Urgence Gaza saison 2 : un projet d’adduction d’eau à Khuza’a

, popularité : 11%

La collecte lancée a déjà rapporté environ 11 000 euros. Il y a eu des dons importants d’associations et de personnes solidaires, mais il nous en faut 15 000.
Au moment où la bande de Gaza est à nouveau agressée et où l’occupant tire impunément sur des manifestants désarmés, il est indispensable que ce projet aboutisse.
Si vous avez déjà donné, popularisez notre appel.
Si vous ne l’avez pas fait, donnez une petite somme : 10 euros, 20 euros.
Le plus simple est de verser l’argent par Internet via HelloAsso. Le pourboire n’est pas obligatoire :

Vous pouvez aussi envoyer un chèque à
UJFP
21 ter rue Voltaire
75011, Paris
en écrivant « Urgence Gaza » au dos.


Notre article du 8 janvier 2018
L’honneur des paysans gazaouis : cultiver coûte que coûte

Le projet de château d’eau a été élaboré par les paysans travaillant sur les terres au sud-est des villages de Khuza’a et d’Abassam. Bonnes terres agricoles, situées sur une des rares nappes phréatiques encore non envahie d’eau de mer, elles peuvent faire vivre ces deux villages, et les villageois n’ont jamais abandonné leur culture. Mais non seulement elles sont régulièrement sous le feu des soldats patrouillant le long de la barrière de séparation, mais la pénurie d’électricité rend le système d’irrigation aléatoire, menant à la perte de récoltes entières. Défendu par ces agriculteurs obstinément pendant plusieurs années, le projet de château d’eau, permettant une irrigation par gravité, a enfin abouti en 2016, porté par un appel à souscription de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP). La mise en commun des efforts d’associations, de personnalités, de comités Palestine locaux (France, Belgique, Luxembourg et Suisse), de syndicats, et de très nombreux dons individuels, a permis de rassembler les 21700 euros nécessaires

Mis en eau en décembre 2016, le château d’eau dessert actuellement 35 exploitations agricoles sur les territoires des deux villages de Khuza’a et d’Abassam.

Le château d’eau s’élève à 2 150 mètres de la barrière de séparation (« ligne verte » de 1948). Il atteint 17 mètres de haut et a une capacité de 107 000 litres d’eau. Il faut 3 heures pour le remplir – ce qui peut être réalisé deux à trois fois par jour, en tirant parti de la fourniture d’électricité (celle-ci est non seulement insuffisante, mais irrégulière : à l’automne 2017, l’électricité était disponible en moyenne entre 4 à 6 heures par 24 heures, mais pouvait aussi être inexistante pour 48 heures). Le château d’eau a ainsi été rempli plus de 600 fois durant ses premiers neuf mois de fonctionnement. Il irrigue environ 300 dunums (30 hectares), soit les terres de plus de 35 familles. Ces 35 familles totalisent 245 personnes, auxquelles il faut ajouter quelques 40 travailleurs agricoles vivant hors du village de Khuza’a, et dont dépendent directement environ 105 personnes : c’est actuellement 350 personnes qui bénéficient du fonctionnement du château d’eau.

Les exploitations situées en limite des terres actuellement bénéficiaires demandent leur raccordement.

En réalisant un système d’adduction d’une longueur de 3 300 mètres entre le château d’eau et la barrière de sécurité, il est possible d’irriguer quelques 600 dunums (60 hectares) supplémentaires, c’est-à-dire raccorder une centaine de familles. Ces terres sont essentiellement situés dans le quartier Al-Fakhari de la municipalité d’Abassam, une autre partie étant sur les terres de Khuza’a. A la demande des paysans un chiffrage a été réalisé et les techniciens évaluent le projet total à 22 000 dollars. Mais ce projet peut profiter de conduites installées il y a quelques années sur 800 mètres, et non finalisées, l’association à l’initiative n’ayant pu assurer le suivi. En réhabilitant ce matériel, on réduit le coût du projet : l’estimation finale du projet ici proposé est alors de 17 500 dollars (15 000 euros).

L’UJFP se tourne à nouveau vers vous individuellement, et va s’adresser aussi à de nombreuses associations susceptibles de contribuer à ce projet.
Comme nous l’avions fait pour le château d’eau, nous ouvrons cette campagne de crowdfunding.

Vous pouvez contribuer :
- Par chèque à l’ordre de l’UJFP, en précisant au dos "Urgence Gaza" et envoyé à :
UJFP - 21ter rue Voltaire - 75011 PARIS
- En ligne par HelloAsso


Notre article du 21 novembre 2016

Inauguration du château d’eau de Khuza’a
Les villages de Khuza’a et d’Abassam au Sud-Est de la bande de Gaza, ont payé un prix très lourd en terme de morts et de destructions pendant "bordure protectrice" (juillet-août 2014).

Les paysans ont eu comme priorité, avant même la reconstruction des habitations, de remettre leurs terres en état. Ces terres sont riches et indispensables à la population qui veut produire et ne pas vivre en assistée.

