En 2022, rejoignez Palestine 13

jeudi 6 janvier 2022

Entre pandémie et défi liés au climat, l a Palestine n’est pas actuellement à la une des médias et des agendas politiques, et pourtant chaque jour amène son lot de souffrance des palestiniens et des palestiniennes, son lot de morts et de blessés, d’emprisonnements sans jugement, son lot d’expulsion des palestiniens et d’accroissement des colonies israéliennes , son lot d’injustices dans tous les domaines éducatifs, sanitaires, social, économiques, chaque jour se poursuit le blocus de Gaza, quand ce ne sont pas des bombardements sur des populations privées, en grande partie, d’eau, d’électricité et de produits de première nécessité. Mais chaque jour apporte aussi son lot de résistances, de créativité et de soif de vivre.

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Quand on va en Palestine et que l’on demande que faire, nous à notre petit niveau, les palestiniens nous répondent invariablement : témoignez, dites au monde que nous sommes vivants et que nous résistons.

Dans cet article nous allons partager des témoignages de marseillaises et de marseillais qui s’engagent pour la Palestine, elles s’appellent Juliette, Brigitte, Geneviève, Claudette, Danièle, Christiane, Rawand, Marie-Thé, Denise et Marianne, ils s’appellent Thierry, Jean Yves, François, Bertrand, Bernard, Mohamed, Guillaume, Hervé et Olivier. Ils nous ont fait parvenir leurs témoignages et nous allons les partager avec vous

Mais d’abord, le témoignage de celui qui nous a donné l’envie de faire cette émission, Thomas Vescovi, auteur de l’ouvrage « L’échec d’une utopie - Une histoire des gauches en Israël » interrogé lors de l’émission "une heure en Palestine" du du 28 juillet 2021, sur Radio Galère.

La question palestinienne, j’y ai été amené par différents évènements, en particulier l’opération « plomb durci » menée par Israël contre la bande Gaza durant l’hiver 2008 – 2009, qui a été pour moi un véritable traumatisme. J’étais alors lycéen. J’ai été marqué par la violence de l’attaque israélienne, mais aussi par le traitement médiatique, de cette situation d’injustice et de disproportion totale entre les forces en présence. Cela a été un évènement déclencheur car par la suite j’ai vu qu’il n’y avait eu aucune sanction ; donc qu’un état pouvait tuer des enfants et librement massacrer des populations civiles qui vivaient déjà sous blocus illégal. Cela m’a vraiment marqué et cela a déterminé mon parcours étudiant. J’ai fait un Master d’Histoire avec une spécialisation sur le Monde Arabophone. Mon premier travail de recherche a porté sur « Israël Palestine – Les enjeux mémoriels », comment la mémoire des réfugiés palestiniens (la Nakba) est entretenue, et comment elle entre en conflit avec la mémoire officielle israélienne qui prétend qu’en 1948, il n’y aurait pas eu d’expulsion de palestiniens, mais le départ volontaire de palestiniens qui ne voulaient pas vivre avec les populations juives israéliennes.

Après le témoignage de Thomas, celui de Christiane :
Pourquoi je suis venue à FRANCE PALESTINE et à Palestine 13 : pour une question de droit d’abord,
Et d’histoire aussi, parce que Nous, l’Europe, à la suite de la chute de l’Empire ottoman, nous l’avons partagé en créant Israël sans tenir compte des palestiniens.
Je connais un peu le Moyen Orient, je suis allée pour mon travail en Syrie, Irak Jordanie, Liban Egypte. Je pense que ces pays vivent encore le malheur du partage opéré en 1920.
J’ai retrouvé sur Face book, une Syrienne avec qui je travaillais et j’ai eu le plaisir de la recevoir ainsi que ses filles et amies quelques jours à Marseille, elles sont réfugiées depuis 2014 en France. Elles vivent l’exil, elles sont oubliées.

Un autre témoignage : Thierry

"Depuis que je suis allé en Palestine occupée et que j’ai été témoin de la brutalité de la colonisation, des brimades et vexations, de la spoliation des Palestiniens, je ne peux pas rester sans rien faire pour les aider. Et ce qu’ils nous demandent en premier c’est de faire connaitre leur situation et de faire pression sur nos dirigeants pour qu’ils cessent de sou-tenir inconditionnellement Israël.
Comment mieux répondre à leur attente qu’en rejoignant une organisation qui pourra donner plus de résonnance aux actions ? Qui peut coordonner les actions de boycott en partenariat avec les demandes des Palestiniens. Qui peut rassembler et démultiplier les actions en direction des élus et responsables gouvernementaux."

