Le CNRS ne doit pas importer l’apartheid israélien en France

lundi 22 novembre

Professeur Antoine Petit,
Président-directeur général du CNRS

Monsieur le Président et cher collègue,

Notre attention a été attirée sur le fait que le CNRS et l’Institut Weizmann (WIS) lancent un appel à projets conjoints dans le but de développer la coopération dans des domaines prometteurs. Chaque projet retenu permettra de financer deux bourses de thèse, l’une pour un étudiant du WIS, l’autre pour un étudiant du CNRS.

Il est aujourd’hui établi qu’Israël est un état qui pratique l’apartheid. Le constat en est fait dans de nombreuses études, émanant de l’ONU [1,2], d’ONG internationales [3], israéliennes [4,5] et palestiniennes [6]. Or l’apartheid est un crime contre l’humanité [7,8], et les états signataires s’engagent à ne pas l’encourager, de quelque manière que ce soit, la prohibition s’étendant d’ailleurs à toutes les politiques ségrégationnistes. Sans doute me direz-vous que c’est le problème du gouvernement et non du CNRS, mais vous n’évacuerez pas pour autant le problème moral, ni le fait que l’apartheid a des conséquences très concrètes auxquels vous exposerez les boursiers français. Car qui dit apartheid dit séparation d’une population en deux, que ce soit par la couleur de la peau ou par autre chose, et les boursiers français se trouveront nécessairement d’un côté de la barrière ou de l’autre. Les citoyens français qui risquent d’être assimilés aux Palestiniens le savent, et se garderont bien de candidater.

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