Mohammed Faisal Abu Sakha, clown palestinien, libéré après 20 mois de prison

lundi 11 septembre 2017
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Israël a libéré hier le clown palestinien Mohammed Abou Sakha, détenu sans procès pendant plus de 20 mois, a indiqué ce dernier aujourd’hui à l’AFP. Mohammed Abou Sakha, 26 ans, qui travaillait et enseignait à l’école du cirque pour enfants de Bir Zeit, en Cisjordanie occupée, avait été arrêté en décembre 2015, puis placé en détention administrative.

Ce régime de détention très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme permet à Israël de détenir des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons. Les autorités israéliennes n’ont jamais dit clairement quel danger posait selon elles Mohammed Abou Sakha.

Publiquement, la sécurité intérieure l’accusait d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), mouvement d’inspiration marxiste. Le FPLP, qui s’est signalé par ses détournements d’avion dans les années 1960 et 1970, est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne !!!
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Mohammed Abou Sakha est rentré mercredi après-midi à Jénine (nord de la Cisjordanie) où l’attendaient proches et amis. "C’était la fête", a-t-il déclaré par téléphone à l’AFP. Les Israéliens ne lui ont jamais dit exactement pourquoi il avait été arrêté, ni combien de temps il resterait derrière les barreaux, a-t-il raconté.

Il a la ferme intention de reprendre ses activités de cirque, ne serait-ce que pour délivrer "un message". "Israël procède à des arrestations tous les jours, il coupe les gens de leur environnement économique. Le cirque leur apporte l’espoir", a-t-il dit. L’armée israélienne n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
source : le Figaro


[*Notre article du 14 décembre 2016*]

Mohammad Abou Shaka, formateur et acteur de cirque a été arrêté sans motif il y a un an , et se trouve toujours dans les geôles israéliennes...

Alors qu’approche la date l’anniversaire de l’arrestation de Mohammad Abou Shaka, les autorités israéliennes refusent toujours de fournir quelque preuve que ce soit du risque qu’il représenterait pour la sécurité.

Abou Shaka est le formateur et acteur de cirque palestinien de 25 ans spécialisé dans le travail avec les enfants atteints de graves handicaps.

Il a été arrêté le 14 décembre 2015 alors qu’il se rendait de son domicile à Jénine à son travail à l’Université de Bir Zeit, près de Ramallah en Cisjordanie occupée.

Les forces d’occupation israéliennes ont stoppé le bus dans lequel il voyageait et lors du contrôle d’identité de tous les voyageurs, il a été sorti du bus sous la menace d’une arme.

Il attend toujours d’être accusé de quelque délit ou que lui soit donnée une preuve du danger qu’il représente, selon les militaires.

Mais lundi, la Cour Suprême israélienne est réputée avoir revu son dossier secret et décidé qu’il est toujours une menace pour la sécurité d’Israël. En réponse, l’avocat d’Abou Shaka a retiré sa requête contre la détention administrative de son client.

Dans son travail avec l’école de cirque palestinienne depuis 2007, Abou Shaka a fait de nombreuses tournées dans le monde avec les enfants qui suivent son enseignement.

Au début de cette année, Addameer, le groupe de soutien des prisonniers, a informé que l’armée israélienne accusait Abou Shaka d’être actif dans une organisation illégale et de prendre part à des activités militaires.

Abou Shaka a dit aux avocats que les accusations n’étaient pas plus précises lors des interrogatoires.

En juin, Amnesty International a dit que l’emprisonnement d’Abou Shaka par Israël « illustre l’usage arbitraire et répressif de la détention administrative par les autorités.

Négligence médicale

Le Centre d’Étude des Prisonniers Palestiniens (PPCS) a publié un rapport avançant que 32 prisonniers palestiniens ne reçoivent pas de soins médicaux adéquats pour leurs différentes déficiences.

Le service pénitentiaire israélien ne fournit pas aux prisonniers invalides et blessés la médication ni l’appareillage nécessaires, tel que des chaises roulantes pendant leur détention, selon le rapport.

