Exclusion du Hamas : l’Assemblée générale des Nations Unies approuve à une écrasante majorité la résolution sur les deux États

La résolution, présentée par la France et l’Arabie saoudite, a déjà été approuvée par la Ligue arabe et cosignée en juillet par 17 États membres de l’ONU.
L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi une résolution appelant à des « mesures concrètes, assorties de délais et irréversibles » en vue d’une solution à deux États. Cette mesure a reçu un large soutien : 142 pays ont voté pour, 10 contre et 12 abstentions.
La déclaration de sept pages est issue d’une conférence internationale tenue à l’ONU en juillet dernier, organisée par l’Arabie saoudite et la France mais boycottée par les États-Unis et Israël.
Parmi les 10 pays qui ont voté contre figuraient Israël, les États-Unis, l’Argentine, la Hongrie, la Micronésie, Nauru, Palaos, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay et les Tonga.
Source : Palestine Chronicle le 13 septembre 2025
Traduction par IA
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La déclaration place l’exclusion du mouvement de résistance palestinien Hamas au cœur de son dispositif. Elle appelle à la libération de tous les prisonniers, condamne les attentats du 7 octobre et exige que le Hamas abandonne le contrôle de Gaza et remette ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien international, dans le cadre du processus de construction d’un État palestinien.
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Elle soulève également la perspective d’une mission internationale temporaire de stabilisation sous mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, à la demande de l’Autorité palestinienne, pour soutenir les Palestiniens et transférer les responsabilités en matière de sécurité à l’AP.
« Nous avons soutenu le déploiement d’une mission internationale temporaire de stabilisation, à l’invitation de l’Autorité palestinienne, sous l’égide des Nations Unies et conformément aux principes de l’ONU, en s’appuyant sur les capacités existantes de l’ONU, qui sera mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU, avec un soutien régional et international approprié », peut-on lire dans le texte, qui ajoute :
« Nous avons salué la volonté exprimée par certains États membres de fournir des troupes ».
La résolution, présentée par la France et l’Arabie saoudite, a déjà été approuvée par la Ligue arabe et cosignée en juillet par 17 États membres de l’ONU, dont plusieurs pays arabes.
Les réactions ont été très partagées. Le vice-président de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Cheikh, a salué ce résultat, le qualifiant d’« étape importante vers la fin de l’occupation », affirmant que le vote « reflète la volonté internationale de soutenir les droits de notre peuple » et favorise l’objectif d’un État palestinien aux frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Les pays et organisations arabes et islamiques ont également salué cette décision, la qualifiant de nouvelle affirmation des droits des Palestiniens.
Israël a cependant rejeté catégoriquement la résolution. « Israël rejette catégoriquement la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies », a écrit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, sur X, la qualifiant de « honteuse » et qualifiant l’ONU de « cirque politique déconnecté de la réalité ».
Il a soutenu que la déclaration ignorait la responsabilité du Hamas dans la guerre en cours. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis jeudi : « Nous allons tenir notre promesse qu’il n’y aura pas d’État palestinien. »
Ce vote intervient avant un sommet de haut niveau prévu le 22 septembre à New York, coprésidé par la France et l’Arabie saoudite, où plusieurs pays – dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Portugal – devraient reconnaître officiellement un État palestinien. D’autres devraient suivre, ce qui est perçu comme une tentative d’accroître la pression sur Israël pour qu’il mette fin à sa guerre de près de deux ans à Gaza.
Selon la Déclaration de New York, « Gaza fait partie intégrante d’un État palestinien et doit être unifiée avec la Cisjordanie. Il ne doit y avoir ni occupation, ni siège, ni réduction territoriale, ni déplacement forcé. »
