DES NOUVELLES DES MARCHEUSES ET MARCHEURS POUR LA PALESTINE

Montélimar Le 19 novembre
Ils marchent de Marseille à Paris pour alerter sur la situation à Gaza : « Ce qu’il se passe est terriblement injuste »
Ugo Felloneau - Le Dauphiné Montélimar, le 20 novembre
Partis de la cité phocéenne le 15 novembre pour rallier la capitale en un peu moins de 15 jours, la dizaine de marcheurs a fait étape à Montélimar. Reçus par des militants autour d’un repas, ils ont pu échanger sur la situation des Palestiniens avant de partir en direction de Valence.
Depuis le 15 et jusqu’au 28 novembre, les militants pour l’amélioration de la situation à Gaza marchent de Marseille à Paris. Ils rejoindront la grande manifestation unitaire nationale pour la Palestine le 29 novembre.
Le 19 novembre, ils se sont arrêtés à Montélimar pour rencontrer les militants insoumis. Photo Le DL/U.F.
Faire Marseille-Paris en marchant, c’est le défi que se sont lancé plusieurs défenseurs de la cause Palestinienne. À leur arrivée à Montélimar, le 19 novembre, ils étaient neuf à être accueillis par les militants montiliens. Certains font la route depuis la cité phocéenne, d’autres ont rejoint le cortège au long du trajet. Dans la capitale du nougat, ce sont les militants insoumis qui les ont accueillis, en nombre, au Bistro Latin. Comme de nombreux marcheurs, partis des quatre coins de France pour manifester dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le samedi 29 novembre, ils se sont donné 15 jours pour rallier la capitale.
Ils veulent le « respect du cessez-le-feu par l’État d’Israël »
« Ce qu’on veut demander avant tout, c’est le respect du cessez-le-feu par l’État d’Israël et la libre détermination du peuple Palestinien », détaille Michel, militant au groupe local de l’Association France Palestine Solidarité - Palestine 13, marcheur depuis le départ dans les Bouches-du-Rhône. Pour le chercheur à la retraite, il est important « que le gouvernement israélien prenne conscience des conséquences de ses actes. On veut faire le maximum de bruit pour que les actes remplacent les paroles. »
« La Palestine, c’est un vrai gruyère »
En compagnie d’autres militants, il marche 15 à 20 kilomètres sur les 70 à 100 km qu’ils parcourent chaque jour, en camion, floqué aux couleurs de la lutte avec les affiches colorées, les drapeaux palestiniens et les stickers. Keffiehs autour du cou, ils profitent de ce voyage pour prendre le temps de discuter avec les habitants, de les sensibiliser à la cause palestinienne. « Me lancer dans cette marche c’était un vrai défi, précise Michel. À mon âge [79 ans], j’ai quelques douleurs. Mais marcher pour alerter sur le génocide à Gaza et la situation palestinienne me paraissait impossible à éviter. »
Un peu plus loin, même son de cloche pour Fabienne. Elle est adhérente depuis plus de 20 ans à l’Union Juive Française pour la Paix, qui a notamment permis la construction d’un château d’eau, à Khuza’a, dans le sud de la bande de Gaza. Il a été détruit lors des frappes israéliennes. La retraitée s’est engagée pour les mêmes raisons. « Même en prenant plus large que la bande de Gaza, la Palestine c’est un vrai gruyère. Passer d’une zone à l’autre c’est rencontrer plusieurs check-points. Ce qu’il se passe est terriblement injuste. »


