Selon “Ha’Aretz”, l’armée israélienne ordonne de tirer sur les distributions d’aide à Gaza
Dans une enquête parue le 27 juin, le quotidien d’opposition à Benyamin Nétanyahou rassemble les témoignages de soldats de Tsahal qui assurent qu’on leur demande d’ouvrir le feu sur les Gazaouis rassemblés lors des distributions de nourriture. Des accusations rejetées par le gouvernement israélien et la controversée Fondation humanitaire de Gaza (GHF).
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Selon le quotidien israélien Ha’Aretz, l’armée de l’État hébreu ordonne à ses militaires de tirer délibérément sur les civils gazaouis, lors des distributions d’aides humanitaires dans l’enclave palestinienne. Des accusations rejetées par Tsahal et le gouvernement israélien.
“Plusieurs conversations avec des officiers et des soldats révèlent que les commandants ont ordonné aux troupes de tirer sur la foule pour la repousser ou la disperser, même s’il était clair qu’elle ne représentait aucune menace” écrit le quotidien opposé au Premier ministre Benyamin Nétanyahou, dans un long article publié le 27 juin.
“C’est un massacre”, confie un soldat resté anonyme – comme tous les militaires cités dans l’enquête – au journal de centre gauche. “Là où j’étais stationné, entre une et cinq personnes étaient tuées chaque jour. Ils sont traités comme une force hostile. Il n’y a aucune forme de contrôle des foules – pas de gaz lacrymogène –, juste des tirs à balles réelles avec tout ce qui est imaginable : mitrailleuses lourdes, lance-grenades, mortiers. Puis, une fois que le centre [de distribution] ouvre, les tirs cessent et ils savent qu’ils peuvent s’approcher. Notre manière de communiquer, c’est de tirer.”
Civils désarmés
Un autre ajoute que les Gazaouis sont désarmés :
“Je n’ai connaissance d’aucun cas de riposte. Il n’y a ni ennemi, ni armes.”
Selon lui, le nom de l’opération dans son secteur est Poisson salé, l’équivalent du jeu français un, deux, trois, soleil.
Un réserviste déployé dans le nord de l’enclave déplore que “Gaza n’intéresse plus personne. C’est devenu un endroit avec ses propres règles. La perte de vies humaines n’a aucune importance.”
SOURCE : Courrier international
