Un raid israélien contre Qalandiya en Cisjordanie fait 51 blessés Palestiniens

dimanche 9 août 2026

Photo : Raid de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Qalandia au nord de Jérusalem occupée le 5 aout 2026. Crédit : @nazzal.bzu / Eye on Palestine.

Les forces israéliennes ont arrêté des dizaines de Palestiniens près de Jérusalem, dans un contexte de recrudescence des violences commises par l’armée et les colons en Cisjordanie.

Une opération israélienne "de grande envergure" menée dans le camp de réfugiés de Qalandiya, en Cisjordanie occupée, a fait au moins 51 blessés parmi les Palestiniens, a déclaré la préfecture de Jérusalem à Al Jazeera.

Jeudi, les forces israéliennes ont démoli des commerces situés près du poste de contrôle de Qalandiya, avant d’imposer un couvre-feu à la ville voisine de Kafr Aqab et de bloquer les routes reliant la zone à Jérusalem.

La Société du Croissant-Rouge palestinien a indiqué que 35 personnes avaient été hospitalisées après avoir été violemment passées à tabac et que six autres avaient été soignées sur place. Une personne a été touchée par une balle en acier recouverte de caoutchouc.

Six autres personnes ont souffert d’inhalation de gaz lacrymogène, selon la PRCS.

L’organisation a indiqué que ses équipes d’ambulanciers avaient été empêchées d’accéder aux blessés depuis tard dans la nuit de mercredi, bien qu’elles aient tout de même réussi à évacuer plusieurs patients, dont des personnes nécessitant une dialyse rénale.

Des soldats israéliens ont tiré des grenades assourdissantes sur des journalistes postés à l’entrée du camp et leur ont ordonné de partir.

Des dizaines de Palestiniens, dont des enfants et des femmes, ont été placés en détention pour être interrogés sur place, à l’intérieur de maisons transformées en centres de détention de fortune, selon les médias palestiniens locaux.

Les forces israéliennes ont également mené un raid dans la ville de Jénine jeudi, abattant un Palestinien et en agressant un autre, selon la Société du Croissant-Rouge palestinien.

Les attaques de l’armée israélienne et les violences commises par les colons à l’encontre des communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée se sont intensifiées ces derniers mois, parallèlement à la multiplication des démolitions de biens palestiniens et à la confiscation illégale de leurs terres.

Les organisations de défense des droits humains ont recensé plus de 11 000 attaques menées par l’armée israélienne et des colons à travers la Cisjordanie rien qu’au cours du premier semestre de cette année - plus de 2 300 Palestiniens ayant été contraints de quitter leur domicile en raison des violences des colons et des restrictions qui en découlent.

Une commission d’enquête nommée par les Nations unies a conclu en juin que les autorités israéliennes avaient à plusieurs reprises manqué à leur devoir d’empêcher des attaques prévisibles menées par des colons, ainsi que d’enquêter et de punir les responsables.

Dans certains cas, les autorités israéliennes ont directement favorisé la violence en assurant la protection de l’armée et en fournissant des armes et des fonds aux colons, ont déclaré les enquêteurs.

Israël a interdit à l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, d’opérer à Jérusalem-Est occupée et a démoli plusieurs de ses installations dans cette ville, notamment près de Qalandiya.

Depuis qu’il a pris en charge les affaires civiles en Cisjordanie occupée, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a approuvé, légalisé ou rétabli plus de 104 colonies illégales et 160 avant-postes agricoles. Parallèlement, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a distribué des milliers d’armes à feu aux colons dans le cadre de programmes de "défense civile" soutenus par l’État.

Les attaques de l’armée israélienne et les violences commises par les colons à l’encontre des communautés palestiniennes de la Cisjordanie occupée se sont intensifiées ces derniers mois, parallèlement à la multiplication des démolitions de biens palestiniens et à la confiscation illégale de leurs terres.

Plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada et la France, ont sanctionné des colons à titre individuel ainsi que des ministres en exercice, tels que Smotrich, pour leur rôle dans ces violences.

Dans l’un de ses premiers décrets après son retour à la Maison Blanche l’année dernière, le président américain Donald Trump a levé les sanctions américaines limitées contre les colons israéliens accusés d’avoir attaqué des Palestiniens.

Source : Al Jazeera

Traduction : AFPS


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