L’eau est très bonne à Khuza’a (ce qui est exceptionnel dans la bande de Gaza) mais la pénurie d’électricité interrompt le pompage et interdit donc un arrosage régulier au moment où c’est indispensable. Du coup, les dernières récoltes ne sont pas parvenues à maturité.

Suite à la visite de deux membres de l’UJFP en mai-juin 2016, l’association a lancé début août 2016 une souscription pour la construction d’un château d’eau à Khuza’a destiné à permettre une irrigation permanente pendant les récoltes.

En deux mois, 21700 euros ont été collectés, essentiellement en France mais aussi dans les pays voisins. Une partie vient de grosses associations solidaires de la Palestine ou de syndicats et l’autre de simples citoyen-ne-s ou de personnalités.

Cette somme est intégralement arrivée à Khuza’a. Le château d’eau est achevé malgré les pénuries de ciment et son inauguration est prévue le 22 décembre en présence de la population et des représentants de la société civile. Il porte de façon visible le sigle de l’UJFP.

Nous mettons ce château d’eau sous la protection des consciences morales du monde entier.

Le Bureau national de l’UJFP le 20 décembre 2016


notre article du 9 octobre 2016

Communiqué de l’UJFP : les travaux du château d’eau de Khuza’a ont commencé
En plein mois d’août, l’UJFP a relayé l’appel du mokhtar Abu Jamal de Khuza’a.
Khuza’a est un village de 15000 habitants situé dans la « zone tampon » de la Bande de Gaza. Pendant le massacre de Bordure Protectrice, le village a été occupé, ses habitants blessés, tués ou chassés de chez eux, les habitations et les installations pulvérisées, les terres rendues inutilisables.
Dès le cessez-le-feu, les paysans ont remis en état les terres et recommencé à cultiver. Ils refusent de devenir des assistés et veulent pouvoir nourrir la population. Il y a de l’eau à Khuza’a mais, à cause des incessantes coupures d’électricité, elle ne peut pas être pompée aux moments où elle est indispensable pour ne pas perdre les récoltes.
D’où la nécessité de construire un château d’eau.
L’appel du mokhtar Abu Jamal relayé par l’UJFP a dépassé toutes nos espérances. Il nous fallait 13000 dollars soit un peu plus de 12000 euros, nous en avons recueilli près de 20000.
Les dons sont venus pour moitié de militant-e-s pour la Palestine, de simples citoyen-ne- touché-e-s par la situation à Gaza ou de personnalités. L’autre moitié est venue de très nombreuses associations locales ou nationales et de syndicats qui défendent tous les jours les droits du peuple palestinien.
C’est dire si, absente des médias français et des préoccupations gouvernementales, Gaza est présente dans les cœurs et dans le mouvement de solidarité.
Déjà 12 000 euros sont arrivés à Khuza’a et les travaux ont commencé le 1er octobre.

Pour la somme restante, les besoins de Khuza’a sont immenses (la clinique a été détruite, il manque des puits, beaucoup de familles n’ont toujours pas de maisons en dur) et les habitants de Khuza’a décideront comment utiliser l’argent de la solidarité.
Nous suivrons leur projet et vous en tiendrons informés..
Nous vous joignons une photo du mokhtar Abu Jamal le premier jour des travaux.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution des travaux et de la mise en eau.
Encore merci à tou-te-s
Le Bureau national de l’UJFP, le 2 octobre 2016


Notre article du20 septembre
Message de Pierre Stambul le 16 septembre :
1 - Vous avez été nombreuses et nombreux à répondre à l’appel de l’UJFP "Un château d’eau pour Khuza’a".
En plein mois d’août, nous sommes parvenus à réunir la somme nécessaire. Nous avons reçu du mokhtar Abu Jamal et de toute son équipe des remerciements chaleureux.
L’UJFP publiera bientôt un communiqué. Vous serez tenus au courant de l’avancée des travaux qui vont commencer la semaine prochaine.

2 - Notre livre "chroniques de Gaza" est sorti. On peut le commander à son libraire. A partir de 10 commandes, vous pouvez nous écrire et on transmettra à l’éditeur. Ce livre relate (avec des photos) tout ce que les dizaines de personnes rencontrées nous ont décrit lors de notre voyage de mai-juin à Gaza. Il montre comment, malgré la vie dans une cage, la population résiste et survit.


Notre article du 2 septembre 2016
Gaza est sous strict blocus militaire depuis plus de 10 ans, par décision politique d’un État membre de l’ONU. Un million-neuf-cent mille personnes y sont enfermées. A peine interrompue par les vagues de bombardements meurtriers (grossièrement tous les deux ans), un peu d’aide institutionnelle parvient à ce morceau d’humanité concentrée entre barbelés et miradors modernes sur terre et navires de guerre sur mer : une agence spécialisée de l’ONU distribue de façon routinière une aide en nature, parcimonieuse, à ceux qu’elle a enregistrés, depuis plusieurs générations, comme réfugiés ; l’ensemble des agences onusiennes, un certain nombre de consulats, observent et publient des rapports. Les destructions, l’essence absente, l’électricité rare, le peu d’eau disponible menacée par l’envahissement imminent de la nappe phréatique, sont documentés. L’horreur continue.


