Grève de la faim pour la Palestine des médecins urgentistes pour alerter sur la situation à Gaza

Ils ont décidé de faire une grève de la faim pour alerter sur la situation à Gaza. Des soignants de Marseille qui se sont déjà rendus sur place, témoins directs de la guerre, ont débuté une grève de la faim le 31 mars dernier. Un mouvement citoyen pour alerter et faire en sorte que les frappes cessent.
FR3 : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bouches-du-Rhône, Marseille
Rédigé par Sidonie Canetto avec Sonia Boujamaa journaliste à France 3 Paca
Publié le 04/04/2025
Société
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Des soignants ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer la situation à Gaza. De Marseille à Bruxelles, ils appellent au cessez-le-feu et vont se déplacer de villes en villes pour que les bombardements cessent.
"Témoins directs de l’horreur sur place"
Tous se sont rendus à Gaza et tous veulent rendre compte de leur expérience. C’est notamment le cas d’Imane Maarifi. Cette infirmière a fait partie de la première mission humanitaire médicale française. En janvier 2024, elle rejoint l’hôpital de Khan Youness, dans le Sud de la bande de Gaza pour prêter main-forte aux soignants. Au chevet des blessés, elle capture quelques images. Aujourd’hui, elle témoigne pour que la situation change.
"Je reçois, Mahmoud, un petit garçon de huit ans, dont j’ai les photos, qui arrive avec le pied complètement délabré, avec une balle traversante dans la nuque, une balle traversante dans l’abdomen. Il me raconte qu’il y eut une explosion, qu’il a été soufflé, et qu’ensuite un drone est venu lui tirer une balle dans la nuque, et dans le ventre. Il a huit ans ce petit", raconte l’infirmière, la voix marquée par l’émotion.
Plus d’accès à Gaza
C’est de ce type d’expérience et d’horreur que les médecins témoins veulent faire part. Raconter le quotidien sur place. Car depuis le 2 mars, l’aide humanitaire est à nouveau bloquée à Gaza.
" Nous avons décidé de mettre notre corps et notre santé au service de la lutte pour obtenir un cessez-le-feu, l’entrée massive de l’aide humanitaire", détaille l’infirmière.
Les bombardements ont repris et ces soignants se voient refuser l’accès au territoire.
Samyr Addou Chirurgien orthopédique témoigne "là, j’ai voulu retourner un an après, pour voir l’évolution de la situation, et là, j’ai été bloqué par l’armée israélienne, disant que les chirurgiens n’étaient pas les bienvenus".
Selon Pascal André, Médecin urgentiste infectiologue, "on est rentés comme témoins, on en a encore plein les yeux et les oreilles, dans le nez, ce qui se passe là-bas depuis un an. Nous avons rencontré à tous les niveaux, français, politiques et européens à Bruxelles, Strasbourg, beaucoup de personnes sans que cela ne change rien".
Désormais en grève de la faim, ils prévoient de parcourir la France et la Belgique pour alerter sur les conditions de vie à Gaza.
