Photo Kegham de Gaza, l’archive comme dernier témoin

Au Centre photographique de Marseille, « Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable » expose ce qui reste d’un studio gazaoui fondé en 1944 par un rescapé du génocide arménien. L’inachèvement n’y est plus une posture curatoriale, mais un fait de guerre, le dernier gardien du fonds est mort sous les bombes israéliennes en 2023.
Billet de blog 27 juillet 2026
Guillaume lasserre, Travailleur du texte ; ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
© Courtesy Kegham Djeghalian
Labellisée Saison Méditerranée et Grand Arles Express[1], l’exposition Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable, qui se tient au Centre photographique de Marseille, rue de la Joliette, est conçue par Kegham Djeghalian Junior, artiste visuel arméno-palestinien, directeur artistique et enseignant à la German International University du Caire, dont le travail a déjà circulé au Centre Pompidou, à la Photographers Gallery de Londres ou encore à la Biennale de Sharjah. Il y met en scène l’héritage de son grand-père, Kegham Djeghalian Senior (1915-1981), photographe fondateur du premier studio professionnel de Gaza.
Le parti pris curatorial se veut explicitement anti-archivistique. Plutôt qu’une reconstitution chronologique, l’exposition revendique une « para-archéologie », qui privilégie la fragmentation et s’attache à la matérialité des tirages, refusant la stabilisation d’un récit unique. Le parcours se déploie en quatre sections nommées Le Studio, Gaza Memento, Album de famille et Zoom Call, cette dernière étant consacrée à la circulation, la perte et la médiation numérique des images. Aucune date, aucune légende, Kegham Jr affirme que dater les images « aurait forcé les spectateurs à les regarder à travers le prisme des événements historiques et politiques » de l’enclave[2]. Cette absence, ou plutôt ce refus, est le nœud critique de toute l’entreprise.
Kegham Djeghalian Senior naît en 1915 en Anatolie. Nourrisson, il échappe au génocide arménien en fuyant déguisé en fille aux côtés de sa mère, avant que celle-ci ne meure et qu’il ne grandisse dans un orphelinat au Liban[3]. Adolescent, il s’installe en Palestine, se forme comme apprenti photographe à Jérusalem et à Jaffa, puis épouse Zevart Nakashian en 1944 et s’établit à Gaza, dans le quartier de Zeitoun, où il ouvre « Photo Kegham », rue Omar al-Mokhtar, le premier studio photographique professionnel de la ville. Chrétien d’Arménie parlant à peine l’arabe à son arrivée, il s’intègre pourtant profondément à la société gazaouie, y scolarise ses enfants et y photographie, quarante années durant, mariages, scènes de plage, portraits de studio et bals costumés[4].
Pour lire la suite et surtout, pour voir les photos qui donnent envie d’aller voir l’expo : https://blogs.mediapart.fr/guillaume-lasserre/blog/270726/photo-kegham-de-gaza-l-archive-comme-dernier-temoin?xtor=EREC-83-%5BQUOTIDIENNE%5D-quotidienne-20260727-195218&M_BT=681716689579
Cette vie n’a rien d’un pur roman photographique hors du temps. Lorsque sa famille quitte Gaza pour l’Égypte après la guerre des Six Jours en 1967, Kegham Djeghalian refuse de partir et collabore avec d’autres photographes arméniens de Cisjordanie afin de transmettre des négatifs aux services de renseignement égyptiens, ce qui lui vaut le surnom d’« Al Musawer Al Fedaï », le photographe combattant[5]. Il documente également le massacre de Khan Younès et la Naksa de 1967. Ce pan du personnage, photographe engagé, occasionnellement informateur, témoin volontaire d’événements violents, ne cadre pas aisément avec l’image d’un chroniqueur strictement domestique et festif que privilégie l’exposition ; il mérite d’être rappelé, précisément parce que le parti pris du « sans légende » tend à l’effacer.