Pour la survie, pour l’honneur, pour desserrer le collier de l’assistanat, les Gazaouis répondent : produire coûte que coûte.

La société gazaouie résiste, c’est à dire survit. Continue à faire jouer toutes ses ressources matérielles et humaines : étudier, enseigner, soigner, réparer, (re)construire, transformer, communiquer, commercer, pêcher, cultiver. Enfermée, marché captif au sens le plus brutal du terme, mais défendant bec et ongles jusqu’aux plus fragiles zones d’indépendance.

Dans cette lutte, la terre est un enjeu essentiel. Les villages amputés cultivent, sous les balles s’il le faut, ce qui leur reste de terrains. Dans le tissu semi-urbain se nichent les vergers, sur les terres ouvertes jouxtant les grilles de la cage, les paysans ont installé des maraichages, aussi loin que possible, puis des céréales, qui demandent peu de présence et exposent donc moins les cultivateurs aux tirs – sauf aux périodes cruciales des semailles et des récoltes.

Le village de Khuza’a au sud-est de la bande de Gaza est un exemple de cette lutte des paysans pour la mise en valeur de la terre. Depuis de nombreuses années, en lien avec les solidaires internationaux, ils regagnent mètre par mètre les terres interdites de la zone tampon. Ils remettent encore en culture les champs défoncés par les tanks pendant l’été 2014. Familles de cultivateurs, associations, municipalité, militants politiques, chefs traditionnels (mokhtars), tous sont arcboutés dans le refus des friches et de l’assistanat.

La bataille de l’eau et la demande du mokhtar Abu Jamal : un château d’eau pour Khuza’a.

Khuza’a a la volonté, l’expertise, l’obstination. Khuza’a a une bonne nappe phréatique. Mais la récolte 2016 a été ruinée par l’incapacité d’irriguer au moment crucial du mûrissement : la fourniture d’électricité réduite à 4 heures par 24 heures empêche de remonter l’eau des forages sur une durée compatible avec les besoins des plantes. Le mokhtar Abu Jamal avait pris la tête d’une délégation du village auprès de la puissance publique de Gaza, demandant un allongement exceptionnel de la fourniture d’électricité. Devant l’échec, il en appelle au mouvement de solidarité avec un projet
simple : stocker l’eau en hauteur, pour la rendre disponible au moment où elle est indispensable.

Le château d’eau pour Khuza’a : en pratique.

1) le projet : réaliser un château d’eau rustique, permettant que l’eau soit relevée aux moments où l’électricité est fournie, et disponible pour les cultivateurs 24h/24.
Le forage effectué par Abu Jamal est de qualité, capable de produire un débit important : 70 à 80 familles pourraient irriguer leur terre à partir de ce point.
Singularité par rapport à la situation des terrains plus proches de la mer, l’eau est douce, presque buvable, excellente pour la culture.

La zone est essentiellement plate, la hauteur nécessaire pour un stockage de l’eau efficace est estimée de 12 à 13 mètres.

2) Le coût de l’opération est estimé à 13 000 US$. Ce coût est essentiellement tributaire du coût des matériaux.

3) Nous comptons sur vous : il y a urgence à trouver cette somme dans les plus brefs délais.
Nous vous tiendrons au courant régulièrement de l’évolution de la collecte.
L’UJFP va s’adresser aussi à de nombreuses associations susceptibles de contribuer à ce projet.

Pour effectuer votre don, merci de cliquer sur le bouton paypal en bas de cet article :
http://ujfp.org/spip.php?article5069

ou adresser un chèque à l’ordre de Palestine 13, avec au dos la mention "un château d’eau pour Khuza’a" à notre adresse :
Palestine13 c/o La Cimade, 8 rue Jean-Marc Cathala, Marseille 13002 Marseille
Nous transmettrons un chèque global à UJFP Urgence Gaza, et nous vous ferons parvenir un reçu fiscal.

3) Les deux personnes contact sont Sarah Katz et Pierre Stambul. Vous pouvez nous joindre à l’adresse mail suivante : chateaudeaugaza@gmail.com

à voir aussi sur le site de Palestine13 :

Mercredi 4 mai 2016 : l’émission "une heure en Palestine" a été entièrement consacrée à une rencontre avec Sarah, qui revenait de Gaza

18 jours dans la cage de Gaza - Sarah Katz et Pierre Stambul. Interview dans le mensuel Courant Alternatif n ° 262 (été 2016)

Navigation

AgendaTous les événements

Sites favoris Tous les sites

8 sites référencés dans ce secteur