ONU : Israël doit libérer immédiatement les militants de la flottille pour Gaza

Publié le 08 May 2026 (traduit par IA)
GENÈVE – Dénonçant les attaques contre des civils cherchant à briser le siège de Gaza et à acheminer une aide humanitaire indispensable, des experts de l’ONU* ont exigé aujourd’hui la libération immédiate des militants de la flottille Global Sumud arrêtés et détenus illégalement dans les eaux internationales.
« Nous sommes profondément préoccupés par la capture dans les eaux internationales et les mauvais traitements signalés à l’encontre de ces militants », ont déclaré les experts.
« L’attaque contre une flottille civile engagée dans une mission pacifique et strictement humanitaire visant à livrer des biens de première nécessité au peuple palestinien est une preuve supplémentaire qu’Israël est déterminé à poursuivre sa politique génocidaire d’étouffement de la population de Gaza par tous les moyens nécessaires. »
Pour lire la suite : https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/05/israel-must-immediately-release-gaza-bound-flotilla-activists-say-un-experts
Le 29 avril, dans les eaux internationales à 500 milles nautiques des côtes d’Israël, les forces israéliennes ont intercepté illégalement 22 bateaux transportant de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza assiégée et ont détenu 180 civils.
« Ces actions constituent une violation flagrante du droit international, y compris de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer », ont déclaré les experts. « Bien que la flottille se trouvât dans leur zone de recherche et de sauvetage, les garde-côtes grecs n’ont pas répondu aux demandes répétées d’assistance de l’équipage de la flottille et ont laissé les forces israéliennes intervenir. »
« La facilité avec laquelle Israël a mené ces actions est alarmante et soulève des questions quant à la possible complicité des gouvernements européens », ont ajouté les experts.
Un navire a été volontairement saboté, dit-on, et laissé à la dérive avec ses passagers à bord.
Les personnes détenues ont ensuite été relâchées en Crète, et au moins 35 d’entre elles ont déclaré avoir subi des mauvais traitements graves et des agressions sexuelles, qui pourraient équivaloir à de la torture ainsi qu’à des traitements inhumains et dégradants. Par ailleurs, Thiago Ávila, ressortissant brésilien, et Saif Abu Keshek, ressortissant hispano-suédois, ont été transférés illégalement en Israël, où ils sont détenus arbitrairement, apparemment à l’isolement et dans des conditions difficiles. Ils ont entamé une grève de la faim pour protester, ont indiqué les experts.
« Leur détention est illégale tant au regard des circonstances de leur arrestation que des chefs d’accusation retenus contre eux. »
Les experts se disent particulièrement préoccupés par les conditions brutales imposées de longue date aux détenus palestiniens. Plus de 9 000 Palestiniens sont actuellement détenus par les forces israéliennes dans des conditions qui équivalent à de la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Ils ont exhorté à la libération immédiate de toutes les personnes arbitrairement détenues.
Les experts ont rappelé le contexte plus large et désespéré de Gaza dans lequel l’attaque contre la flottille a eu lieu.
« En tant que partie à la quatrième Convention de Genève, Israël doit autoriser et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux habitants de Gaza. Faire mourir de faim des civils comme méthode de guerre est illégal », ont déclaré les experts.
Ils ont appelé les États à condamner sans réserve les attaques contre des navires civils, à prendre des mesures urgentes pour libérer les personnes détenues illégalement et à faire en sorte qu’Israël répare ses violations.
« Lorsque la communauté internationale n’a pas su assurer l’acheminement des fournitures humanitaires, la société civile mondiale a pris les devants », ont déclaré les experts. « Les États devraient prendre les mesures nécessaires pour prévenir le génocide et soutenir tous les efforts visant à acheminer l’aide à la population palestinienne. »
*The experts :
Francesca Albanese, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian territory occupied since 1967
Reem Alsalem, Special Rapporteur on violence against women and girls, its causes and consequences
George Katrougalos, Independent Expert on the promotion of a democratic and equitable international order
Koldo Casla, Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to non-discrimination in this context
Ashwini K.P., Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance
Katarina Schwarz, Special Rapporteur on contemporary forms of slavery and trafficking in persons
Astrid Puentes Riaño, Special Rapporteur on the human right to a clean, healthy and sustainable environment
Pedro Arrojo-Agudo, Special Rapporteur on the human rights to safe drinking water and sanitation
Sofía Monsalve Suárez, Special Rapporteur on the right to food
Gina Romero, Special Rapporteur on the rights to freedom of peaceful assembly and of association
Siobhán Mullally, Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children
Elena Carolina Díaz Galán, Special Rapporteur on extreme poverty and human rights
Paula Gaviria Betancur, Special Rapporteur on the human rights of internally displaced persons
Andrea Bolaños Vargas, Special Rapporteur on the situation of human rights defenders
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