Le témoignage de Marité

"J’ai fait plusieurs voyages en Palestine, ce que j’y ai vu est insoutenable. L’occupation que subit ce peuple depuis plusieurs générations est inacceptable. L’humiliation permanente que les soldats israéliens exercent sur ces gens doit être combattue, elle est insupportable. Je voudrais que mon engagement à l’AFPS serve à ce que la communauté internationale agisse contre le Gouvernement Israélien qui bafoue toutes les lois."

Le témoignage de Danièle
Mon soutien à cette cause est beaucoup passé par la connaissance des évènements, l’enregistrement de films et documentaires sur Israël et Palestine et la participation aux manifestations de soutien aux palestiniens. Si je peux me permettre d’émettre un avis tel qu’il ressort de mon intérêt pour ce qui se passe en Israël, il est un peu désespéré, pour la raison historique qui a fait que l’Etat d’Israël ne s’est pas construit sur un état de Droit mais sur un "fait terroriste ».
Témoignent de ce fait les ouvrages de grands historiens Israéliens et Palestiniens. Ce que titre Ilan Pappé avec son ouvrage « Le nettoyage ethnique de la Palestine », mais aussi Charles Enderlin dans cet ouvrage titré « Par le feu et par le sang »
Quant à l’ouvrage de Michael Sfard « Le mur et la Porte », il se présente sur la quatrième de couverture en ces termes : « Cet ouvrage s’organise autour de huit thématiques fondamentales : déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant post non autorisés, détentions administrative, démolition punitive, assassinats ciblés ».
Il devrait y avoir une instance tierce comme "le tribunal qui juge les crimes contre l’humanité » mais il était absent au départ, lorsque cet État s’est construit sur ce qu’on appelle dans mon métier (de clinicienne) « la violence fondamentale » : c’est à dire "pas de place pour deux".
Dès lors que cet état s’est fondé sur la traque de ceux qui occupaient le terrain avant eux.
Le nombre d’Israéliens qui ne peuvent et ne pourront raconter à leurs enfants ou petits-enfants l’histoire de la maison ou du terrain qu’ils occupent.
Je suis désolée d’apporter si peu d’éclairage du côté de l’espérance.
Ceci dit il y a des initiatives du côté de la vie qui se sont mises en place comme l’association Al Kamandjati (le violon en palestinien) entre les mains des enfants de la musique pour résister au désespoir et à l’escalade des projectiles.

Le témoignage, de François
C’est comme touriste ordinaire en Israël, sans aucune culture historique ou politique sur le sujet, que j’ai rencontré la Palestine. L’acharnement des guides à refuser de me laisser aller à la rencontre des Palestinien.ne.s, de visiter les villages palestiniens, m’a fait découvrir le silence imposé au sujet de l’autre-là, et le silence en général autour de cette Palestine. Lors du voyage qui a suivi, deux ans et quelques lectures plus tard, avec les « Missions Civiles de Protection du Peuple palestinien », j’ai réalisé l’acharnement des militaires israéliens à empêcher tous les Palestiniens de circuler, à l’intérieur de la Cisjordanie : la violence physique et symbolique des checkpoints (plus de 700 alors dans toute la Palestine), qui n’avait rien à voir avec le motif officiel de la sécurité d’Israël, m’est apparue pour ce qu’elle était : une entreprise de confiscation du temps et de l’espace des Palestiniens, une entreprise pour faire taire la voix de l’autre, le faire disparaître, dans le droit fil de toutes les entreprises coloniales. Depuis, j’entends chaque jour la voix de la Palestine, quelle que soit l’épaisseur des murs construits pour l’étouffer. Palestine vivra !

Le témoignage de Marianne,
j exprimé ma solidarité avec les Palestiniens en achetant leurs magnifiques produits alimentaires et artisanaux sur des sites de soutien comme Le Philistin ou Solivr... Dates, tisanes, cosmétiques, keffieh, poteries... J’ai aussi correspondu plusieurs années avec un détenu palestinien via le groupe Prisonniers de l AFPS. Il m écrivait en arabe et des voisins traduisaient ses lettres...et lui donnaient de leurs nouvelles et je répondais en anglais. Il lisait mes lettres à d’autres détenus. Des enfants de la bibliothèque lui avaient envoyé des dessins et il leur avait répondu. J’ai trouvé des timbres israéliens sur un site pour qu’il puisse me répondre. Cet échange a été très fort pour moi.

