Un autre 8 mai contre les crimes coloniaux-Rassemblement le VENDREDI 8 MAI 2026 À 14H À LA PORTE D’AIX

vendredi 8 mai 2026 : 14h00

Un autre 8 mai contre les crimes coloniaux-Rassemblement le VENDREDI 8 MAI 2026 À 14H À LA PORTE D’AIX

Alors qu’à Paris et dans toutes les villes de France on célèbre la victoire sur les Nazis, le 8 mai 1945 fut le début d’un massacre à grande échelle qui a endeuillé tout l’Est Algérien. Sétif, Kherrata, Guelma... furent le théâtre d’un bain de sang commis par l’armée française et les milices formées par les colons. Le prétexte qui a déclenché les tueries fut l’exhibition par les indépendantistes de l’emblème national à Sétif lors de la manifestation organisée pour fêter la victoire et rappeler au bon souvenir du gouvernement français sa promesse de l’ouverture des négociations en vue de l’indépendance si les algériens s’engageaient dans le combat contre les Nazis, Ce qui fut largement le cas. On dénombra pas moins de 45 000 morts.
Le massacre de mai 1945 en Algérie ne fut pas un accident de l’Histoire. Il est la conséquence logique de la conquête coloniale engagée par la France pour occuper des territoires et s’y installer. Les résistances des peuples autochtones furent écrasées dans le sang. Que ce soit en Algérie, en Kanaky, dans l’île de Madagascar, au Cameroun ou dans les Comores.
Ce continuum de mort s’est manifesté avec une violence inouïe en mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Alors que les ouvriers du bâtiment réclamaient une augmentation de salaire et la parité des droits sociaux, l’État a répondu par le feu en envoyant ses soldats tirer dans la foule. Si le bilan officiel a longtemps été minimisé, les historiens font état d’un massacre ayant fait jusqu’à 87 morts. Crime d’État enfoui dans le silence officiel. Une colonie reste une colonie, même quand Paris l’appelle département. Les mêmes procédés furent encore mis en oeuvre en Kanaky, où des troupes d’élite furent engagés en mai 1988 contre des indépendantistes Kanak à Ouvéa, Dix – neuf d’entre eux sont mis à mort à bout portant.
Les atrocités commises, telles que les massacres documentés. N’appelle-t-on pas cela un procédé génocidaire ?
La résistance des peuples d’Afrique à la domination date du début de la colonisation. Elle a permis des victoires via des indépendances formelles. mais encore insuffisantes pour s’épanouir définitivement des tutelles néocoloniales. La quasi totalité des expérimentations sociales engagées aux lendemains de ces indépendances furent mises en échec par la corruption d’élites locales ou par l’élimination physique de leurs promoteurs.
La destruction systématique des moyens qui auraient permis le développement a entraîné une vague d’émigration, pour le grand profit de l’Économie française. Le racisme systémique en vigueur dans les colonies à l’égard des autochtones, n’épargne pas leurs compatriotes contraints de quitter le pays à la recherche de moyens de subsistance pour leurs familles.Parqués dans des cités de transit, les populations immigrées furent administrées par des lois et autres procédés hérités de l’époque de la colonisation. L’injustice, les discriminations, les violences racistes provoquent des révoltes et des émeutes dans les quartiers populaires laissés souvent à l’abandon. Et pour mater ces révoltes, on convoque souvent les procédés utilisés durant la colonisation(usage du couvre feu, création des brigades anti émeutes dignes de celles existant dans les pays colonisés). Le continuum colonial est encore là. Il est vécu quotidiennement par les populations issues de l’immigration post coloniale.
En ces jours de commémoration de la victoire sur la nazisme, jours de massacre dans l’Est Algérien’, et devant la perspective funeste que ce pays soit gouverné par les héritiers de ce qui ont semé la mort dans les pays colonisés, la mise en commun de nos forces et la recherche d’une convergence qui permet de construire le rapport de force à même d’imposer à la France la reconnaissance du caractère génocidaire de ses conquêtes coloniales, est l’urgence de l’heure.
Pour toutes ces raisons nous appelons à un rassemblement le
VENDREDI 8 MAI 2026 À 14H À LA PORTE D’AIX

Signataires : FUIQP, CADSA-Marseille, UMMA, JC13, Front anti impérialiste, SAI13, LFI, Empreinte Dé Coloniale, Afroqueer Revolution-R, Stop Aux Violences d’État, UCL, Riposte anti Fasciste. La librairie Transit, le collectif du Guide Marseille colonial, Mémoires En Marche Marseille, le collectif marseillais pour la reconnaissance du 8/5/1945 comme crime contre l’humanité.


Navigation

dans la journée...

Agenda

Array

<<

2026

 

<<

Mai

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031