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La Tour : 70 ans de conflit israélo-palestinien dans un film d’animation

samedi 26 août 2017

Un long-métrage prévu pour 2018 et réalisé dans la Drôme raconte l’histoire de quatre générations de réfugiés dans un camp libanais depuis 1948.

Les premières images d’un film d’animation racontant 70 ans de conflit israélo-palestinien viennent d’être dévoilées. La Tour, dont la sortie est prévue pour 2018, revient sur les moments clés du conflit.

Le long-métrage raconte l’histoire de Wardi, une petite Palestinienne de 11 ans qui vit dans un camp libanais. Habitat provisoire à l’arrivée de son arrière-grand-père en 1978, la maison de fortune construite dans le camp n’a cessé de grandir depuis sept décennies. Une grande tour que gravit la jeune fille. À chaque étage, elle y rencontre un membre de sa famille qui lui narre son arrivée. Marche après marche, Wardi rassemble des éléments clés pour comprendre son histoire.

Réalisé par le Norvégien Mats Grorud, mais produit en France dans la Drôme, le film, qui dure 1h14, a pour objectif de présenter l’absurdité des camps de réfugiés et le quotidien de ses habitants. Le réalisateur travaille sur ce projet depuis une dizaine d’années. Au début des années 2000, il passe plus d’un an au contact des réfugiés d’un camp libanais, accumulant de précieux témoignages dont il s’est largement inspiré pour écrire La Tour.

Dans la lignée de Persepolis et de Valse avec Bachir © Foliascope / Les Contes Modernes

Dans la lignée de Persepolis et de Valse avec Bachir, le long-métrage réalisé par les studios d’animation Foliascope est loin des images de synthèse des gros leaders américains. Forte d’un savoir-faire unique, l’entreprise basée à Beaumont-les-Valence était « l’endroit idéal pour faire ce film », explique Mats Grorud.

La Tour mêle la technique d’animation en « stop motion » et celle traditionnelle du dessin en deux dimensions. La stop motion consiste à filmer image par image des marionnettes positionnées dans un décor en trois dimensions. Une technique qui nécessite des animateurs expérimentés, capables de retranscrire différentes émotions sur le visage des personnages.

source : le figaro-culture