Trois boîtes rouges, un archivage interrompu
Kegham Djeghalian meurt à Gaza en 1981. Son studio est repris par son assistant Maurice Tarazi, puis par le frère de celui-ci, Marwan Tarazi, qui continue d’en faire tourner l’activité[6]. Ses négatifs, eux, dorment près de quarante ans, jusqu’à ce qu’en 2018 le père de Kegham Djeghalian Junior découvre par hasard, au fond d’un placard de l’appartement familial du Caire, trois boîtes rouges contenant plus d’un millier de négatifs[7]. Kegham Jr les rapporte à Paris pour les développer et en tire, dès 2021, une première exposition, Photo Kegham of Gaza : Unboxing, montrée à Cairo Photo Week au Rawabet Art Space, déjà construite autour de la notion d’histoire interrompue, un motif que se partagent, précise-t-il, Palestiniens et Arméniens.
Pour compléter son corpus, Kegham Jr se tourne alors vers Marwan al-Tarazi, resté à Gaza et dépositaire d’une partie substantielle des archives originales du studio[8]. Cette collaboration s’arrête net le 19 octobre 2023. Ce jour-là, une frappe aérienne israélienne touche un bâtiment de l’enceinte de l’église grecque-orthodoxe Saint-Porphyre, dans le vieux Gaza, où plus de quatre-cent-cinquante civils, en majorité chrétiens, s’étaient réfugiés[9]. Dix-huit civils au moins y meurent, parmi lesquels Marwan al-Tarazi, son épouse et l’un de ses petits-enfants[10]. L’armée israélienne reconnaît avoir mené le raid, affirmant viser un poste de commandement du Hamas situé à proximité ; le bâtiment de l’église elle-même n’est pas endommagé. Le patriarcat orthodoxe de Jérusalem dénonce un crime de guerre. Selon les informations recueillies par Kegham Jr, ce sont environ 90 % du fonds encore conservé à Gaza qui disparaissent avec Tarazi[11] ; le sort exact des négatifs qu’il détenait demeure à ce jour inconnu[12].
Voilà ce que signifie, très concrètement, le titre de l’exposition. « Inachevable » n’est pas « inachevée ». Le mot ne promet pas une continuation possible, il acte une impossibilité. L’archive Kegham ne sera jamais complétée, non par choix artistique, mais parce que son dernier gardien gazaoui est mort sous les bombes en tenant les négatifs qui auraient permis de la compléter. Le concept curatorial d’« histoires interrompues », forgé dès 2021 par Kegham Jr, a cessé d’être une métaphore : la guerre l’a rendu littéral.
Reste la question posée plus haut : que produit, exactement, le refus des dates et des légendes ? Kegham Jr ne veut pas que le regard du visiteur soit préformaté par le grand récit géopolitique avant même d’avoir rencontré les visages[13]. Sa justification est cohérente et défendable. Le texte accompagnant l’exposition parle, dans le même sens, d’une volonté de « réhumaniser les récits » et de « faire émerger des histoires subjectives ». Le geste protège assurément les sujets photographiés d’une instrumentalisation immédiate. On ne réduit pas une mariée de studio, un bal masqué ou une famille en pique-nique à un argument dans un débat sur le « conflit israélo-palestinien ».
Mais ce geste a un coût. En retirant toute date et toute légende, l’exposition efface aussi ce que Kegham Djeghalian Senior a lui-même choisi de documenter avec une intention politique explicite : le massacre de Khan Younès, la Naksa, son propre rôle de passeur de négatifs vers le renseignement égyptien en 1967. Le photographe fut, par moments, un témoin engagé et même un acteur discret du conflit qui déchirait déjà la région. Le priver de légende, c’est aussi le priver, en partie, de cette dimension-là, au bénéfice, il est vrai, d’une autre, plus intime, mais au prix d’une simplification que l’exposition ne signale jamais comme telle.
Le paradoxe se referme d’ailleurs sur un épisode récent qui n’est mentionné nulle part ici : en octobre 2023, Kegham Jr et la journaliste Dana Al-Sheikh ont publiquement dénoncé la republication, par le site Vice, de leur entretien de 2021[14], amendé selon eux d’une contextualisation trop proche de la propagande israëlienne, avec l’ajout notamment d’une mention sur la prise de pouvoir du Hamas, survenue pourtant des décennies après la mort de Djeghalian Senior[15]. Une « falsification flagrante » affirmait à l’époque Dana Al-Sheikh. « Les images racontent l’histoire de la Palestine et les perspectives d’une vie palestinienne libérée de l’occupation[16] ». L’anecdote révèle que les images ne circulent jamais sans légende bien longtemps. Le silence que s’impose l’exposition n’empêche pas d’autres relais de reconstituer, autour des mêmes photographies, le contexte qu’elle a précisément choisi de taire, et pas toujours dans le sens que souhaiterait l’artiste. Se taire n’est jamais une garantie de neutralité.
