EN DIRECT - Conférence sur la solution à deux États au conflit israëlo-palestinien

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29 juillet 2025 Paix et sécurité
Bienvenue à notre couverture en direct du 2e jour de la conférence internationale de haut niveau sur la solution à deux Etats au siège de l’ONU, en collaboration avec la Section de la couverture des réunions de l’ONU. Mandatée par l’Assemblée générale, cette réunion de trois jours vise à promouvoir des mesures concrètes pour parvenir à une solution à deux États au conflit israélo-palestinien. Elle comprend des plénières, des groupes de travail et des interventions de hauts responsables de l’ONU et des États membres.
Réunions de l’ONU à New York
Aujourd’hui, 29 juillet : l’Assemblée générale poursuit sa Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États ; le Conseil de sécurité se réunit pour adopter une résolution relative à la République centrafricaine, puis pour débattre sur la question des opérations de paix.
L’aide humanitaire ne doit jamais être conditionnée à des considérations politiques ou militaires, affirme le Japon
(Envoyé spécial du Japon pour le Moyen-Orient)
“Il est impératif que l’ONU et les agences humanitaires puissent agir de manière indépendante et impartiale. À cet égard, nous réaffirmons que l’UNRWA continue de jouer un rôle indispensable dans le soutien aux réfugiés palestiniens dans tout le Moyen-Orient”
En fonction des résultats de cette Conférence, le Japon procèdera à une évaluation approfondie de la question de la reconnaissance de l’État palestinien, y compris du calendrier approprié à cette fin, a annoncé M. Tsukasa Uemura.
Pour lire la suite : https://news.un.org/fr/story/2025/07/1157198?utm_source=UN+News+-+French&utm_campaign=fc3fa89b94-EMAIL_CAMPAIGN_2025_07_29_12_03&utm_medium=email&utm_term=0_0264da9d8f-fc3fa89b94-436937083
Le Bahreïn considère que la crise humanitaire à Gaza souligne “notre responsabilité commune de préserver la dignité humaine” de tous les peuples du Moyen-Orient
“Cet appel a été repris lors du Sommet de Bahreïn de mai 2024, qui a reflété l’engagement collectif des dirigeants arabes en faveur d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien, en convenant de la nécessité de convoquer une conférence internationale pour faciliter les négociations entre toutes les parties concernées”
(M. Abdullatif bin Rashid Al Zayani, Ministre des affaires étrangères de Bahreïn)
Pour le Koweït, “garder le silence sur les crimes commis à Gaza” revient à se rendre complice du “bourreau”
“Nous assistons à une scène humanitaire déchirante qu’aucune conscience vivante ne saurait accepter. Des innocents sont tués aux portes des hôpitaux, et Gaza est privée d’eau, de nourriture et de médicaments.
Y a-t-il quelqu’un pour venir en aide à la population de Gaza ?”
(M. Abdullah Ali Al-Yahya, Ministre des affaires étrangères du Koweït)
L’Afrique du Sud dénonce “l’intention” d’Israël d’annexer la Cisjordanie occupée et la vallée du Jourdain
M. Ronald Ozzy Lamola, Ministre des relations internationales et de la coopération
Cette conférence se tient alors que l’on assiste à la destruction de Gaza et de sa population “dans un acte de génocide éhonté et gratuit, au vu et au su du monde entier”, s’est indignée la délégation sud-africaine.
Rappelant qu’il s’agit d’un “peuple autochtone sur sa terre natale, toujours sous occupation illégale”, elle a relevé qu’il y a une semaine, la Knesset a adopté une motion appelant à l’application de la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie occupée et la vallée du Jourdain, ce qui signale “l’intention d’Israël d’annexer ce territoire”.
Cela pourrait de fait enterrer la solution des deux États et perpétuer la violation flagrante du droit international, notamment des résolutions de l’ONU et des arrêts de la Cour internationale de Justice (CIJ), a-t-elle averti. Pour restaurer la crédibilité de cette solution, elle a exhorté tous les États à reconnaître “de toute urgence” l’État palestinien et à respecter la contiguïté de la Palestine.
La Conférence internationale sur la question de Palestine se poursuit
À l’initiative de l’Arabie saoudite et de la France, la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États se tient à l’Assemblée générale depuis hier, et jusqu’à demain. Une centaine de délégations doivent encore prendre la parole.
