Samedi 28 mars, manifestation « Journée de la Terre » à Marseille

lundi 30 mars 2026

Mille Bravos et mille mercis à toutes et tous car nous avons répondu "présent" pour marcher pour la Palestine, pour les palestiniens et pour les palestiniennes !

Plus de 3000 personnes ont défilé de la Place de la Joliette au Palais de justice ce samedi 28 mars, pour la journée de la terre, mais aussi contre la guerre, contre la colonisation, contre l’occupation, contre l’apartheid et contre le blocus de Gaza.

Les groupes locaux régionaux de l’AFPS, dont AFPS - Palestine 13, ont préparé cette manifestation avec plusieurs collectifs de militants marseillais qui ont largement contribué à ce succès.

Ci-dessous l’intervention de Marité pour l’AFPS :

Depuis plus d’un siècle, les Palestiniens sont victimes d’une entreprise coloniale de remplacement qui n’a jamais cessé.

Il y a cinquante ans, le 30 mars 1976, Israël réprimait dans le sang une manifestation de Palestiniens qui protestaient contre le vol de leurs terres en Galilée. L’armée tira sur la foule et 6 palestiniens furent assassinés .

Cette date est devenue la journée de la terre, une journée de lutte et de manifestation, pour les Palestiniens, en territoire occupé depuis 1967, dans les camps de réfugiés et dans le monde pour refuser la colonisation, le vol des terres, dénoncer l’expulsion massive de 1947-1948, le nettoyage ethnique et l’instauration de l’apartheid israélien.

Depuis deux ans et demi, cette journée prend une signification toute particulière car l’expulsion massive a pris la forme du génocide et le vol des terre ne cesse de s’amplifier. C’est l’effacement du peuple palestinien que vise Israël.

Cela est rendu possible parce que les alliés d’Israël dont la France et l’Union Européenne, à l’exception de l’Espagne, continuent de lui accorder une impunité totale. Ces États préfèrent se rendre complices des crimes plutôt que d’imposer l’application du droit international à Israël en prenant notamment les mesures prévues dans la résolution votée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 18 septembre 2024, comme l’arrêt du commerce des armes ou l’interdiction des produits des colonies. L’Union Européenne doit suspendre l’accord de libre association qui la lie à Israël.

Ces états répriment, en outre, les voix qui critiquent la politique mortifère du gouvernement Israélien.

C’est le cas en France, où la proposition de loi Yadan, particulièrement dangereuse pour nos libertés, doit être massivement rejetée par les député.es. Cette répression doit cesser.

Aujourd’hui nous célébrons cette journée de la terre. Nous sommes réunis pour affirmer, unitairement, notre solidarité avec le peuple palestinien :

• pour la défense de ses droits sur la base du droit international
• Pour son autodétermination
• Pour un cessez le feu définitif
• Pour la fin du génocide
• Pour la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid
• Pour des sanctions contre Israël.

Ci-dessous l’intervention de Juliette pour BDS à propos de ZIM :

Je parle au nom de la campagne BDS France pour expliquer pourquoi nous sommes ici devant les bureaux de l’entreprise ZIM et pourquoi nous demandons que les bateaux de cette entreprise n’aient plus accès aux eaux territoriales de la France.

Qui est ZIM en 3 points :
• L’entreprise ZIM a été fondée en 1945 par l’Agence juive, la Fédération syndicale Histadrout et la Ligue maritime israélienne. La première immigration en masse des Juifs vers la Palestine en 1948, imposée au peuple palestinien, a été prise en charge par ZIM.
Zim fournit depuis sa création aux milices sionistes puis au régime israélien le matériel permettant la mise en œuvre du nettoyage ethnique, de l’occupation illégale, du système d’apartheid et aujourd’hui du génocide en Palestine
• ZIM est totalement soumise aux ordres d’Israël puisqu’elle est tenue de permettre à l’État israélien d’accéder à 11 navires de sa flotte « en cas d’urgence ou pour des raisons de sécurité nationale ». 
• En octobre 2023, alors que le génocide à Gaza s’intensifiait, le PDG de ZIM, Eli Glickman, a ouvertement déclaré le soutien de ZIM aux opérations militaires israéliennes à Gaza. Il a annoncé que ZIM mettrait tous ses navires et toutes ses infrastructures à la disposition d’Israël.

Pourquoi ZIM ne doit pas avoir accès à nos ports en 3 points :
• La France a engagé sa responsabilité légale internationale en ratifiant les conventions internationales, notamment celle de Genève pour prévenir le Génocide et le Traité du commerce des armes. Elle doit interdire tout transfert, transbordement, courtage, vente d’armes à un pays qui est « soupçonné » de commettre des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité dont le génocide. La CIJ, affirme qu’Israël commet ces crimes-là. Plus encore, il commet des crimes d’annexions illégales, tortures, viols et déshumanisation des prisonniers palestiniens.
• Selon l’article 19 paragraphe 1 de la CNUDM, convention des Nations-Unies du Droit de la Mer, le passage de bateaux est considéré comme non innocent lorsqu’il porte atteinte à la paix, au bon ordre ou à la sécurité de l’État côtier et lorsqu’il est jugé contraire à d’autres règles du droit international, y compris lorsqu’un navire aide ou facilite les violations des obligations en matière de droits humains. C’est le cas de ZIM.
• ZIM est poursuivi par des ONG belges pour plusieurs crimes, dont le transport de plus de 246 tonnes de munitions uniquement de Hambourg via le port d’Anvers, parfois sans licences de transport, et de graves violations du Traité de commerce des armes.

TOUS ENSEMBLE POUR LA PALESTINE !


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