Plan militaire d’Israël pour Gaza : la réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU s’est achevée sans projet de résolution

Le représentant du Royaume-Uni a dénoncé un plan qui ne ferait "qu’aggraver les souffrances des civils palestiniens à Gaza".
Une impasse. La réunion d’urgence des membres du Conseil de sécurité contre le plan israélien de contrôle de la bande de Gaza, convoquée au siège des Nations unies à New York, s’est achevée sans projet de résolution, dimanche 10 août. Le représentant du Royaume-Uni, à l’initiative de ce rendez-vous avec le Danemark, la Grèce, la France et la Slovénie), a dénoncé un plan qui ne ferait "qu’aggraver les souffrances des civils palestiniens à Gaza".
"Nous assistons déjà à une catastrophe humanitaire d’une ampleur inimaginable à Gaza", a déclaré de son côté Miroslav Jenca, sous-secrétaire général de l’ONU pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques. S’ils sont mis en oeuvre, les projets militaires israéliens "risquent de déclencher une nouvelle calamité à Gaza, résonnant dans toute la région et provoquant de nouveaux déplacements forcés, des tueries et des destructions", a-t-il martelé.
"Ce n’est pas un chemin vers une solution. C’est un chemin vers davantage de bain de sang", a tancé le vice-ambassadeur auprès des Nations Unies, James Kariuki. Quant à l’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour, il a qualifié les plans d’Israël d’"illégaux et immoraux", appelant à ce que les journalistes étrangers soient autorisés à entrer à Gaza pour témoigner de ce qui s’y passe.
Les Etats-Unis au soutien d’Israël
Indéfectible allié d’Israël, les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité doté d’un droit de veto, ont accusé les nations ayant appelé à la réunion de dimanche de "prolonger activement la guerre en répandant des mensonges sur Israël". "Israël a le droit de décider ce qui est nécessaire pour sa sécurité et quelles mesures sont appropriées pour mettre fin à la menace posée par le Hamas", a déclaré Dorothy Shea, envoyée américaine auprès de l’ONU.
"La pression ne devrait pas être mise sur Israël, qui a souffert de la plus terrible attaque contre le peuple juif depuis l’Holocauste, mais sur le Hamas", a jugé pour sa part le vice-ambassadeur israélien à l’ONU, Jonathan Miller.
A l’extérieur du siège des Nations unies à New York, quelques manifestants s’étaient rassemblés pour réclamer la fin du conflit, encadrés par un important dispositif de police.