Israël a de plus en plus recours à la torture contre les prisonniers handicapés, dont certains deviennent des handicapés permanents du fait de la violence des interrogatoires, selon Riyad al-Ashqar, le porte-parole du groupe.

Un prisonnier, Nahid Faraj al-Aqraa, a dû être amputé de la jambe gauche à cause d’une négligence médicale pendant son séjour dans une prison israélienne. Al-Aqraa avait déjà été amputé de la jambe droite avant son arrestation.

Entre 2000 et 2008, 17 prisonniers palestiniens sont morts en détention en Israël du fait de négligences médicales, d’après Addameer.

Addameer rapporte aussi qu’en 2014, le nombre de prisonniers et de détenus malades s’est élevé à plus de 1 000.

Arrestations via Facebook

Pendant la nuit de dimanche à lundi et lundi matin tôt, les forces israéliennes ont conduit des attaques en Cisjordanie occupée, dont Jérusalem Est, et ont arrêté au moins 24 Palestiniens.

Six d’entre eux étaient des enfants âgés de 9 à 15 ans.

Six autres Palestiniens de Jérusalem Est ont été placés en détention au motif « d’incitation » à la violence sur Facebook et Instagram.

Daoud al-Ghoul, âgé de 33 ans, originaire du secteur de Silwan à Jérusalem Est faisait partie des hommes arrêtés.

Ghoul, qui est guide touristique et animateur de jeunes, a fait l’objet de harcèlement depuis des années par Israël.

Fin novembre, Ghoul a été libéré après 18 mois de prison pour son affiliation au Front Populaire de Libération de la Palestine. La plupart des partis politiques palestiniens sont interdits par Israël.

Avant son arrestation, Ghoul avait été chassé de sa maison de Silwan et déporté temporairement à Haïfa, dans le nord de l’actuel Israël. Il s’est également vu interdire de voyager à l’étranger.

La punition des grévistes de la faim Les prisonniers palestiniens Anas Shadid, de 19 ans et Ahmad Abu Fara, de 29 ans, sont dans leur troisième mois de grève de la faim.

Dimanche, on an annoncé qu’Abou Fara était brièvement tombé dans le coma.

La Société des Prisonniers Palestiniens a dit que des médecins ont tenté de le nourrir de force par des injections de nutriments en intraveineuse, mais lorsqu’il s’est relevé, il a rejeté tout traitement.

Le mois dernier, la Cour Suprême a « gelé » les ordonnances de détention d’Abou Fara et de Shadid, mais a refusé de donner une date pour leur libération.

Les deux hommes ont refusé de cesser leur grève de la faim jusqu’à l’annulation de leurs ordonnances de détention administrative et leur transfert dans un hôpital palestinien.

Les autorités pénitentiaires israéliennes ont transféré à la prison d’Ashkelon, Ammar Hamour qui est en grève de la faim depuis le 21 novembre.

Le Service Pénitentiaire d’Israël a placé Hamour, qui a 28 ans, à l’isolement dans une cellule à l’odeur nauséabonde qui est très petite et froide. Cette mesure de rétorsion est une punition de routine infligée aux grévistes de la faim.

Dans un rapport récent sur la détention administrative, Addameer écrit que « la décision de s’engager dans une grève de la faim implique le refus de se plier au système structuré de la prison de contrainte et de privation ».

Il ajoute que « les grèves de la faim servent à s’opposer à l’hégémonie de la puissance occupante ».

Addameer note que « les grèves de la faim donnent lieu à une répression violente et coercitive » de la part du personnel pénitentiaire, y compris des médecins « pour pousser les détenus à cesser leur grève de la faim ».

Les tactiques qui ont été relevées sont notamment des attaques de cellules, la mise à l’isolement de grévistes de la faim, des menaces de détention infinie et l’interdiction des visites familiales.

Addameer estime à 720 le nombre de Palestiniens, dont des femmes et des enfants, actuellement en détention administrative.

Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine
voir aussi : compte rendu de la soirée "prisonniers palestiniens" du 6 décembre 2016


notre article du 2 juin 2016
La détention administrative permet de détenir des personnes pour une durée indéterminée sans inculpation ni procès. Introduite à titre exceptionnel pour les personnes qui représentent un danger extrême et imminent pour la sécurité, elle est utilisée par les autorités israéliennes pour arrêter, inculper et poursuivre des personnes soupçonnées d’infractions pénales, voire des personnes qui n’auraient jamais dû être arrêtées.

Plus de 580 Palestiniens se trouvaient déjà sous le coup d’une telle mesure à la fin de l’année 2015, de même que trois mineurs. Depuis janvier 2016, au moins 13 autres mineurs ont été placés en détention administrative. Un jeune Palestinien, placé en détention administrative, a passé son 17e anniversaire en prison. Certains mineurs ont été soumis à des interrogatoires prolongés sans avoir accès à un avocat ou alors qu’ils étaient détenus à l’isolement.

Le 10 mars dernier, 10 000 signatures ont été remises à l’ambassade d’Israël pour demander la libération de Mohammad Faisal Abu Sakha, artiste de l’École de cirque de Palestine. Le 31 mars, son recours a été rejeté. Mohammad constituerait une menace pour la sécurité. Aucune information allant dans ce sens n’a été fournie, ce qui le prive à nouveau de son droit de contester sa détention.

Demandez aux autorités israéliennes de libérer Mohammad Faisal Abu Sakha, Abed al Rahman Awad Kmail et toutes les personnes placées en détention administrative, à moins qu’elles ne soient inculpées d’une infraction dûment reconnue par la loi, et de mettre fin au recours abusif à la détention administrative.

http://info.amnesty.be/detention-illimitee-et-sans-inculpation.html?petitionOptin=yes
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[*notre article du 4 avril 2016*]

Nez rouges et perruques fluorescentes en Europe, roulotte colorée devant une prison israélienne ou chants brésiliens en son nom. Un peu partout dans le monde, des artistes de cirque se mobilisent pour un clown palestinien détenu par Israël.

Cette vague de soutien en faveur de Mohammed Abou Sakha, jongleur et moniteur de cirque pour enfants handicapés mentaux, a braqué une fois de plus les projecteurs sur l’incarcération par Israël de centaines de Palestiniens sans procès ni inculpation.
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Devant la prison du nord d’Israël où il a été un temps incarcéré, une dizaine d’artistes de cirque israéliens sont récemment venus dénoncer l’emprisonnement du Palestinien de 24 ans.

Lundi, alors qu’un tribunal militaire examinait son appel contre sa détention, Hanita-Caroline Hendelman, artiste et militante israélienne, était de nouveau là. Sous un vent battant, elle a chanté pour lui avec son tambourin.

Cette femme qui le connaît bien a tenté de lui fournir des équipements de cirque en prison. "On me l’a refusé, mais je sais qu’il s’entraîne à l’intérieur, et forme certains de ses codétenus qui ont à peine 12 ou 14 ans".

Raja Abou Sakha, sa mère qui n’a pu lui rendre visite que deux fois depuis son arrestation mi-décembre, est émue par cet élan de sympathie. "Au Brésil maintenant, il y a sept chansons en son nom", affirme-t-elle, "des gens là-bas connaissent maintenant l’histoire de Mohammed".

La page Facebook de l’école de cirque de Bir Zeit, en Cisjordanie occupée, où Mohammed exerçait, est une litanie d’appels de soutien venus de New York, Rio ou Copenhague.

Ici, c’est une vidéo d’artistes déguisés qui dansent à Londres ; là, une mosaïque de photos d’anonymes du monde entier, nez rouge vissé sur le nez et pancarte "Free Abou Sakha" (Libérez Abou Sakha) en main.
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Photo : Christophe Raynaud de Lage - source blogs.mediapart.fr
Environ 700 Palestiniens sont détenus par Israël sous le régime de la détention administrative, qui permet d’incarcérer des suspects pour plusieurs mois renouvelables indéfiniment, sans leur en notifier les raisons. Une mesure régulièrement dénoncée par l’ONU et les défenseurs des droits de l’Homme.

Israël le défend comme un outil essentiel pour empêcher des individus dangereux de nuire et de commettre des attentats, tout en gardant secrètes des informations sensibles.