Une iconographie du quotidien, malgré tout
Un autoportrait de Kegham Djeghalian Senior le montre en famille sur la plage de Gaza, vers 1952. L’ombre du photographe s’allonge au premier plan, envahissant le sable, tandis que les deux enfants longent la mer quelques mètres en amont. Cette composition classique de l’autoportrait à l’ombre portée est rendue ici presque documentaire par son absence totale d’afféterie. On y voit aussi la photographie de la devanture du studio, rue Omar al-Mokhtar, vers 1960, sur laquelle sept hommes sont alignés devant le rideau de fer, dont un policier en uniforme, image de sociabilité virile ordinaire, mais où la présence de l’uniforme, non commentée, suffit à rappeler que ce studio a toujours vécu sous administration extérieure, égyptienne puis israélienne.
Plus frappante encore, une photographie non datée montre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir descendant d’un petit avion à hélice. Le couple visite la bande de Gaza sous occupation égyptienne en mars 1967, quelques semaines à peine avant qu’Israël ne s’empare du territoire à la faveur de la guerre des Six Jours. Sans légende, l’image se lit comme une simple photographie de rencontre ; avec elle, elle devient un instantané d’avant-basculement, saisi à l’exacte charnière géopolitique que Kegham Jr évite de désigner. Une autre photographie, prise dans la cour d’une école pour réfugiés palestiniens déplacés après la Nakba, montre des enfants juchés les uns sur les autres en pyramide humaine, motif ludique et acrobatique, mais qui ne peut se détacher entièrement, une fois qu’on sait où il a été pris, de la question du déplacement de masse qu’il illustre malgré lui. Face à des femmes à la coiffure gonflante posant fièrement près d’une machine à coudre, ou à des mariées inspirées des studios hollywoodiens, le regard bascule sans cesse entre deux lectures : celle, immédiate, d’une modernité vestimentaire et d’une joie de vivre parfaitement lisibles sans le moindre mot, et celle, différée, d’une société dont on sait, de l’extérieur de la salle d’exposition, qu’elle sera bientôt et durablement déchirée. C’est peut-être là, plus que dans le seul dispositif théorique de la « para-archéologie », que l’exposition trouve sa vraie force formelle, dans cet écart, jamais refermé, entre ce que l’œil voit et ce que le visiteur sait.
Les archives, dit Kegham Jr, incarnent « une rupture des histoires, brisée par la guerre, par le génocide, par l’occupation[17] ». Le mot « génocide » n’est pas anodin dans sa bouche : petit-fils d’un rescapé du génocide arménien de 1915, terme que la Turquie continue de contester officiellement, il l’emploie aussi, on peut le déduire du contexte de ses déclarations, à propos de la guerre en cours à Gaza. Il rejoint, ce faisant, la qualification retenue en 2025 par une commission d’enquête internationale indépendante de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui a dénoncé un génocide en cours à Gaza aux côtés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, ainsi que celle de l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch, qui a documenté en 2025 des actes de génocide et de nettoyage ethnique[18] ; une procédure pour génocide intentée par l’Afrique du Sud contre Israël reste par ailleurs pendante devant la Cour internationale de justice. On notera l’apparente contradiction du geste de nommer chez Kegham Jr, qui refuse la légende sur les images, mais pas le mot, lourd entre tous, dans son propre discours.
Cette double généalogie du deuil, qui s’incarne dans le génocide de 1915 en toile de fond biographique, et dans la guerre de 2023-2025 comme rupture terminale de l’archive, donne à l’exposition une gravité singulière, à mille lieues du seul exercice de mémoire diasporique. Elle inscrit Gaza, une fois de plus, dans une histoire longue de destructions successives : la Nakba de 1948, dont les images du fonds Kegham portent elles-mêmes la trace, des camps de réfugiés aux pyramides d’enfants déplacés dans la cour d’une école, puis la Naksa de 1967, le blocus institué en 2007[19], l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre israélienne d’annihilation et d’annexation qui s’ensuit, accélérant des processus déjà à l’œuvre depuis des décennies[20].