Conseil de sécurité
Deux séances ce matin : République centrafricaine et opérations de paix
Ce matin, le Conseil de sécurité tient deux séances.
D’abord une séance d’adoption : il devrait statuer sur un projet de résolution prolongeant les sanctions imposées aux groupes armés opérant en République centrafricaine (RCA) et prorogeant le mandat du Groupe d’experts chargé de surveiller l’application de ces mesures.
Puis une réunion d’information sur le thème “Adapter les opérations de paix à la recherche de solutions politiques – priorités et défis”, au titre du point de l’ordre du jour “Maintien de la paix et de la sécurité internationales”. C’est le Pakistan, qui préside le Conseil ce mois de juillet, qui a convoqué cette réunion. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo, et le Président-Directeur général de l’Institut international pour la paix (IIP), M. Zeid Ra’ad Al Hussein, devraient faire tous trois des exposés.
Fin du direct
Conseil de sécurité
Syrie : des changements majeurs s’imposent en matière de sécurité et de transition politique, exhorte l’Envoyé spécial
Les récents affrontements à Soueïda, dans le sud de la Syrie, ont mis en lumière l’instabilité persistante du pays, exacerbée par des violences intercommunautaires, des interventions étrangères et une crise humanitaire sans précédent, ont souligné, ce matin au Conseil de sécurité, l’Envoyé spécial du Secrétaire général et la Directrice de la Division des opérations et du plaidoyer du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Lire le compte rendu : https://press.un.org/fr/2025/cs16130.doc.htm
Ébranlé par les « horreurs » à Gaza, le monde place ses espoirs dans la Conférence sur le règlement de la question de Palestine qui s’ouvre à New-York
Le Ministre des affaires étrangères de l’Arabie saoudite ouvre
la Conférence internationale de haut niveau sur la question de Palestine.
Lire le compte rendu : https://press.un.org/fr/2025/pal2248.doc.htm
La Conférence intervient à un moment critique où une guerre dépasse les limites de l’imagination et de la conscience humaine, estime l’Égypte
“Nous sommes dans le langage de la force, dans un monde qui applique la loi des ‘deux poids, deux mesures’ alors que la communauté internationale reste silencieuse par crainte ou par intérêt”
(Ministre des affaires étrangères de l’Égypte)
La Conférence d’aujourd’hui est organisée pour aller plus loin : faire face aux causes profondes de la crise en officialisant la solution des deux États et arrêter l’occupation illégale qui ne peut qu’aggraver la haine dans la région et dans le monde.
Nous devons, a dit le Ministre des affaires étrangères de l’Égypte, parvenir à un cessez-le-feu permanent pour ouvrir la voie à de vraies discussions entre les parties. Dès que ce cessez-le-feu sera obtenu, l’Égypte, a promis le Ministre, va convoquer une conférence sur la reconstruction de Gaza et appuyer l’Autorité palestinienne pour qu’elle puisse assumer son rôle dans la bande et en Cisjordanie.
L’agression israélienne a prouvé deux choses : l’oppression militaire est un échec et la question de Palestine reste centrale au Moyen-Orient.
Il n’y a pas d’autre option qu’un État palestinien viable et indépendant. La reconnaissance d’un tel État n’est pas seulement une mesure symbolique. C’est une mesure pour stopper l’annexion et la destruction auxquels Israël s’emploie.
Le Ministre a salué la décision “courageuse” de la France de reconnaître l’État de Palestine et a préconisé les mesures suivantes :
Mettre un terme à l’agression contre Gaza et obtenir un cessez-le-feu ainsi qu’un accès humanitaire sans entrave ;
Appuyer l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ;
Appuyer l’unité du Territoire palestinien ;
Reconstruire Gaza ;
Mettre un terme aux violations systématiques commises par Israël ;
Créer une perspective politique et lancer un processus de négociation sur la solution des deux États.
Israël, a insisté le Ministre, doit se retirer du territoire occupé depuis le 4 juin 1967 et renoncer à ses mesures unilatérales contraires au droit international, au droit international humanitaire et aux résolutions du Conseil de sécurité.
Créer une nouvelle réalité sur le terrain est contraire à la solution des deux États. Pour nous, la coopération régionale est un rêve commun, a affirmé le Ministre.