Les autorités israéliennes n’ont jamais dit clairement quel danger pose Mohammed Abou Sakha.

Publiquement, la sécurité intérieure l’accuse d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), d’inspiration marxiste. Le FPLP, qui s’est signalé par ses détournements d’avion dans les années 60 et 70, est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Lundi soir, sous le chapiteau où officiait Mohammed Abou Sakha, l’école de Bir Zeit proposait une mise en scène onirique de la prison.

Une trapéziste se haussait au-dessus d’un grillage et de barreaux dont elle s’échappait en se contorsionnant, tandis que des jongleurs tournaient en rond derrière les grilles.

En prison, Abou Sakha poursuit ses numéros de cirque "pour oublier la prison, et imaginer qu’on est libre", selon ses propres mots cités par sa mère.

Présenté au juge à huis clos et défendu par un avocat interdit d’accès au dossier, le prisonnier ne sait pas quand il sortira. Le juge comme l’avocat sont totalement désarmés face "au procureur militaire qui avance un danger pour la sécurité publique sans préciser ce qu’est ce danger", affirme à l’AFP le juriste palestinien Mourad Jadallah.

"Les enfants nous demandent régulièrement où il est et quand il reviendra. Tout ce qu’on peut dire c’est : ’il est en prison, il sortira peut-être cet été, peut-être plus tard’", témoigne son cousin Nour Abou Rob qui a rejoint en 2007 le cirque avec Mohammed Abou Sakha et, comme lui, en est devenu l’un des animateurs. Au fil des ans, l’école de cirque de Bir Zeit a recruté des jeunes dans le reste de la Cisjordanie et compte désormais plus de 300 élèves, garçons et filles.
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Malgré l’absence de Mohammed Abou Sakha, pesante, le cirque tente de poursuivre son travail. Pour l’instant, la tournée est maintenue dans les théâtres de Cisjordanie, assurent ses compagnons. Et ils se gardent encore de remplacer les numéros de celui qui possédait selon eux le "don magique de dessiner des sourires sur tous les visages".
Le Parisien avec AFP, mardi 29 mars 2016

la pétition adressée à Laurent Fabius est toujours en ligne


[*Notre article du 7 février 2016*]

Espagne : Témoignages de soutien au clown palestinien emprisonné

Après l’Angleterre, la Belgique et l’Allemagne, des clowns espagnols se répandent des les rues pour appeler à la libération de Mohamed Abu Sakha, le jeune clown de 24 ans, emprisonné par Israël depuis le 14 décembre denier sans la moindre charge, sauf celle de divertir les enfants palestiniens.
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A l’occasion du congrès national du cirque à Grenade, des clowns espagnols ont donné des spectacles de rue pour attirer l’attention sur cet enseignant du cirque palestinien de Birzeit emprisonné par l’occupant israélien.

David Rovics a également composé une chanson sur lui :FREEABUSAKHA
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u8nk1Ry62rE

La pétition lancée pour sa libération est toujours en ligne. Si vous ne l’avez pas encore signée, c’est ici : https://secure.avaaz.org/en/petition/Israeli_Defense_Forces_Free_circus_trainer_and_artist_Mohammed_Faisal_Abu_Sakha/?rc=fb&pv=3

Page Facebook sur Mohammed Abu Sakha : https://www.facebook.com/Freeabusakha-972985756070444/

- Ecrire également au ministère français des affaires étrangères pour que Fabius demande à ses amis israéliens de laisser se distraire les enfants qu’ils n’ont pas encore tués ou emprisonnés :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales-infos-pratiques/nous-ecrire/

source :CAPJPO-EuroPalestine
mise à jour 7 février 2016


Après 8 jours de détention, Mohammed AbuSakha est passé le 22 décembre devant un tribunal militaire qui l’a placé en détention administrative. L’ordre de détention doit être signé dans les 72h suivant la décision du tribunal. L’école du cirque a lancé hier une pétition pour demander sa libération dans l’espoir que la pression de la société civile et de la communauté internationale permette de stopper ce processus.