Ce que l’exposition ne peut pas montrer
Au moment où ses lignes sont écrites, au milieu de l’été, l’écrasement de Gaza a dépassé les mille jours, un cap franchi début juillet[21]. Les forces israéliennes continuent de contrôler plus de la moitié du territoire de la bande de Gaza, avec la volonté affichée d’en tenir 70 %[22], et Human Rights Watch évalue à 78 % la proportion des bâtiments de l’enclave endommagés ou détruits par les frappes et les démolitions au bulldozer[23]. Plus de deux millions de Palestiniens vivent toujours, pour la plupart, déplacés au milieu des décombres, dans des tentes ou des immeubles endommagés, sans accès stable à l’eau, à l’électricité ou aux soins[24].
C’est cette Gaza-là qui borde, en creux, chaque image de l’exposition marseillaise. Quand Kegham Jr évoque « une Gaza que nous ne connaissons plus, une Gaza joyeuse, pleine d’espoir, connectée au monde, avec des trains et un aéroport[25] », il s’agit d’un contraste voulu, presque insoutenable, entre la matérialité fragile de négatifs des années quarante à soixante-dix et l’état, documenté par les Nations-Unies et les organisations de défense des droits humains, d’un territoire réduit aux trois quarts en ruines. L’exposition ne montre jamais cette Gaza contemporaine, c’est même, on l’a vu, tout l’objet de son refus des légendes, mais elle ne peut exister, pour le visiteur de 2026, que par contraste avec elle.
La Saison Méditerranée 2026, dont l’exposition constitue l’une des propositions, est portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, mise en œuvre par l’Institut français, et affiche notamment un chapitre consacré à « l’histoire collective des migrations » et un autre à « la construction des récits », sous l’intitulé desquels on trouve, aux côtés de Kegham Djeghalian, une exposition rassemblant quarante artistes et poètes de Gaza à l’Atelier Jeanne Barret. C’est donc l’État français lui-même, par ses administrations culturelles et diplomatiques, qui finance et labellise une programmation dans laquelle Gaza est représentée, au moment même où sa diplomatie est scrutée, commentée, mais aussi critiquée pour sa gestion de ce même conflit. Aucune institution culturelle ne montre une guerre en cours depuis une position neutre, et la Saison Méditerranée ne fait pas exception à cette règle qui vaut pour toute programmation publique.
Un petit-fils sauve l’œuvre de son grand-père, une institution marseillaise l’expose, la mémoire triomphe de l’oubli : il serait aisé de refermer ce texte sur l’idée d’une transmission réussie. Ce serait ignorer ce que l’exposition elle-même refuse d’occulter dans son titre. On l’a vu, l’inachèvement n’est pas ici une figure de style, mais l’expression exacte d’une perte définitive. Les négatifs qui dormaient encore à Gaza sous la garde de Marwan al-Tarazi ont, pour l’essentiel, disparu avec lui, et rien ne permettra plus de savoir ce qu’ils montraient.
Kegham Djeghalian Sr et sa femme sur la plage de Gaza © Courtesy Kegham Djeghalian
Ce que Photo Kegham de Gaza donne à voir, en définitive, ce n’est pas seulement une Gaza disparue, mais la disparition elle-même comme processus toujours à l’œuvre, de 1915 à 2023, du génocide arménien à l’église Saint-Porphyre, une même violence historique frappant, à un siècle d’écart, la famille et l’entourage d’un seul homme et de ses descendants. Toutes les stratégies formelles déployées par Kegham Djeghalian Jr, aussi justifiées soient-elles, ne doivent pas dispenser le regardeur de reconstituer, par lui-même et hors les murs de l’exposition, le contexte que les images ne disent pas. C’est précisément ce que ce texte a tenté de faire, non pour contredire l’artiste, mais parce qu’un silence, aussi respectueux soit-il, appelle toujours quelqu’un pour l’interpréter, lui donner un sens.
[1] Programmation satellite des Rencontres de la Photographie d’Arles.
