Arrêtez le massacre à Gaza : l’heure de la responsabilité

vendredi 25 juillet 2025

Par Alexandre Kamarotos, directeur général du Mouvement Défense des Enfants International à Genève.

Pour lire la suite de l’article : https://www.humanite.fr/en-debat/ga...

Le drame qui se déroule à Gaza n’est plus un simple conflit : c’est un massacre, perpétré sous les yeux du monde entier. Nous sommes tous témoins, et, par notre silence ou notre inaction, tous complices du supplice infligé au peuple palestinien.

Un piège humanitaire meurtrier

Récemment, plus de 800 civils ont perdu la vie à Gaza lors d’une prétendue distribution d’aide humanitaire, qui s’est révélée être un piège mortel. Derrière la façade d’une « Fondation humanitaire de Gaza », soutenue par Israël et les États-Unis, se cachait une opération qui a coûté la vie à des innocents, dont de nombreux enfants cherchant simplement à survivre. L’antenne genevoise de cette organisation a été dissoute par l’Autorité fédérale de surveillance des fondations (AFS), mais le mal est déjà fait et continue sous l’œil des caméras internationales.

Des chiffres qui glacent

Les données officielles, probablement sous-estimées, témoignent d’une catastrophe humanitaire sans précédent :

57 680 personnes tuées, dont 17 121 enfants
137 409 blessés, dont 34 173 enfants
11 200 disparus, probablement sous les décombres
95 % des écoles endommagées
Ces chiffres, issus de l’UNICEF, illustrent l’ampleur du désastre.

Les enfants, premières victimes et cible privilégiée

Les enfants paient le prix le plus lourd. Plusieurs observateurs et experts des Nations unies ont qualifié la situation de « guerre contre les enfants ». Le rapport annuel du Secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, présenté en juin au Conseil de sécurité à New York, a enregistré pour la troisième année consécutive un record mondial de violations graves contre les enfants : meurtres, mutilations, déni d’accès humanitaire, autant de drames vécus quotidiennement à Gaza. Les violations sont systématiquement vérifiées selon les protocoles onusiens. L’an dernier, Israël a été ajouté à la « liste de la honte » des États commettant ces crimes de façon répétée. Malgré cela, Israël a rejeté le rapport et refusé toute coopération avec l’ONU. Le rapport 2025 maintient Israël sur cette liste, mais que valent ces efforts pour la redevabilité et l’application du droit international si tout se solde par l’inaction ? Faudra-t-il attendre un quatrième record en 2026 ?

SOURCE : L’Humanité


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