La Palestine sur scène est le dernier ouvrage...

lundi 11 juillet 2022

La Palestine sur scène est le dernier ouvrage de Najla Nakhlé-Cerruti, qui a consacré sa thèse et de longues années de terrain au théâtre palestinien contemporain. Elle réalise là un véritable état des lieux d’un patrimoine culturel toujours vivant et dynamique. Toujours résistant.

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Dans L’individu au centre de la scène, publié en octobre 2020 aux Presses de l’Ifpo, Najla Nakhlé-Cerruti faisait connaître trois pièces et trois auteurs palestiniens majeurs : Dans l’ombre du martyr de François Abou Salem, fondateur du Théâtre national palestinien de Jérusalem, El-Hakawati, Le Temps parallèle de Bashar Murkus, directeur du théâtre Khashabi de Haïfa, premier dramaturge palestinien à être programmé dans le "in" du festival d’Avignon en 2021, et Taha d’Amer Hlehel, également installé à Haïfa. Les trois textes, dans leur version bilingue, étaient accompagnés d’éléments d’analyse les situant dans leur contexte et éclairant les difficultés de la création palestinienne sous domination israélienne.

Agrégée d’arabe, docteure en littératures et civilisations de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Najla Nakhlé-Cerruti a consacré sa thèse et une ample étude de terrain de 2006 à 2016 au théâtre palestinien contemporain. La Palestine sur scène est la somme de ce travail rigoureux qui vient compléter son premier ouvrage, combler la difficulté de répertorier le patrimoine théâtral palestinien et donner une visibilité à des pratiques dynamiques, complexes et variées, peu documentées et archivées. Du fait de l’occupation israélienne et de sa tentative d’annihiler la culture palestinienne, mais aussi parce que les créateurs eux-mêmes sous-estiment ou ignorent leur propre activité.
« Théâtre arabe » ou « théâtre en arabe »

Comme dans l’ensemble du monde arabe, les pièces sont la plupart du temps jouées, parfois écrites a posteriori, rarement publiées. Elles s’inscrivent, avec leur singularité, dans le vaste ensemble appelé « monde arabe » et la diversité des sociétés qui le constituent et pour lesquels Najla Nakhlé-Cerruti revendique l’expression de « théâtre en arabe » plutôt que « théâtre arabe » qui rend mieux compte des problématiques de création et de production, du rapport à la langue dialectale ou classique.

L’autrice revient sur l’importance des trois auteurs déjà présentés dans L’individu au centre de la scène. François Abou Salem, né en 1941 et qui se donna la mort en 2011, fut le premier à professionnaliser le théâtre palestinien et à le faire entrer sur la scène internationale. À sa suite, Adel Hakim, directeur du Théâtre des quartiers d’Ivry, organisa le jumelage et la tournée d’El-Hakawati, dont une Antigone mémorable remportera le prix du syndicat de la critique en 2012.


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