Le témoignage que Bernard
Ce qui m’a toujours frappé dans mon soutien à la Palestine, c’est la capacité des palestiniens, malgré la féroce occupation de leurs terres d’être soucieux de lutter, aussi, sur le terrain culturel. Deux exemples me semblent décisifs celui du cinéma et celui du projet de Musée d’art moderne et contemporain de Palestine mené avec l’aide de l’institut du monde arabe. Pour le cinéma, il y a les cinéastes/producteurs de l’intérieur May Odeh ou Ameen Nayfeh réalisateur de Deux cent mètres, les cinéastes palestiniens domiciliés côté israélien notamment Elia Suleiman, enfin les cinéastes palestiniennes et palestiniens de la diaspora notamment Annemarie Jacir, réalisatrice du film Le sel de la Mer ou Ani Abou Assad réalisateur du Chanteur de Gaza. Sans oublier Arab et Tarzan Nasser pour Gaza mon amour et le petit dernier Abdallah El Katib présent à Cannes cette année dans la sélection de l’ACID : avec Little Palestine, journal d’un siège, dans lequel il a filmé la fin du camp de Yarmouk en Syrie. Le projet du Musée d’art moderne et contemporain de Palestine dont la collection est hébergée pour l’instant à L’institut du monde arabe continue à prendre forme. Malgré des obstacles essentiellement de localisation, les initiateurs du projet, Elias Sanbar ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, et l’artiste Ernest Pignon-Ernest continuent d’exposer la collection, qui a reçu de nombreux dons d’artistes, notamment des œuvres de l’artiste égyptien Hamed Abdallah, l’algérien Rachid Koraïchi, les artistes français Claude Viallat, Robert Combas, Hervé di Rosa, et Ernest Pignon Ernest. Cette collection s’intitule pour l’instant : Collection itinérante en exil. Un appel fort à la fin de son exil, et pour son installation en Palestine.

Le témoignage de Mohamed suite à son voyage en Cisjordanie
Ce voyage a changé ma vie,
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont motivé, aidé, orienté, accueilli ou même juste souri.
Le gérant de l’Hôtel, cet inconnu à Ramallah, Amjad, Hakam et ses amis,
Fayez, Mouna et Odeh, Bilal et sa femme et pour finir Hisham.
J’ai été frappé par leur espoir, quand ici on désespère.
Je pensais voir un peuple en ébullition, j’y ai vu des hommes pleins de compassion.
Je voyais des problèmes, eux voyaient des solutions.
Ils vivent sous l’occupation, chaque moment passé à leurs côtés fut une leçon.
Je suis parti pensant les aider, au final ils m’ont sauvé.

Voyage toujours avec le témoignage de Denise
« Moi, je ne t’oublierai pas, Palestine » chantait Fairouz, la grande chanteuse libanaise.
Comment oublierai-je le peuple palestinien, victime d’une occupation israélienne féroce ?
Occupation faisant fi du Droit International, des Résolutions de l’ONU, soutenue implicitement par de nombreux dirigeants politiques européens.
Occupation accompagnée d’une colonisation galopante, morcelant de plus en plus cette Terre de Palestine.
Comment s’étonner que des jeunes ne se révoltent pas pour crier leur Souffrance, leur manque d’Espoir en l’Avenir, utilisant les outils qu’ils ont sous la main : couteaux de cuisine, tournevis, ciseaux ? Outils dérisoires, même s’ils peuvent parfois entraîner la mort.
La puissante armée d’occupation pourrait facilement neutraliser ces jeunes.
Elle préfère les tuer à bout portant, sans sommation, sans vérification.
Que vaut la vie d’un jeune palestinien, pour un soldat israélien du même âge, qui l’abat de sang-froid ? Sans doute pas grand-chose.
Dans ce contexte de violence, de peur, je vais chaque année en Cisjordanie. J’invite celles et ceux intéressés à la Cause Palestinienne, à m’accompagner à Jérusalem-Est, en Cisjordanie. A écouter la souffrance des gens de là-bas.

