« Gaza est un champ de mort », dénonce le chef de l’ONU

samedi 12 avril 2025

Depuis le 2 mars, aucun camion d’aide n’est entré dans Gaza en raison du blocage infligé par l’armée israélienne, laquelle poursuit en parallèle sa campagne militaire sanglante dans l’enclave palestinienne. Une situation insoutenable dénoncée, mardi, par le chef de l’ONU, lors d’une conférence de presse.

Pour lire la suite de l’article : https://news.un.org/fr/story/2025/0...

D’un ton empreint d’urgence et de gravité, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, n’a pas masqué son indignation face à l’évolution de la situation sur le terrain. « Plus d’un mois s’est écoulé sans qu’une seule goutte d’aide ne parvienne à Gaza. Pas de nourriture. Pas de carburant. Pas de médicaments. Pas de fournitures commerciales. Alors que l’aide s’est tarie, les vannes de l’horreur se sont rouvertes », a-t-il déclaré aux journalistes, au siège des Nations Unies, à New York.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies, à New York (archive).
UN Photo/Evan Schneider Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies, à New York (archive).
Outre le blocage de l’aide, depuis le 18 mars, les forces israéliennes ont repris les raids et opérations militaires dans la bande, mettant ainsi un terme à plus d’un mois et demi de cessez-le-feu avec le Hamas. Depuis lors, plus de 1.200 Palestiniens ont été tués, dont au moins 320 enfants, et des centaines de milliers de résidents ont été déplacés par Tsahal, qui multiplie les ordres d’évacuation un peu partout dans le territoire palestinien.

« Gaza est un champ de mort et les civils sont pris dans une boucle mortelle sans fin », a affirmé M. Guterres, dans une formule aussi saisissante qu’accusatrice.

Alors que les hostilités et que les points de passage vers l’enclave restent fermés, le chef de l’ONU a tiré un constat de détresse : l’effondrement du cessez-le-feu a laissé place à un vide humanitaire quasi total.

Le droit international bafoué

António Guterres a jugé la situation actuelle « intolérable au regard du droit international et de l’histoire ». Il a notamment rappelé à Israël ses obligations en tant que puissance occupante, au titre de la quatrième Convention de Genève.

« L’article 55 impose le devoir d’assurer les approvisionnements en nourriture et en médicaments. L’article 56 impose le maintien des services médicaux et de santé publique », a-t-il énuméré, avant de conclure : « Rien de tout cela ne se passe aujourd’hui ».

Alors que le Secrétaire général s’exprimait à quelques mètres à peine de la chambre du Conseil de sécurité, lequel n’a pas adopté de résolution sur la question depuis le mois de mars 2024, des stocks entiers de vivres et de matériel médical étaient toujours bloqués aux points de passage vers Gaza, où les denrées alimentaires vont en s’amenuisant.

Une déclaration conjointe des agences humanitaires de l’ONU, rendue publique la veille, appuyait ce constat : « Les affirmations selon lesquelles il y aurait suffisamment de nourriture pour nourrir tous les Palestiniens de Gaza sont loin de la réalité », peut-on y lire.

SOURCE : Organisation des Nations unies


Agenda

Array

<<

2026

 

<<

Février

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
232425262728