Le fonds officiel de reconstruction de Gaza du Conseil de la paix de Trump est vide, selon une source

Le conseil d’administration est sans ambiguïté dirigé non seulement par les États-Unis, mais aussi par Trump personnellement, qui détient le dernier mot et peut rester en fonction après la fin de sa présidence.
Le Conseil de la paix du président américain Donald Trump ne dispose d’aucun fonds dans son fonds officiel de reconstruction de Gaza, malgré les promesses de milliards de dollars des pays membres, a déclaré mercredi à l’AFP une source proche du Conseil.
Trump a conçu ce conseil pour coordonner la reconstruction de Gaza, après qu’Israël et le Hamas aient convenu d’un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis en octobre, mettant fin à deux années de guerre dévastatrice.
Photo : Des Palestiniens marchent au milieu des décombres laissés par l’offensive aérienne et terrestre israélienne à Gaza, le 5 décembre 2025. Photo AP
Source : Euro News
https://www.euronews.com/2026/05/27/trump-board-of-peaces-official-gaza-reconstruction-fund-is-empty-source-says
Mais il a rapidement suscité des interrogations en envoyant de larges invitations, notamment au président russe Vladimir Poutine et à des pays très éloignés de la diplomatie traditionnelle au Moyen-Orient.
Depuis sa création, le fonds de ce conseil, administré par la Banque mondiale et approuvé par les Nations Unies, n’a reçu aucun financement de donateurs, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.
La source a indiqué que l’argent n’avait pas été déposé car le fonds était destiné à la phase de reconstruction et de développement, qui n’a pas encore été atteinte.
Les opérations militaires israéliennes à Gaza se sont poursuivies malgré le cessez-le-feu, et au moins 910 personnes ont été tuées depuis lors, selon le ministère de la Santé du territoire.
Israël conserve le contrôle de plus de 60 % de la bande de Gaza, y compris tous les points d’entrée et de sortie, tandis que la population est concentrée sur la côte.
Plus tôt mercredi, le journal Financial Times (FT) a rapporté que le conseil d’administration avait reçu des dons directement sur un compte JPMorgan, citant le porte-parole du conseil.
Le Financial Times a noté qu’il n’existe aucune « exigence de transparence indépendante » pour le compte de JPMorgan.
Les principales nations européennes ont boudé ce conseil, qui compte une forte présence de partenaires américains de longue date au Moyen-Orient, d’alliés idéologiques de Trump et de petits pays avides de l’attention de Trump.
Le conseil d’administration est sans ambiguïté dirigé non seulement par les États-Unis, mais aussi par Trump personnellement, qui détient le dernier mot et peut rester en fonction après la fin de sa présidence.
Trump avait précédemment déclaré que les États-Unis contribueraient à hauteur de 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) au conseil d’administration, tandis que le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis avaient chacun promis au moins 1 milliard de dollars.
Conformément à ses statuts, les membres du conseil d’administration doivent verser 1 milliard de dollars pour obtenir un siège permanent.
Une évaluation conjointe UE-ONU publiée en avril estimait que plus de 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) seraient nécessaires au cours de la prochaine décennie pour la reconstruction de Gaza, où l’ONU qualifie la situation humanitaire de « critique ».
