Israël : une longue histoire de terrorisme

lundi 2 janvier 2023

Par Abdel Bari Atwan

Il faut se souvenir des crimes passés pour comprendre les crimes actuels, explique Abdel Bari Atwan.

JPEG - 98.1 ko Arrestation violente d’un jeune palestinien dans la vieille ville de Jérusalem (Al-Qods) - Le terrorisme est à la base de l’existence de l’état sioniste, et dans sa nature même. Depuis sa fondation jusqu’à sa fascisation extrême actuelle, l’Etat d’occupation a dû sa survie à l’exploitation d’une violence sans frein, étatique comme individuelle, contre la population palestinienne d’origine - Photo : via aa.com

Peu après la publication de vieux documents israéliens révélant que 80 prisonniers de guerre égyptiens avaient été brûlés vifs et jetés dans des fosses communes pendant la guerre de 1967, de nouveaux documents sont apparus sur la campagne de bombardements terroristes qu’Israël a voulu mener en Egypte en 1954.

Le journal Yediot Aharanot a publié des extraits des Mémoires du chef des services de renseignements de l’époque, Binyamin Gibli, dont la publication était jusqu’à présent interdite.

Dans ses Mémoires, il admet avoir activé un réseau d’agents juifs égyptiens pour poser des bombes dans des cinémas, des bibliothèques et d’autres cibles civiles appartenant à des Égyptiens, des Britanniques et des Américains, avec l’approbation du ministre de la défense Pinhas Lavon.

L’objectif était de déstabiliser le régime de Gamal Abdel-Nasser et de monter les États-Unis et la Grande-Bretagne contre lui, pour dissuader le Royaume-Uni de retirer ses troupes d’occupation du canal de Suez et pousser les juifs égyptiens à émigrer en Palestine occupée.

Ce cynique complot terroriste succédait à des attentats à la bombe similaires perpétrés dans des cinémas et autres lieux des quartiers juifs de Bagdad en 1950-51. Ces attentats visaient également à encourager les juifs irakiens à émigrer en les terrorisant et en provoquant des conflits entre eux et leurs compatriotes musulmans et chrétiens.

À cette époque, l’Irak était un modèle de coexistence et de cohésion entre les membres de différentes confessions et sectes. Les juifs irakiens étaient souvent ministres.

Les bombardements de Bagdad ont entraîné l’émigration d’environ 105 000 juifs irakiens vers la Palestine occupée. Nombre d’entre eux regrettent d’avoir quitté l’Irak et accusent le mouvement sioniste d’être à l’origine des attentats qui ont provoqué l’exode de milliers de juifs égyptiens.

Il est nécessaire de réexaminer aujourd’hui ces actes de terrorisme historiques bien documentés, pour plusieurs raisons.

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