Paris, le 8 mars 2021. Installation de l’exposition « Yitzhak Rabin/Amos Gitaï » à la BNF

mercredi 31 mars

Yitzhak Rabin ne s’attend pas à pareille fête ce 4 novembre 1995. Le premier ministre travailliste rechigne même à venir s’exprimer devant une foule qu’il imagine clairsemée. Mais la manifestation de soutien à la paix et aux accords d’Oslo réunit plusieurs centaines de milliers de personnes sur la place des Rois-d’Israël, à Tel-Aviv.
Alors qu’il s’apprête à s’engouffrer dans son véhicule, Yitzhak Rabins’effondre, grièvement blessé par trois balles tirées dans le dos par Yigal Amir, étudiant juif orthodoxe d’extrême droite. Il ne survit pas à son transfert à l’hôpital, enterrant avec lui les promesses d’un règlement du conflit israélo-palestinien.

La déflagration sous toutes ses formes

Hanté par cet assassinat, Amos Gitaï a multiplié les œuvres(documentaires, fictions, pièces de théâtre, livres, expositions) autour de cet événement, regroupant une quantité impressionnante d’archives numériques cédées à la Bibliothèque nationale de France.
Celle-ci accueille jusqu’à l’automne l’exposition « Yitzhak Rabin/Amos Gitaï », kaléidoscope de fragments sonores, photographiques et cinématographiques du cinéaste israélien sur cette déflagration dont il ne s’est jamais remis. Entretien.