Khalida Jarrar à propos des prisonnières, de la résistance par l’éducation et de la libération

dimanche 26 juin 2022

Khalida Jarrar a été directrice de l’Association Addameer de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme pendant une bonne dizaine d’années. En 2006, elle a été élue membre du Conseil législatif palestinien (CLP), où elle a dirigé la Commission des prisonniers tout en jouant un rôle actif dans la formulation de la requête adressée par la Palestine à la Cour pénale internationale. Elle a gagné la notoriété en refusant d’obtempérer à une ordonnance militaire israélienne concernant son transfert de force à Ariha (Jéricho) en 2014, et en organisant des protestations au QG du CLP.

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Son acte de résistance lui coûta très cher : elle fut arrêtée à quatre reprises par les forces d’occupation israéliennes et passa 63 mois en prison, dont une grande partie en détention administrative, c’est-à-dire sans avoir été accusée de quoi que ce soit. Lors de sa dernière arrestation, en 2019, Khalida fut condamnée à passer deux ans dans une prison israélienne en raison de son travail politique. En juillet 2021, sa fille cadette, Suha Jarrar, est décédée. En dépit de l’indignation internationale, les Services carcéraux israéliens (IPS) ont refusé d’accorder à Khalida Jarrar sa libération temporaire pour des raisons humanitaires.

Alors qu’elle était en prison, Khalida assurait des tâches d’enseignement au profit de ses compagnes de prison, lançant des programmes éducatifs secondaires et postsecondaires, introduisant clandestinement des textes sur les sujets traités et se chargeant même de ses propres études.

Depuis sa libération en septembre 2021, Khalida Jarrar a assumé un poste de chercheuse à l’Institut Muwatin pour la démocratie et les droits humains à l’Université de Birzeit, où elle entreprend actuellement un projet de recherche fondamentales sur le thème des prisonnières palestiniennes.

Dans cette interview, Ayah Kutmah, boursière de recherche invitée à l’Institut Muwatin pour la démocratie et les droits humains à l’Université de Birzeit, s’est entretenue avec Khalida à propos de son projet, des contributions qu’elle espère transmettre, de la prison et de l’enseignement et de la création d’un cadre éducatif libérateur.

L’interview a été réalisée en arabe à l’Institut Muwatin de l’Université de Birzeit University. Elle a été retranscrite ensuite, traduite en anglais et publiée dans une version clarifiée et raccourcie. La présente traduction en français provient du texte anglais de l’interview.

Pouvez-vous en dire plus sur votre projet ? Quand a-t-il commencé à germer ?

Lire l’interview ICI.



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