Face aux crimes israéliens, l’UE choisit l’inaction et le déshonneur

Le conseil européen des affaires étrangères de l’Union européenne n’a finalement rien statué sur son accord d’association avec Israël, pourtant bafoué. Les 27 se contentent d’un accord sans garantie sur l’aide humanitaire à Gaza.
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Israël ne respecte pas l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) en raison des crimes commis à Gaza et en Cisjordanie. Le service diplomatique européen l’atteste dans une note partagée le 23 juin. Mais les 27 ont choisi, mardi 15 juillet, de ne pas sanctionner. La trêve estivale se chargera du reste : le sujet sera probablement enterré au moins pendant quelques semaines.
La cheffe de la diplomatie européenne a justifié cette dérobade par l’accord arraché à Israël le 10 juillet, qui promet un acheminement « à grande échelle » de l’aide humanitaire à Gaza.
« Nous voyons des signes positifs, on a vu que davantage de camions et de provisions ont atteint Gaza, on voit plus de points d’entrée ouverts et on a aussi vu des lignes électriques être réparées. Mais Israël doit prendre davantage de mesures concrètes pour améliorer la situation humanitaire sur le terrain », a déclaré Kaja Kallas en conférence de presse à l’issue de la réunion. Elle assure que l’application de l’accord sera revue toutes les deux semaines.
Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, faisait écho à ce satisfecit avant de rejoindre la réunion du 15 juillet : « Lorsqu’elle s’en donne les moyens, l’Union européenne est capable de faire bouger les lignes. » L’accord du 10 juillet est pourtant sans garantie.
Il ne statue pas sur le point crucial de la distribution de l’aide à Gaza. Les Israéliens veulent conserver le système de la Fondation humanitaire de Gaza qu’ils contrôlent et qui engendre un chaos particulièrement meurtrier. Les Européens poussent pour un retour de la mainmise de l’ONU et des ONG internationales sur le sujet – seul mécanisme qui permet que l’aide atteigne les bénéficiaires qui en ont le plus besoin.
SOURCE : Médiapart
