Des centaines de réservistes de Tsahal ...
... exhortent le chef d’état-major à « éradiquer le terrorisme juif » en Cisjordanie
Publiée en pleine confrontation à Qusra, la pétition accuse le commandement de Tsahal de laisser les troupes sans les moyens d’endiguer les violences nationalistes et avertit que les colons extrémistes mettent en péril les soldats, les Palestiniens ainsi que la stabilité régionale.
Publié : Ynet Global | 26/12/08 | https://www.ynetnews.com/article/hjtv9atlgx
Plus de 300 réservistes de Tsahal ont signé une pétition appelant le chef d’état-major, le général de corps d’armée Eyal Zamir, à prendre des mesures décisives contre ce qu’ils qualifient de « terrorisme juif » en Cisjordanie, alors que les tensions s’intensifient près du village palestinien de Qusra.
La pétition, intitulée « Lettre des réservistes contre le terrorisme juif », a été publiée mercredi alors que des colons extrémistes continuaient de se rassembler près de Qusra ; selon les Palestiniens, trois familles y sont de fait assiégées. Les signataires reprochent au haut commandement militaire de ne pas fournir aux troupes l’autorité et les moyens nécessaires pour prévenir les incidents répétés de violence nationaliste.
Des colons bloquent les routes avec des pierres et affrontent les soldats israéliens à Qusra - Taboola (Prises d’écran de la vidéo à https://www.ynetnews.com/article/hjtv9atlgx )
« Nous sommes des soldats réservistes ayant servi des centaines de jours depuis le 7 octobre, notamment en Cisjordanie, où nous avons risqué nos vies pour la sécurité d’Israël », indique la lettre. « Nous sommes déterminés à continuer de défendre Israël, mais nous avons le sentiment que le commandement de Tsahal nous laisse seuls sur le terrain et ne nous soutient pas. »
Les réservistes ont expliqué être régulièrement envoyés pour séparer Israéliens et Palestiniens lors de situations que l’armée qualifie souvent d’« incidents de friction », tout en étant dépourvus de ce qu’ils décrivent comme un véritable mandat pour prévenir les violences avant qu’elles n’éclatent.