Pourquoi la Palestine. témoigne Jean Yves

J’ai toujours haï les armes, la violence et son paroxysme, la guerre.
J’ai également considéré la colonisation comme une guerre, en général à l’avantage du colonisateur.
Militant à l’Union Pacifiste de France, le journal de cette association mentionne souvent Israël comme fauteur de conflit, et petit à petit, mon intérêt pour la cause palestinienne s’est renforcé.
Ceci m’a amené naturellement à militer dans la principale association de soutien à la Palestine, l’AFPS.
Considérant qu’il est impossible de régler un problème en en créant d’autres, je considère aujourd’hui que la solution n’est pas dans la disparition d’Israël, mais dans une évolution qui permettrait d’apporter la justice pour tous les habitants de la région.
Ceci ne pourra malheureusement pas arriver tant que les dirigeants sionistes ne reconnaîtront pas le crime originel que les palestiniens désignent par le terme "Nakba".

Claudette, nous dit pourquoi elle milite pour la Palestine
Mon histoire familiale m’a marquée : avec deux grands pères ayant " fait " la guerre de 1914/18, un père ayant été résistant pendant la guerre de 1939/4, j’étais prédisposée à entendre la voix de peuples qui souffrent de l’agression et de la colonisation. Il y eut, pour moi, le Vietnam, l’Algérie puis la Palestine dans ma prise de conscience. Le cas de la Pa-lestine où je me suis rendue une quinzaine de fois est emblématique d’une occupation que rien ne justifie.

Le témoignage du président de Palestine 13
Je m’appelle Hervé Caderoni, je suis le président de Palestine 13. Je me suis engagé dans cette association, groupe local de l’association nationale France Palestine Solidarité, par rapport à l’injustice faite aux palestiniens depuis de trop longues décennies. Le gouvernement israélien bafoue le droit international et je ne peux pas supporter que la communauté internationale se détourne de ce problème politique et humain. C’était pour moi un engagement militant auquel je tiens particulièrement et c’est pour cela que je veux m’adresser aux auditeurs car Malheureusement les militants de P13 ne sont pas assez nombreux, vieillissent, et certains vont partir vers d’autres cieux.
Ce serait dommage de mettre Palestine 13 en sommeil. Je fais un appel à toutes les bonnes volontés pour trouver un groupe de nouveaux militants. Plus nous serons nombreux, moins la tâche sera lourde.
Indépendamment de nos actions pour soutenir et faire connaître la cause palestinienne, nous avons par exemple, par nos ventes militantes, envoyé régulièrement de l’argent au Secours Médical Palestinien (le PMRS) pour aider cette association médicale à faire face aux problèmes sanitaires à Gaza. C’est une action qui doit perdurer et s’amplifier.
Pour cela et pour continuer à fonctionner correctement il faudrait de nouveaux militants. Je compte sur vous. Contactez-nous asso.palestine13@gmail.com

Le témoignage de Rawand, palestinienne qui vit et travaille à Marseille,

Votre engagement pour la Palestine est un engagement pour une cause juste, qui s’appuie sur des valeurs d’humanité et de justice. L’engagement des militants internationaux est pour nous un soutien indispensable qui nous encourage à poursuivre notre combat. On a besoin de ne pas être seuls.

Claire s’inscrit entièrement dans la perspective de témoigner pour la justice en Palestine.
Mon engagement est basé sur la question du droit international, du droit des peuples à vivre dignement, les syriens, les yéménites, les sahraouis, les afghans, les peuples autochtones, tous les peuples. Mon engagement pour la Palestine est symbolique cet engagement pour la justice partout dans le monde.
Je pense que si les institutions internationales que les peuples ont créés à l’issue des guerres du siècle dernier ne sont pas respectées, on peut dissoudre l’ONU, bruler les conventions internationales et vivre dans la jungle, régie par la loi du plus fort. C’est ce que vivent les palestiniens aujourd’hui. Je suis engagée pour que cette situation ne perdure pas, et je soutien les luttes des palestiniens et des palestiniennes, je suis admirative de leurs résistances, du maintien de leur identité bafouée, du renouveau de leurs résistances populaires, de la vitalité de leur résistance culturelle.
Je parraine un prisonnier politique palestinien, ce n’est pas une tâche très prenante, je lui envoie une carte postale chaque mois, mes cartes ne parviennent pas toutes et elles sont censurées, mais selon les témoignages des prisonniers, cette petite action les aides dans leur dignité et prouve aux geôliers israéliens qu’ils ne sont pas oubliés.