[2] Jonathan Gornall, « What a rescued photo archive reveals about life before the devastation of Gaza », Arab News, 28 mai 2026, https://www.arabnews.com/node/2645269/middle-east
[3] Dana Al-Sheikh, « Rediscovered Photos of Gaza Reveal a Lesser-Known Side of Its History », Vice Arabia, 23 avril 2021, https://www.vice.com/en/article/unseen-gaza-photos-1940s/
[4] Razmig Bedirian, « The Armenian photographer who captured life in Gaza on camera : ‘People had a personal connection with him’ », The National, 21 juin 2021, https://www.thenationalnews.com/arts-culture/art/the-armenian-photographer-who-captured-life-in-gaza-on-camera-people-had-a-personal-connection-with-him-1.1245472
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Catherine Mazy, « Negatives comes to life », Hadara, s.d., https://hadaramagazine.com/negatives-come-to-life/
[8] La section Zoom Call de l’exposition marseillaise montre des captures d’écran de leurs échanges vidéo de 2021.
[9] Ditmars, « Historic Greek Orthodox church in Gaza hit by deadly missile strikes », The Art Newspaper - International art news and events, 20 octobre 2023, https://www.theartnewspaper.com/2023/10/20/third-oldest-church-in-the-world-struck-by-missiles-in-gaza
[10]« Archives interrupted : Vintage pics show Gaza ‘we no longer know’ », RFI (AFP), 22 mai 2026, https://www.rfi.fr/en/international/20260522-archives-interrupted-vintage-photos-show-gaza-we-no-longer-know
[11] Lise Guéhéneux, « À Marseille, les archives du studio Kegham racontent le quotidien à Gaza sur trois décennies », L’Humanité, 29 juin 2026, https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/bande-de-gaza/a-marseille-les-archives-du-studio-kegham-racontent-le-quotidien-a-gaza-sur-trois-decennies
[12] Jonathan Gornall, op. cit.
[13] Ibid.
[14] Dana Al-Sheikh, op.cit.
[15] Farah Desouky, « Vice Uses Archive of Gaza’s First Photographer for Zionist Propaganda », CairoScene, 28 octobre 2023, https://cairoscene.com/artsandculture/vice-uses-archive-of-gaza-s-first-photographer-for-zionist-propaganda
[16] Ibid.
[17] « Archives interrupted : Vintage pics show Gaza ‘we no longer know’ », op. cit.
[18] Human Rights Watch, « Israël et Palestine, Évènements de 2025 », Rapport mondial 2026, https://www.hrw.org/fr/world-report/2026/country-chapters/israel-and-palestine
[19] Jean-Pierre Filiu, « Quinze ans de blocus sur la bande de Gaza », Le Monde, 19 juin 2022, https://www.lemonde.fr/un-si-proche-orient/article/2022/06/19/quinze-ans-de-blocus-sur-la-bande-de-gaza_6131001_6116995.html
[20] Voir à ce propos Monique Chemillier-Gendreau, Rendre impossible un État palestinien : L’objectif d’Israël depuis sa création, Paris, Textuel, 2025, 160 p.
[21] Cara Anna (The Associated Press), « La bande de Gaza se trouve face à un avenir incertain après 1000 jours de guerre », L’Actualité, 2 juillet 2026, https://lactualite.com/actualites/la-bande-de-gaza-se-trouve-face-a-un-avenir-incertain-apres-1000-jours-de-guerre/
[22] Ibid.
[23] Human Rights Watch, op. cit.
[24] « À Gaza, la nouvelle année commence au milieu des décombres », ONU Info, 2 janvier 2026, https://news.un.org/fr/story/2026/01/1158171#:~:text=Pour%20les%20habitants%20de%20la,de%20guerre%20et%20de%20dévastation.
[25] « Archives interrupted : Vintage pics show Gaza ‘we no longer know’ », op. cit.
Illustration 28Agrandir l’image : Illustration 28
© Courtesy Kegham Djeghalian
PHOTO KEGHAM DE GAZA : UNE ARCHIVE INACHEVABLE. Commissariat : Kegham Djeghalian Junior. L’exposition est présentée pour la première fois en France dans le cadre de la Saison Méditerranée, avec le soutien de l’Institut français et en partenariat avec Photopia et Cairo Photo Week. Elle fait partie de la programmation satellite des Rencontres d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express et s’inscrit dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain.
Jusqu’au 12 septembre 2026.
Du mercredi au samedi de 14h à 19h.
Centre photographique de Marseille
74, rue de la Joliette
13 002 MARSEILLE

