États-Unis. Donald Trump signe un décret visant la CPI

dimanche 9 février 2025

Cette mesure, annoncée alors que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, se trouve à Washington, impose des restrictions financières et de visas aux personnels de la CPI qui aident aux enquêtes de la cour sur les citoyens américains ou leurs alliés.
Publié le 7 février 2025 à 06h00, mis à jour le 7 février 2025 à 06h56

Le président américain, Donald Trump, a signé, jeudi 6 février, un décret visant la Cour pénale internationale (CPI), l’accusant d’“actions illégitimes et sans fondement visant l’Amérique et notre proche allié Israël”.

Ce décret présidentiel impose des sanctions financières et des sanctions en matière de visas aux “individus et aux membres de leur famille qui aident aux enquêtes de la CPI sur les citoyens américains ou nos alliés”, selon CNN.

La chaîne américaine voit là “un effort visant à punir l’organisation”, établie à La Haye, “pour avoir émis des mandats d’arrêt l’année dernière contre de hauts responsables israéliens, dont le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant”.

En novembre 2024, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés à Gaza, ce qu’Israël nie. La CPI a simultanément demandé l’arrestation de hauts dirigeants du Hamas, dont Yahya Sinwar, qui a ensuite été tué.

Les mandats d’arrêt de la CPI contre les deux responsables israéliens avaient à l’époque été condamnés par le président américain d’alors, Joe Biden, qui les avait qualifiés de “scandaleux”. Le cabinet du Premier ministre israélien avait qualifié ces mandats d’arrêt d’“absurdes et antisémites”.

Équivalences

La décision de la CPI de “prendre Nétanyahou pour cible” avait “également suscité des réactions négatives de la part des républicains et des démocrates au Congrès” américain, explique CNN. Ses détracteurs “affirment que ces mandats impliquent une équivalence entre le dirigeant d’un allié important des États-Unis et le chef d’une organisation terroriste”. Le mois dernier, la Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, a voté en faveur d’une sanction contre la CPI, mais le texte a échoué au Sénat.

Ni les États-Unis ni Israël ne sont parties à la CPI, rappelle CNN. Mais ces mandats d’arrêt rendent difficile tout déplacement des responsables israéliens vers l’un des 124 pays signataires, qui serait contraint de les arrêter.

Donald Trump a signé le décret contre la CPI alors que Benyamin Nétanyahou est à Washington cette semaine – le premier déplacement d’un dirigeant étranger depuis le retour du milliardaire à la Maison-Blanche. Cette visite, au cours de laquelle le président républicain a déclaré que les États-Unis allaient “prendre le contrôle” de la bande de Gaza, “vient de sauver la vie politique” du chef du gouvernement israélien, souligne Ha’Aretz. https://www.haaretz.com/israel-news...

Donald Trump avait critiqué à plusieurs reprises la CPI et a pris plusieurs mesures pour la sanctionner au cours de son premier mandat, rappelle la BBC https://www.bbc.com/news/articles/c.... Il avait à l’époque imposé des sanctions aux responsables de la cour qui enquêtaient sur les crimes de guerre commis par les forces américaines en Afghanistan. Ces sanctions avaient ensuite été levées par l’administration Biden.

Source : Courrier international
https://www.courrierinternational.c...


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