À Gaza, la distribution de l’aide aux Palestiniens tourne de nouveau au “carnage”
La Croix-Rouge a confirmé mardi la mort de 27 personnes après des tirs israéliens près d’un centre humanitaire dans le sud de l’enclave. Le nouveau système de ravitaillement controversé, soutenu par les États-Unis et Israël, est en train de se transformer en “piège mortel” pour les Gazaouis, note la presse internationale.
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“La distribution d’aide à Gaza a de nouveau tourné au carnage” mardi 3 juin, observe Le Temps.
“27 Palestiniens sont morts sous les balles israéliennes alors qu’ils se rendaient au SDS1, le site de distribution sécurisé de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) situé près de la côte, à Rafah”, rapporte la correspondante du Soir à Jérusalem, Cécile Lemoine. Ce bilan d’abord annoncé par la Défense civile de Gaza a ensuite été confirmé par La Croix-Rouge.
“Le système de ravitaillement en aide humanitaire pensé par les Israéliens et soutenu par les Américains se transforme en piège mortel pour les Gazaouis”, estime la journaliste.
L’incident est survenu deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours palestiniens.
Des Palestiniens égarés
Un haut responsable de l’armée israélienne a affirmé au site Axios qu’une enquête était en cours mais que les premières conclusions montrent que les Palestiniens visés par les tirs “se sont perdus” en se rendant au centre d’aide et se sont approchés des soldats par erreur.
La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par l’Etat hébreu qui a privé pendant plus de deux mois la population de Gaza de toute aide humanitaire.
“Dans le cadre du nouveau système de distribution” déployé le 27 mai dernier, “les Gazaouis doivent récupérer l’aide dans un nombre restreint de centres situés dans des zones sous contrôle militaire israélien, gérés par des contractants américains armés”, rappelle la BBC. Les critiques de ce système “estiment que ce modèle oblige les personnes à parcourir de longues distances pour atteindre ces sites” situés dans des zones militarisées à haut risque.
SOURCE : Courrier international
