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Les Palestiniens de 47 Soul le 19 juin à Marseille

lundi 1er avril 2019

Les quatre musiciens de 47 Soul brisent les frontières à coups de musique électronique et de chant incantatoire dans une fusion originale avec la musique et les pas de danse de la dabke du Levant.

mercredi 19 juin à 21heures
au Théâtre de la Sucrière
246, rue de Lyon
Parc François Billoux, 15e
Bus - 25, B2 arrêt Billoux mairie 15/16
- 30 arrêt Aygalades Corot

Intro to Shamstep, Gamar, Mo Light ou Everyland accrochent immédiatement les oreilles ! Impossible de ne pas reconnaître le son dabke électro arabe de 47 Soul qui s’élève avec des synthétiseurs analogiques, des riffs de guitare hypnotiques, les percussions du tabla et les voix chaudes des quatre musiciens. Leurs chants, tantôt en arabe tantôt en anglais, unissent les foules par leur célébration de la liberté et de la solidarité, quand ils ne les hypnotisent pas tout simplement. Pour BBC World, « 47 Soul a traversé un pont de l’Est vers l’Ouest » depuis son premier album en 2015, et chacun de ses concerts est une invitation à danser jusqu’à la transe. Avec son énergie fiévreuse et contagieuse, son mixage linguistique et musical, le groupe est à l’image de la diaspora palestinienne : diversifiée, éclatée, inventive. Sa musique ravive son patrimoine tout en faisant écho à la ferveur de sa jeunesse qui pense le monde au-delà des frontières.


notre article de juillet 2018

Les Palestiniens de 47Soul en tournée

C’est

devenu l’un des groupes phares de musique électro orientale. Le quatuor palestinien « 47Soul » (se prononce à l’anglaise : forty seven soul) fait en ce moment la tournée des festivals européens avec un premier album, Balfron Promise, sorti cette année. Des rythmes festifs qui invitent à danser, pour des paroles engagées qui appellent à la liberté et à l’égalité au Proche-Orient.

Le shamstep, c’est comme ça qu’ils ont baptisé leur style, dans un clip vu plus de 7 millions de fois sur Youtube. 47Soul s’inspire directement de la Dabke, cette musique qui anime les mariages et autres festivités au Proche-Orient. Sauf que chez eux, ce sont les synthés qui reconstituent le son des instruments à vent traditionnels. Tarek Abu Kwaik, alias El Fareï, un des quatre membres du quatuor palestinien.

« L’un d’entre nous, Wala Sbeït est danseur de dabke. Mais ce qui nous intéresse surtout, ce sont les sons qui font la Dabke, explique-t-il. Tous ces instruments à vent comme le Mejwez, la flûte à deux hanches, caractéristiques de la musique au Proche-Orient, on recrée ces sons sur synthétiseurs, et on retrouve le groove de la dabke, tout en chantant façon ragga ou hip-hop par exemple, pour créer des ponts entre les genres. »

Créer des ponts, c’est toute l’histoire de 47Soul. Deux de ces artistes palestiniens ont grandi en Jordanie, le troisième aux États-Unis, et le quatrième vivait à Haïfa en Israël quand la connexion entre eux a commencé à s’établir, grâce aux réseaux sociaux.

« J’aime dire qu’on remercie internet, quand la musique arabe alternative a commencé à se faire connaître sur internet, on a pu entendre ce que faisaient d’autres artistes ailleurs. Donc nous quatre, on a pu voir des vidéos de ce qu’on faisait les uns les autres, on a commencé des collaborations, c’est comme ça que le groupe est né. »

Un premier concert les réunit à Amman, capitale de la Jordanie. Dans la foulée, en 2014, ils décident de s’installer et de créer ensemble à Londres, où ils baptisent leur groupe 47Soul, l’âme de 47 en français.

« C’est une référence à l’année 1947, et la partition de la Palestine. Avant cela on pouvait voyager librement dans tout le Levant, du Liban à la Syrie en passant par la Palestine et la Jordanie. Et pour nous c’est tout un symbole, alors que la jeunesse arabe aujourd’hui est séparée par des frontières : il nous faut nous reconnecter. ».

Alors en arabe comme en anglais, les paroles de 47Soul portent un message politique, pour la liberté de circuler au Proche-Orient, pour l’égalité. « Les checkpoints, les frontières, l’occupation, tout ça fait partie de notre réalité, alors on ne peut pas en faire abstraction dans nos chansons, une chanson d’amour, pour nous, ça doit forcément mentionner les difficultés que deux personnes peuvent rencontrer au quotidien en Palestine, mais ça, c’est pour les paroles, notre musique, elle, est là pour faire danser », affirme Tarek Abu Kwaik.

Ils sont en ce moment en Allemagne. Puis ce sera le Portugal et retour à Paris pour un concert le 18 octobre dans le cadre du Mama Festival.

Source : RFI - 26 août 2018