Juliette elle, s’engage à fond au sein du mouvement Boycott Désinvestissement Sanction
Mon engagement pour la Palestine rentre dans le cadre d’un engagement pour la justice. Je ne supporte pas l’injustice alors, je ne supporte pas le sort que l’état israélien fait subir au peuple palestinien.
Etant non-violente, je me suis engagée tout naturellement dans la campagne BDS, boycott, désinvestissement, sanctions qui est un mouvement citoyen, non-violent et anti-raciste. Je pense qu’actuellement, c’est le moyen le plus efficace pour aider à rétablir la justice dans cette région du Moyen-Orient pour un peuple qui mérite de vivre enfin sur sa terre dans un état laïque et démocratique.

Guillaume et Olivier, chirurgiens à l’Institut Paoli Calmette et au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille soutiennent la Palestine par le biais d’actions médicales. A l’instar du professeur Christophe Oberlin qui va chaque année effectuer des opérations délicates à Gaza, ils sont partis en mission en Palestine en décembre 2019.
Cette mission était organisée par l’association Rassemblement Médical pour la Palestine (RMP). Cette mission s’inscrit dans le projet “Développement de la chirurgie gastro-intestinale en Palestine initiée en 2017 avec l’IPC par notre amie Rawand, chercheuse Palestinienne au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM). Les deux chirurgiens sont allés en Palestine pour intervenir au congrès de Chirurgie, visiter plusieurs hôpitaux et rencontrer des professionnels de santé en différentes villes Palestiniennes en Cisjordanie". Des collaborations entre la Palestine et Marseille ont été retardées par le COVID, mais elles reprendront bien sûr.

Un autre témoignage, un autre mode d’action d’un militant marseillais Bertrand
J’ai commencé à m’intéresser à la Palestine à Alger en 1969, où je faisais mon service militaire comme coopérant. J’avais rejoint un "Comité Palestine" où, dans la foulée de mai 68, nous discutions de l’histoire et de l’idéologie du sionisme. Depuis, je me suis toujours intéressé à la question palestinienne, que je considère comme l’une des plus terribles injustices de l’histoire récente.
Il y a une quinzaine d’années, j’ai rejoint le comité de jumelage qui venait de se créer entre notre petit village de l’Aude et un village palestinien (jumelage Jalboun - Bages). Depuis, contre vents et marées, nous organisons des activités pour soutenir ce village et échanger avec lui (école de français, voyages de jeunes dans les deux sens, création d’une maison pour tous à Jalboun,) Cela a été pour moi l’occasion d’y effectuer deux voyages, et d’y nouer des amitiés fortes et durables.
Découvrir la Palestine, toucher du doigt ce que sa population subit depuis 73 ans, créent des moments qui marquent une vie.

Et pour terminer, le témoignage d’un des piliers de Palestine 13, Brigitte
Mon ouverture au sort des Palestiniens remonte à la première Intifada. Manifestations, conférences, articles, débats...m’ont ouvert l’esprit. J’ai adhéré dès sa création à Marseille à l’AMFP (Association médicale franco palestinienne) qui deviendra quelques années après l’AFPS.
Si je continue à m’investir, même très modestement, c’est sans doute en raison des quelques séjours que j’ai eu la chance de faire en Palestine. Le sort des Palestiniens, incarnés dans des visages, m’apparaît de plus en plus insupportable, injuste. Je suis de plus en plus indignée par le silence des instances internationales face à la colonisation galopante, aux situations d’apartheid. Je m’avoue parfois défaitiste, ayant beaucoup de difficultés à penser qu’une réelle amélioration puisse intervenir à court terme, mais le minimum que nous puissions faire est de sensibiliser un maximum de personnes, en apportant d’autres analyses et surtout en soutenant ce peuple qui résiste depuis plus de 70 ans, par des actions de boycott, en particulier.

Nous espérons que ses témoignages vous ont donné envie de nous rejoindre, de la façon qui vous convient le mieux, en boycottant et protestant, en témoignant, en rejoignant notre association Palestine 13, en parrainant un prisonnier ou un enfant, en effectuant un don pour soulager les palestiniens ou pour leur permettre de se soigner, en allant en Palestine dès qu’il sera possible de le faire. Il y a de nombreuses façons de soutenir la Palestine, nous serions heureux de vous avoir à nos côtés.

Bulletin d’adhésion à Palestine 13

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