaux, seaux. Des jeunes du village sont appelés en renfort. Ils arrivent rapidement aves des gros gourdins et se positionnent face aux colons. Risque qu’ils ne soient arrêtés par l’armée.
A ma question,
« Vous n’avez pas peur ? -Il faut bien que nous défendions notre Terre ! »

* les prisonniers et leurs familles
" Notre fils, M. a été arrêté il y a un mois et demi. Il n’avait que 15 ans et 10 mois. Les soldats sont venus à 2 heures du matin pour le chercher. Il dormait avec ses deux frères, dans la chambre des garçons. Ils ont vidé les placards et jeté à terre, vêtements et objets leur appartenant.
Le père : Ils m’ont demandé de m’habiller, de prendre avec moi mes papiers d’identité. Ils m’ont bandé les yeux, m’ont menotté et m’ont emmené avec mon fils dans une colonie. Mon fils avait très peur. C’est là qu’il sera interrogé. Douze heures après les soldats m’ont relâché. Mon fils est resté seul ! "

* les bédouins
Environ 15 000 Bédouins vivent dans la vallée du Jourdain. Peuple d’éleveurs semi-nomades, ils représentent un élément central de la culture et des traditions palestiniennes. Ils doivent faire face à un accès restreint à leurs terres et aux pâturages et subir des destructions continues de leur lieu d’habitation, entraînant des déplacements forcés.
Se voyant interdire le droit de se développer, de construire des écoles ou des centres de santé, de moderniser leur agriculture, d’accéder à leurs terres quand elles ne sont pas confisquées, les communautés palestiniennes de la vallée du Jourdain se paupérisent. Plus de 90% des villages qui existaient avant 1967 ont disparu. La campagne méthodique de démolition d’habitations viole de manière flagrante le droit international humanitaire et les résolutions des Nations Unies.

* Résistance
"Malgré toutes ces difficultés, toutes ces humiliations, toutes ces souffrances, la vie continue. Les enfants vont à l’école. Des jeunes étudient à l’université. Les mariages sont fêtés. Les olives sont cueillies. De nouvelles maisons sont construites. Celles, explosées par l’armée israélienne, sont reconstruites. Les familles continuent courageusement de rendre visite à leurs prisonniers. Dans les centres d’accueil, les enfants, les jeunes font du théâtre, de la danse, des marionnettes. Des groupes se déplacent chaque été vers l’étranger pour offrir des spectacles, tous de grande qualité. "

L’ ESPOIR DEMEURE
Car un Jour Viendra où « Justice et Paix s’embrasseront
Et la Vérité germera de la Terre »
Oui un jour viendra
Où la Terre parlera
Où les Pierres crieront

Et le monde entier connaîtra l’immense injustice que subit le Peuple Palestinien en raison de la violence de l’occupation et de la colonisation israéliennes !
Que Vienne ce Jour !
Denise- AFPS St Etienne-Décembre 2017

Lire le document dans sa totalité

et son annexe présentant les actions du MAN (l’organisation palestinienne indépendante de développement « MA’AN Development Center » ) dans la vallée du Jourdain


Notre article du 3 janvier 2015

J’invite celles et ceux intéressés à la Cause Palestinienne, à m’accompagner à Jérusalem-Est, en Cisjordanie. A écouter la souffrance des gens de là-bas.
Je les ai rencontrés, cette année encore. Je les ai écoutés. J’ai admiré leur courage, leur hospitalité. Leur dignité face à l’occupant israélien.
* J’ai noté les récits des familles ayant un des leurs en prison et ceux des prisonniers récemment libérés.
* Je me suis engagée à les écrire, à les publier. Pour ne pas mettre en danger la personne qui raconte, j’ai changé son prénom.
Moi non plus, je ne les oublierai pas. Denise

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