"Nakba. Pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël" - ’Éléonore Merza Bronstein de De-Colonizer présentera son ouvrage le 4 décembre à Martigues

Éléonore Merza Bronstein présentera son ouvrage le 4 décembre à 18h 30 à Martigues
au café associatif "le Rallumeur d’Etoiles".
Une soirée qui s’annonce passionnante.
N’hésitez pas à nous contacter (asso.palestine13@gmail.com pour proposer ou demander du co-voiturage.


Livre du lundi : NAKBA - Pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël
un ouvrage d’Eitan Bronstein Aparicio et d’Éléonore Merza Bronstein

En 1948, 750 000 Palestiniens sont expulsés de leur terre et 615 localités sont détruites pour établir l’État d’Israël. C’est ce qu’on appelle la Nakba (« catastrophe » en arabe), terme tabou hier et entré dans le vocabulaire israélien aujourd’hui, bien que honni par certains. Quinze ans de combat politique ont été nécessaires pour placer la Nakba au centre des débats pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne. Une lutte de premier plan contre les pages sombres d’une histoire coloniale qui a débuté à la fin du XIXe s. et qui continue de nos jours.

Ce livre s’ouvre sur le parcours d’Eitan Bronstein, le principal chef de file de ce changement politique. Comment un jeune kibboutznik, sioniste de gauche, est-il devenu une des figures les plus radicales de la gauche antisioniste israélienne ? Parallèlement à son récit qui lie l’histoire personnelle à la grande histoire, cet ouvrage nous permet de mieux saisir comment les Israéliens voient la Nakba et leur sentiment face au droit au retour des réfugiés palestiniens, et de facto de mieux comprendre la société israélienne. À travers ces pages, apparaît l’espoir qu’une nouvelle génération d’Israéliens puisse se libérer d’une identité collective coloniale, afin de pouvoir imaginer une cohabitation plus juste, une terre légitime pour tous.

Prix en librairie : 20 € TTC

les auteurs

Eitan Bronstein Aparicio est arrivé d’Argentine en Israël en 1965, à l’âge de 5 ans, il rompt avec le sionisme assez tardivement après avoir fait son armée. Il fonde l’ONG Zochrot en 2001 pour sensibiliser le public sur la Nakba et, avec Éléonore Merza en 2015, le centre de recherche alternatif De-Colonizer pour créer des outils en vue de la décolonisation d’Israël.

Il est diplômé de l’Open University de Tel Aviv où il a obtenu un B.A (master 1) de sciences sociales et de l’université de Bar Ilan (Israël) où il a obtenu un M.A (DEA- master 2) en herméneutique. De 1991 à 2004, il a occupé le poste de coordinateur des rencontres et des projets entre Juifs et Arabes à l’École pour la Paix de Neve Shalom-Wahat-al-Salaam. Acteur majeur de la société civile en Israël, il a également travaillé dans de nombreuses organisations politico-éducatives comme ACRI (Association for Civil Rights in Israel), IPCRI (Israel/ Palestine Centre for Research and Information) ou encore l’Adam Institute for Democracy and Peace.

Fort de son expérience auprès de Zochrot, de sa grande connaissance du terrain politique alternatif israélien qu’il contribue à animer depuis près de vingt ans et de sa reconnaissance comme acteur de la lutte par de nombreux Palestiniens, il a cofondé De-Colonizer dont il est aujourd’hui le codirecteur. Régulièrement sollicité en tant qu’expert sur la Nakba en Israël et sur le droit au retour des réfugiés palestiniens, il est également vidéaste, écrivain et conférencier.

Éléonore Merza Bronstein est anthropologue du politique (docteure EHESS) et spécialiste de la société israélienne contemporaine ; elle est chercheure associée au IIAC-LAIOS (unité mixte de recherche CNRS-EHESS) et co-directrice de De-Colonizer. Fille d’une juive et d’un musulman expulsé de sa terre natale du Golan en Syrie en 1967 par Israël, elle a décidé d’y fonder sa famille comme un pied de nez à l’histoire sans pour autant accepter d’être israélienne.

Après avoir consacré sa thèse aux dialectiques d’identification et aux négociations identitaires des minorités non juives en Israël, elle a obtenu un post-doctorat au Centre de recherche français à Jérusalem au cours duquel elle a continué à explorer les modalités de citoyenneté non juive et la condition minoritaire dans les mouvements sociaux. Elle a en particulier travaillé sur l’absence de la question palestinienne et de l’occupation dans le mouvement social « J14 » de l’été 2011. Elle poursuit actuellement ses recherches sur l’ethos national et les politiques d’identité nationale et continue à interroger le « vivre ensemble » (ou son impossibilité structurelle) dans l’Israël contemporain. Elle suit depuis de nombreuses années différents groupes militants de ce qu’on a l’habitude d’appeler « la gauche radicale » (comprise comme non sioniste), elle a notamment effectué un terrain ethnographique de près de trois ans auprès des militants de Zochrot où elle a également été bénévole. Enfin, c’est une lecture coloniale de la situation en Palestine / Israël qui lui permet d’envisager les modalités de réparation traumatique mais aussi une paix juste et durable dans la région. Cette lecture permet d’envisager de nombreux ponts et dialogues avec les spécificités d’autres situations coloniales. Elle a enseigné quatre années à l’EHESS à Paris et a été chargée de cours sur le conflit israélo-palestinien à Télécom SudParis. Régulièrement sollicitée par les médias francophones et anglophones, elle est aussi photographe, écrivain, réalisatrice de documentaires et conférencière.

Navigation

AgendaTous les événements