film AFLAM : DEGRADE un film qui nous parle de Gaza

le 2 décembre / 21h00 / MuCEM
Dégradé

Une famille mafieuse a volé le lion du zoo de Gaza et le Hamas décide de lui régler son compte ! Prises au piège par l’affrontement armé, treize femmes se retrouvent coincées dans le petit salon de coiffure de Christine. Le temps d’une après-midi, ce lieu de détente va devenir la scène survoltée où se confrontent et se révèlent les personnalités hautes en couleur de chacune.

Les frères jumeaux Tarzan et Arab Nasser sont à Gaza. Ils étudient les beaux-arts à l’université Al-Aqsa et se passionnent pour le cinéma. En 2013, ils réalisent leur premier court-métrage Condom Lead. Le film est sélectionné en Compétition Officielle au Festival de Cannes. Forts de ce succès, ils réalisent ensuite un premier long métrage, Dégradé.

http://www.lesrencontresdaflam.fr


le film DEGRADE sera présenté au MUCEM le dimanche 14 août 2016 à 15h et 18h

la bande annonce

Un film Palestinien au Festival de Cannes 2015 : DEGRADE

"Une famille mafieuse a volé le lion du zoo de Gaza et le Hamas décide de lui régler son compte ! Prises au piège par l’affrontement armé, treize femmes se retrouvent coincées dans le petit salon de coiffure de Christine. Ce lieu de détente devenu survolté le temps d’un après-midi va voir se confronter des personnalités étonnantes et hautes en couleur, de tous âges et de toutes catégories sociales..."


Rencontre avec les deux réalisateurs Arab et Tarzan Abunasser


Pourquoi un « salon de beauté » à Gaza ?
Ce salon de coiffure, ce décor que nous avons créé, avec ses couleurs, ses miroirs, représente notre vision de Gaza : un petit coin de paradis au milieu d’un terrible merdier.

Un « coin de paradis » figuré par un huis clos entre femmes ?
Les femmes gazaouïes sont comme toutes les femmes du monde, même si leurs souffrances sont spécifiques ici. Pour changer quelque chose à Gaza, nous avons besoin des femmes. Elles sont des héroïnes parce que, malgré la guerre, elles sont du côté de la vie. Dans le film, la guerre se déclenche à l’extérieur du salon, mais les femmes continuent de se parler, d’aimer. Elles veulent être belles dans l’espoir d’un rendez-vous galant, d’un mariage… Alors que les tirs sont omniprésents, mettre du rouge à lèvres peut devenir une forme de résistance : rester « humain » malgré les circonstances, être du côté de l’espoir.

Dans quelles conditions avez-vous pu tourner le film ?
Au début du tournage, en 2014, une nouvelle guerre s’est abattue sur Gaza. L’armée israélienne a tué des milliers de civils en trois semaines. A ce moment-là, nous nous sommes posé la question de notre sujet qui porte sur les conflits entre Palestiniens alors que notre peuple se faisait massacrer. Nous avons finalement décidé de le garder parce que le plus important pour nous était de parler de la vie. La mort est couverte par les médias qui ne se préoccupent pas de rendre compte de la vie quotidienne. En se concentrant sur un conflit interne aux Palestiniens, nous avons essayé de nous émanciper de ce qu’on attend de nous, cinéastes palestiniens. Mais notre volonté d’émancipation a une limite, celle de la réalité…
Propos recueillis par Annick Peigné-Giuly

POUR EN SAVOIR PLUS
critique du film dans la revue Jeune Afrique :
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2836p114.xml1/
rencontre avec les réalisateurs dans Télérama :
http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2015/a-cannes-avec-arab-et-tarzan-nasser-les-jumeaux-scintillants-de-gaza,126753.php

Lien avec le distributeur
http://www.mille-et-une-films.fr/degrade

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