Nous appelons à la libération immédiate de l’artiste et enseignant au Palestinian Circus Mohammed Faisal AbuSakha, arrêté par l’armée israélienne le lundi 14 Décembre au checkpoint de Zaatara qu’il traversait en taxi pour se rendre de son domicile à Jénine à son travail à Ramallah pour un concert de musique. L’armée a demandé à Mohammed de sortir de la voiture et il a été emmené dans un centre de détention militaire.
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Lundi 22 Décembre, il a été condamné par un tribunal militaire à la détention administrative, sans qu’aucune charge ne lui ait été présentée. La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir des prisonniers indéfiniment sur la base d’informations secrètes sans les inculper ni leur permettre de passer en jugement. Son ordre de détention est en cours d’examen par la Cour militaire d’Ofer en Cisjordanie et si elle est confirmée, Mohammed subira six mois de détention, sans inculpation ni procès, renouvelables indéfiniment.
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La pratique israélienne de la détention administrative a été condamnée à de nombreuses reprises par le Bureau des Nations Unies Droits de l’Homme et le Comité des droits de l’homme qui supervise la mise en œuvre de la Convention internationale relative aux droits civils et politiques, qu’Israël a ratifiée.

Des milliers de personnes et d’organisations à travers le monde soutiennent Mohammed AbuSakha, un clown, un artiste, une âme merveilleuse dont la passion est de faire rire les gens et d’enseigner le cirque aux enfants pour leur offrir un avenir lumineux.
une pétition est en ligne
https://secure.avaaz.org/en/petition/Israeli_Defense_Forces_Free_circus_trainer_and_artist_Mohammed_Faisal_Abu_Sakha/?mwjlakb
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Lisez la déclaration en français de l’école de cirque où Mohammed a été étudiant depuis 2008, et où il est employé maintenant depuis 2011.
http://www.palcircus.ps/sites/default/files/french.pdf
et l’ensemble des informations concernant le cas de Mohammed en anglais : http://www.palcircus.ps/en/content/...

Le monde se trouve au côté de Mohammed contre cette injustice.
Découvrez une magnifique vidéo des activités du Cirque et de Mohammed  : https://vimeo.com/149882225

Traduction RP, AFPS

[*nouveau nouveau - nouveau - nouveau
*]

Amnesty appelle à la mobilisation pour un clown palestinien détenu en Israël

RTL avec Belga, lundi 7 mars 2016

Amnesty International et les institutions culturelles palestiniennes ont lancé un appel à la mobilisation pour Mohammed Abou Sakha, un jeune artiste de cirque qui s’occupait d’enfants en difficulté et placé par Israël en détention sans inculpation ni procès.

Arrêté mi-décembre en Cisjordanie occupée, M. Abou Sakha est depuis le 11 janvier en détention administrative en Israël, un régime extrajudiciaire qui permet aux tribunaux militaires israéliens d’incarcérer des Palestiniens indéfiniment, par périodes de six mois renouvelables, sans avoir à leur notifier les raisons de leur décision. Il a fait appel et un tribunal militaire étudiera sa demande le 21 mars.

La justice militaire accuse M. Abou Sakha d’être un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), la gauche historique palestinienne, qui, parce qu’elle a une branche armée, figure sur la liste israélienne des "organisations terroristes", affirme Amnesty. Contactée par l’AFP, l’armée israélienne n’a ni confirmé ni infirmé ces informations.
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Le réseau palestinien des artistes (PPAN), qui regroupe une dizaine d’organisations culturelles des Territoires occupés, s’est dit "profondément préoccupé" par le cas de M. Abou Sakha, membre depuis 2008 de l’école palestinienne de cirque de Bir Zeit. D’abord élève, il y est devenu en 2011 clown et encadrant d’enfants handicapés.

La détention administrative a été à plusieurs reprises condamnée par l’ONU et les organisations de défense des droits de l’Homme, mais Israël fait valoir que c’est un outil essentiel pour empêcher des attentats tout en permettant de garder secrètes des informations sensibles. Plus de 7.000 Palestiniens sont actuellement détenus par Israël, un sur dix étant en détention administrative, dont deux députés du Parlement palestinien, selon des ONG palestiniennes.


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